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Pat O'Neill (28/09/2004, 12h55)


@+
P.
Jade (28/09/2004, 13h38)
>

C'EST QUI ELLE ???

Et oui PAT, ton pire cauchemar revient, pour le meilleur ou pour le pire...
Pat O'Neill (28/09/2004, 13h52)
"Jade" <Jade> a écrit dans le message de news:
BD7F19D0.1F478%Jade...
| Et oui PAT, ton pire cauchemar revient, pour le meilleur ou pour le
pire...

Jade mon amour,

Je sais que l'avocat nous a conseillé de ne pas nous parler pendant quelques
temps, de laisser passer la colère, les rancoeurs, mais je ne peux plus
tenir. L'autre jour, après notre dernière engueulade, j'avais juré de ne
plus t'adresser la parole. Mais c'était juste le petit garçon blessé dans
son estime de soi qui parlait en moi. Je voulais te voir revenir vers moi en
rampant, en me suppliant. Mon amour-propre l'exigeait. Mais aujourd'hui, je
mesure tout ce que me coûte ce stupide orgueil. J'en ai assez de prétendre
que tu ne me manques pas. Je me fous de savoir qui fait le premier pas, du
moment que quelqu'un le fait et je le fais sans hésiter. Je n'ai plus honte
de paraître faible. Il est temps que nous laissions nos cours parler
sincèrement, haut et fort. Aussi fort que nous avons pu être blessés. Et
aujourd'hui mon cour me dit une chose clairement : « Il n'y a personne
comme toi, Jade. Je t'aime. »

Je te cherche dans les yeux, dans les seins de toutes les femmes que je
vois, mais elles ne sont pas toi. Elles ne s'en approchent même pas. Il y a
deux semaines, j'ai rencontré cette fille dans notre bar préféré (tu te
souviens, notre bar ?). Je l'ai ramenée à la maison. Je ne dis pas ça pour
te blesser, mais pour te faire mesurer le profond désarroi dans lequel je
suis plongé depuis ton départ. Elle était jeune, 19 ans peut-être, avec un
de ces corps absolument parfaits, une grâce, que seule la jeunesse, et sans
doute la pratique de la danse, ou du patinage artistique dans l'enfance
peuvent engendrer. Un corps parfait, je veux dire : ventre plat, longues
jambes, seins incroyables, un cul ... Une fille comme tout homme en rêve.
Mais assis là, sur notre canapé, pendant qu'elle me suçait, je me disais : «
Qu'est-ce qu'un corps parfait ? Une illusion bien vite effacée, fanée ; ce
n'est que la surface des choses. Qu'est-ce qu'un corps parfait apporte ?
Est-ce qu'elle est meilleure au lit pour autant ? » Bon ... en fait ... dans
ce cas, oui. Mais tu vois ce que je veux dire : est-ce que ça en fait une
personne meilleure ?

Est-ce qu'elle a une âme plus belle que ma modérément parfaite Jade ? J'en
doute. Et je réalise que je ne m'étais jamais posé la question avant. Je ne
sais pas, peut-être que je deviens adulte. Plus tard, après que je lui ai
balancé ma sauce, je me suis retrouvé à me demander : « Pourquoi, ai-je
cette sensation de vide ? » Ce n'était pas seulement sa technique impeccable
pour vous extraire jusqu'à le dernière goutte, son insatiable faim de sexe,
non, il y avait autre chose. Pourquoi ce sentiment d'incomplétude ? Et d'un
coup, ça m'a frappé : tu n'étais pas là pour nous regarder. Tu comprends ce
que je veux dire ; les choses n'ont pas la même saveur sans toi, ma chérie.
Bon Dieu, Jade, je deviens fou sans toi. Et tout ce que je fais me rappelle
ton souvenir.

Tu te souviens de Carole, cette mère célibataire que nousavons rencontré
l'hiver dernier à Avoriaz et qui habite derrière chez nous ?
Eh bien, l'autre soir, elle débarque avec un plat de lasagnes qu'elle avait
préparées. Elle me dit qu'elle pense que je ne me nourris sans doute pas
correctement sans femme. Je ne me suis pas douté une seconde de ce qu'elle
voulait vraiment, bref ... Toujours est-il que nous avons bu deux-trois
verres de vin et sans que j'ai le temps de voir venir le coup, on s'est
retrouvé au lit, dans notre bon vieux lit !
Et cette femme là, crois moi, c'est une vraie tornade. Elle m'a tout fait,
tout fait faire, comme ces femmes libérées savent le faire quand elles n'ont
ni peur d'un châtiment divin, ni peur que les enfants dans la chambre à côté
entendent ...
Tu vois ce que je veux dire ? Et tout d'un coup, elle remarque la grande
glace de ta grand-mère, sur la commode. Elle va la chercher, la pose par
terre et nous allons nous mettre à quatre pattes au-dessus, pour bien nous
voir. C'était chaud, je peux te le dire, mais je me sentais triste en même
temps. Je ne pouvais en effet pas m'empêcher de penser : « Pourquoi Jade,
n'a-t-elle jamais pensé à mettre cette glace par terre ? On a cette glace
depuis quoi ? 14 ans ? Et jamais ... jamais on ne l'a utilisé comme
accessoire à des fins sexuelles ! ».
Tu vois ce que je veux dire, là encore ? Qu'est devenue notre
spontanéité ? On se perd tant dans le train-train quotidien du mariage que
l'on perd de vue ce qui pourrait nous exciter, pimenter notre vie. Et on
finit par se perdre tout court. C'est le plus triste, pour moi. Mais je
crois que l'on peut faire marche-arrière. Je sais qu'on le peut,
parce que j'aimerais tant refaire l'amour avec toi.

Samedi dernier, ta sour est passée avec le courrier de ton avocat. Tu sais,
Julie est encore une gamine mais elle a la tête sur les épaules. On est un
peu devenus amis pendant cette période douloureuse. Elle m'a beaucoup aidé.
Elle m'a donné beaucoup de conseils à ton sujet et à propos des femmes en
général, comment s'y prendre, enfin, tu vois, ce genre de chose ... Elle
essaye vraiment de tout faire pour qu'on se remette ensemble, Jade, elle
fait vraiment tout ce qu'elle peut. Par exemple, alors que nous étions en
train de siroter une vodka-orange dans la baignoire et de parler du bon
vieux temps ou toi et moi nous étions si proches, voilà que je regarde cette
gamine, qui a à peu près les mêmes gènes que toi (avec, soyons franc, une
part plus importante de gène-sexe) et je suis frappé de voir comme elle te
ressemble, quand tu avais 18 ans. Et j'en pleure presque. Et peu après, je
découvre que Julie est folle de sexe anal et ça me fait penser au nombre de
fois que je t'ai demandé, supplié même, d'essayer au moins. Tu n'as jamais
voulu et ça a sûrement accru l'amertume qui s'est développée entre nous. Tu
te rends compte, que même pendant que je m'enfonce dans l'étroit fourreau
tiède de ta soeur je pense à toi ? Tu réalises à quel point tu comptes pour
moi ? C'est la vérité, mon ange. Au fond de ton cour, je sais que tu le
sens.

Tu ne crois pas que tout peut recommencer entre nous ? Effacer les vieilles
querelles, faire table rase du passé ? Je sais que c'est possible. Je suis
sûr que si tu acceptais que nous fassions un essai, je n'aurais pas besoin
de te presser trop, tu craquerais, comme moi. Qui souhaite souffrir comme
nous souffrons maintenant ? Ça nous détruit. Je ne peux pas me passer de
toi, Jade. Je t'aime, tu sais que je t'aime. Donne nous une autre chance.
Ton mari qui t'aime, qui ne peut vivre sans toi.

Pat
Jade (28/09/2004, 14h19)
> Je sais que l'avocat nous a conseillé de ne pas nous parler pendant quelques
> temps, de laisser passer la colère, les rancoeurs, mais je ne peux plus
> tenir...
> C'est la vérité, mon ange. Au fond de ton coeur, je sais que tu le
> sens...


Ben oui, c'est DUR non...??
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