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Sébastien de Mapias (09/02/2009, 12h07)
Bonjour,

Le processus pathologique qui consiste à inverser les choses, les
vérités,
fait-il l'objet d'une étude en soi ? J'ai un peu essayé de chercher
(quelques
encyclopédies/dictionnaires en ligne, mon Universalis...), mais si je
trouve
toutes sortes de matières où il est question d'inversion (en chimie,
en
mathématiques...), par contre que dalle en psychologie ou psychiatrie.
Pourtant on ne compte plus les discours où le raisonnement est victime
de telles discordances.

Est-ce peut-être parce que ce délire fait systématiquement partie
d'une
(ou d'autres) pathologie(s) plus générale(s), dont il ne serait qu'un
des
aspects ?

Bref n'existe-t-il aucun ouvrage où ce processus est analysé en
profondeur ?

Merci.
Seb
ISIDORE (09/02/2009, 17h13)
Sébastien de Mapias a exposé le 09/02/2009 :
[..]
> profondeur ?
> Merci.
> Seb


c'est ma spécialité, et je n'ai pas d'explication non plus.

un océan dans une goutte d'eau.
l'homme a créé dieu.
qui s'assemblent se ressemblent.
faire de la clinique à partir de la théorie.

:-)

xpost raccoleur et retour ici.
Jacques_Lavau (09/02/2009, 17h35)
Sébastien de Mapias a écrit :
[..]
> aspects ?
> Bref n'existe-t-il aucun ouvrage où ce processus est analysé en
> profondeur ?


Histoire de Joseph : la femme de Putiphar.
Isla Kul XII (10/02/2009, 12h55)
"Sébastien de Mapias" <sglrigaud> a écrit dans le message de news:
1f9314c1-0053-4afc-810b-9ad8748b5a87...

>Bonjour,
>Le processus pathologique qui consiste à inverser les choses,
>les vérités, fait-il l'objet d'une étude en soi ?
>[...]


Peut-être avec le terme "projection" ?
)

>Pourtant on ne compte plus les discours où le raisonnement
>est victime de telles discordances.


Il y a aussi les réductions de dissonnance cognitive.

Et des biais cognitifs


>Est-ce peut-être parce que ce délire fait systématiquement
>partie d'une (ou d'autres) pathologie(s) plus générale(s),
>dont il ne serait qu'un des aspects ?


Attention: une erreur communément partagée par les membres
d'une société n'est pas un délire !

>Bref n'existe-t-il aucun ouvrage où ce processus
>est analysé en profondeur ?


Vous semblez envisager plusieurs choses:
- un mode de pensée particulier, ou une erreur de raisonnement
commune;
- un mode d'argumentation par lequel on fait avaler des couleuvres
à ses auditeurs (une famille de sophismes);
- une pathologie mentale gravissime.
Assimiler des phénomènes aussi différents conduirait
à des sophismes aussi graves que ceux que vous semblez
vouloir étudier ou combattre.

Isla
Sébastien de Mapias (10/02/2009, 13h18)
> Attention: une erreur communément partagée par les membres
> d'une société n'est pas un délire ! Je ne parle pas d'attitude collective, mais bien individuelle.


> Assimiler des phénomènes aussi différents conduirait
> à des sophismes aussi graves que ceux que vous semblez
> vouloir étudier ou combattre.

Pour expliciter je vais prendre un exemple bien énormissime:
Adolf Hitler s'est suicidé honnêtement convaincu que "les
Juifs" avaient déclenché la guerre dans le but de rayer
l'Allemagne de la carte. Dans son cas c'est un signe
évident de paranoïa, mais d'autres cas d'inversion ne me
semblent pas liés à cette pathologie (par ex. parents qui
prennent la défense de l'enfant préféré au sein de leur
progéniture et accusent les autres frères/soeurs d'en faire
un bouc émissaire alors qu'il a tj été LE favori et qu'il est
en même temps le plus impatient de voir décéder père et
mère pour récupérer sa part d'héritage !)...
Jacques_Lavau (10/02/2009, 13h42)
Isla Kul XII a écrit :
> "Sébastien de Mapias" <sglrigaud> a écrit dans le message de news:
>> Est-ce peut-être parce que ce délire fait systématiquement
>> partie d'une (ou d'autres) pathologie(s) plus générale(s),
>> dont il ne serait qu'un des aspects ?

> Attention: une erreur communément partagée par les membres
> d'une société n'est pas un délire !


Le DSM est de ton avis, moi pas.
Cf. Immaturité scientifique de l'institution psychiatrique :


Citation :
Un peu plus de recherche dans ces textes de référence nous révèle que la
lâcheté sociale est un des grands principes organisateurs du DSM, comme
du reste de la majorité des manuels de psychiatrie. Prenons l'exemple
des troubles de conversion (encore appelés hystérie), pages 531 à 538
dans la traduction Masson du DSM. Pages 533-534 : "Il ne faut pas porter
un diagnostic de Trouble de conversion si le symptôme correspond en tous
points à un comportement ou à une expérience culturellement déterminés.
Ainsi des "visions" ou des "envoûtements", comme il en existe dans
certains rituels religieux, où ces comportements sont encouragés et
attendus, ne justifient pas un diagnostic de Trouble de conversion, sauf
si le symptôme va nettement au-delà de ce qui est attendu dans ce
contexte... Dans l'hystérie épidémique, un groupe limité d'individus
partage les mêmes symptômes après exposition à un facteur précipitant
commun."

En clair : n'est malade qu'un isolé social. Tout groupe malade, ayant la
puissance des groupes de pression au Congrès, et la puissance des fusils
à lunettes, cesse automatiquement d'être considéré comme malade. Groupez
une secte ou une église autour de vous, et vous cessez automatiquement
d'être malade mental : vous devenez une puissance avec qui il faut
compter... Si vous élaborez un délire qui vous est personnel, voire une
recherche qui est minoritaire, ou qui dérange le Prince, alors vous êtes
fou. Tandis que si vous empruntez un délire prêt à porter, alors vous
êtes juste "adapté", voire "normal"... Ainsi fonctionne la lâcheté
sociale du carriériste.

Fin de citation.

Toujours selon le critère de la lâcheté du carriériste, Ron L. Hubbard
serait resté étiqueté schizophrène paranoïde s'il n'avait pas créé une
puissante secte autour de ses délires.

Ron L. Hubbard se convainc d'être un autre envoyé d'Allah, à


Original en anglais, par Gerry Armstrong :


Quelques autres citations, mais en anglais :






Le diagnostic de schizophrénie paranoïde posé par le psychiatre suédois,
c'est bien, mais ça ne résout rien du problème du contage.
Ce schizophrène paranoïde a fondé une secte puissante, qui pose un
sérieux problème de santé mentale publique, sans parler des issues
médico-légales, avec incarcérations et mises à mort des dissidents.

Le problème du contage de la maladie mentale est le point aveugle de la
formation et de l'encadrement idéologique des psychiatres. D'où leur
totale incapacité à énoncer ni encadrer une politique de prévention en
matière de santé mentale publique.

Un pervers paranoïaque décrit par lui-même :
Jacques_Lavau (10/02/2009, 15h09)
Sébastien de Mapias a écrit :
[..]
> un bouc émissaire alors qu'il a tj été LE favori et qu'il est
> en même temps le plus impatient de voir décéder père et
> mère pour récupérer sa part d'héritage !)...


Une étude intéressante, qui a l'avantage de servir aussi bien du côté
psychosocial que du côté de la pathologie individuelle, est celle de la
demande en faux, du marché de la falsification.

Il y a des gens qui passent leur vie à répondre au marché de la
falsification. Ils ont le don de sentir ces demandes, et de monnayer
leur réponse à cette demande.

Dans la fratrie biaisée que vous avez décrite, le favori est un pervers.
Mais vous n'avez pas décrit de quelle façon il a été corrompu pour en
faire un pervers. Le contage vous a échappé, jusqu'à présent.
Sébastien de Mapias (10/02/2009, 16h08)
Dé qu'ez oquo, le "contage" ?? (je trouve "agent matériel qui
transmet
une infection" sur atilf.fr)
Jacques_Lavau (10/02/2009, 18h55)
Sébastien de Mapias a écrit :
> Dé qu'ez aquo, le "contage" ?? (je trouve "agent matériel qui
> transmet
> une infection" sur atilf.fr)
>> faire un pervers. Le contage vous a échappé, jusqu'à présent.


Exact. Tu connaissais déjà l'adjectif qui en est dérivé : contagieux.

Les pasteuriens ont remporté plusieurs des plus grandes victoire de la
médecine, en identifiant l'agent du contage, un microbe, en maîtrisant
sa biologie et un ou plusieurs moyens de juguler cet agent contagieux.

En psychopathologie, nous demeurons largement à l'ère pré-pasteurienne.
Tout se passe comme s'il était dangereux pour la carrière, d'identifier
les agents de contage. Du coup, zéro pour une politique de prévention,
nous sommes condamnés à l'impuissance obligatoire en matière de santé
mentale.
Pour le plus grand profit de l'industrie pharmaceutique, du reste.




Donc pour revenir à cette fratrie biaisée, le frère qui se conduit en
pervers, qui parasite l'entendement de ses parents, il n'est pas tombé
du ciel tout pervers. Il y a forcément quelque causalité dans sa genèse
de pervers, quelque contage depuis un noyau de déni de la réalité (=
psychotique) chez un ou deux de ces parents, ou d'un oncle, d'une tante,
ou d'un grand-parent qui a acheté et corrompu cet enfant. Voilà ce que
je désigne par contage transgénérationnel. J'en ai suffisamment vu, pour
me permettre de ne plus obéir aux ordres de déni de la réalité à ce
sujet.
Guy-Noël Armatol (10/02/2009, 21h07)
Galimatias

"Sébastien de Mapias" <sglrigaud> a écrit dans le message de
news:5a87
Bonjour,

Le processus pathologique qui consiste à inverser les choses, les
vérités,
fait-il l'objet d'une étude en soi ? J'ai un peu essayé de chercher
(quelques
encyclopédies/dictionnaires en ligne, mon Universalis...), mais si je
trouve
toutes sortes de matières où il est question d'inversion (en chimie,
en
mathématiques...), par contre que dalle en psychologie ou psychiatrie.
Pourtant on ne compte plus les discours où le raisonnement est victime
de telles discordances.

Est-ce peut-être parce que ce délire fait systématiquement partie
d'une
(ou d'autres) pathologie(s) plus générale(s), dont il ne serait qu'un
des
aspects ?

Bref n'existe-t-il aucun ouvrage où ce processus est analysé en
profondeur ?

Merci.
Seb
burche623 (30/11/2019, 14h46)
Le lundi 9 février 2009 11:07:07 UTC+1, Sébastien de Mapias a écrit :
[..]
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