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lisztfr (10/10/2009, 00h44)
Pourquoi se convertir à la religion, à une religion ? Car sinon, qui
croire, à quoi se raccrocher ? Dans un océan de mensonge, à part les
maths, il ne reste que la religion. A chacun sa folie, et tout sera
joué. Tout est faux ici, car l'instabilité politique rend chacun
instable y compris dans ses rêve, et ses relations intimes...

La rationalité aujourd'hui est inutile. Disons qu'elle est
insuffisante, et je prône un retour à la religion où à la folie
personnelle, peu importe, pourvu qu'on s'oppose à cette soit-disante
réalité-artefact.

Il est très utile de s'opposer au troupeau, par tous les moyens. Ne
pas être comme les autres et ne pas être comme on l'attend.

L'art, la musique, peinture ne se rapportent jamais au soi, au "Je"
comme dirait Kirkegaarde dans son traité sur la communication, où
alors de façon indirecte et en tant que consommateur plus ou moins
passif. Même de la psychanalyse, il ne faut rien attendre, ni du
prozac, ni de l'opium, etc; ni de l'amour.

Il faut enfin regarder non pas l'indexe, comme l'imbécile que chacun
est, mais... vers quoi il pointe... Il y a quelques "pointeurs" chez
Leonard da Vinci, et tout l'Art pointe vers la même direction, y
compris la musique... vers le haut. Or nous avons voulu anéantir la
communication avec le haut, sans nous rendre compte que... ça allait
nous manquer.

Les derniers siècles ont tenté de nous affranchir, non pas en vain,
mais en pure perte... le résultat est un monde qui ne s'est ni
amélioré ni détérioré. On se croit plus malin... et pourtant on n'a
rien gagné. Le monde est au bord du gouffre.

A condition que la religion ne devienne pas à nouveau un mécanisme
d'agrégation et d'abrutissement de masses, (une secte)... il faudrait
l'appeler isolation au lieu de religion. Ma religion ne regarde
personne, à partir du moment ou l'on en fait du collectif c'est
dégoûtant. On ne doit pas adorer le même dieu, (ni adorer quoique ce
soit) d'où le malentendu. Comme disait Kafka, - et si Dieu n'était
qu'un couteau de poche rendu différent pour chacun au fil du temps,
par l'usure, et de l'usage qu'on en fait ?

Dans Matrix 2, Smith demande à Néo pourquoi il continue. Réponse :
"Parce que je le décide", réponse bien cartésienne, je pense, donc je
suis... Ergo sum, le libre arbitre décide, puissance du sujet,
illusion déjà longtemps balayée...

"Parce qu'on le décide" ça n'a jamais marché. Les circuits neuronaux
affectifs ne peuvent pas se changer aussi facilement, à juste titre.
Chacun doit persévérer dans son être... (voir les circuits K dans
Goedel, Escher, Bach)

On a beau décider, réaliser est impossible.

La distinction entre folie et raison est bien ténue. Vous trouvez
telle musique belle, alors qu'elle ne l'est pas, les sons ne sont que
du bruit. Il n'y a rien à trouver beau ou laid. Vous êtes fou en fait
car sinon on ne peut pas vivre. Les machines ne sont pas folles, c'est
tout. Le reste.. tout le monde fait comme s'il lui restait l'éternité
à vivre alors que les années sont comptées, vous trouvez ça vivable?
Non ça ne l'est pas. Sans être fou, on ne peut pas vivre. On ne peut
pas se réveiller du rêve rêvé par la vie, comme dit Nietzsche quelque
part... Sachant que tout le monde est fou, autant se choisir une folie
utile...Lorsqu'on lit Kirkegaard il en ressort le sentiment d'une
certaine force.

Le Surhomme, existentiel, avec sa morale tout juste hédoniste, Sartre
ou Hitler, on a vu ce que ça a donné, et sinon on l'attend encore,
comme Godot. Avec aucune idée en poche, il ne risquait pas d'aller
bien loin, c'était juste un avatar des Lumières vernis d'un soupçon de
pré-psychanalyse Shopenhauerienne etc, hégeloconneries, tout ce qu'ils
ont essayé de nous concocter après un prétendu crépuscule des idoles,
toute cette Aufklaerung qui nous a foutu là ou nous sommes, laissant
le sujet totalement désemparé et désespéré...

L
jmB (10/10/2009, 02h44)
lisztfr a écrit :
[..]
> le sujet totalement désemparé et désespéré...
> L
> ma réponse....prout.


pourquoi...? dieu est évanesent.

péter c'est croire en dieu.
RVG (10/10/2009, 05h17)
jmB a écrit :
> pourquoi...? dieu est évanesent.
> péter c'est croire en dieu.


"Il y a des gens qui cherchent à voir Dieu avec leurs yeux de la même
façon qu'ils voient une vache."
Maître Eckhardt
E. (10/10/2009, 08h09)
c'est comme ça .
on vit un temps apocalyptique , et aussi messianique, il y a un souffle
nouveau sur nos esprits, pour peu qu'on veuille voir et entendre .
mais ceci , ce ne peut être que pour nous éviter de sombrer plus loin dans
le gouffre , pour que nous ne nous anéantissions pas .
si on songe à ça, on est pris au piège d'une impossibilité.
c'est à dire que nos souffrances seraient infinies.
inversement , nous avons droit de vivre heureux, et aussi dans le plaisir ,
et de monter , de cheminer , chacun à son rythme .
toutes les formes, écrits ouvres d'art , etc sont des indicateurs et des
incitations à tourner nos regards vers la source : les créateurs inspirés
ayant fait le vide en eux, ils ont compris les cieux . la terre est
redevenue l'épouse ...

"lisztfr" <lisztnet> a écrit dans le message de news:
a5e1f22d-8982-41ba-9321-c5f753eb157f...
Pourquoi se convertir à la religion, à une religion ? Car sinon, qui
croire, à quoi se raccrocher ? Dans un océan de mensonge, à part les
maths, il ne reste que la religion. A chacun sa folie, et tout sera
joué. Tout est faux ici, car l'instabilité politique rend chacun
instable y compris dans ses rêve, et ses relations intimes...

La rationalité aujourd'hui est inutile. Disons qu'elle est
insuffisante, et je prône un retour à la religion où à la folie
personnelle, peu importe, pourvu qu'on s'oppose à cette soit-disante
réalité-artefact.

Il est très utile de s'opposer au troupeau, par tous les moyens. Ne
pas être comme les autres et ne pas être comme on l'attend.

L'art, la musique, peinture ne se rapportent jamais au soi, au "Je"
comme dirait Kirkegaarde dans son traité sur la communication, où
alors de façon indirecte et en tant que consommateur plus ou moins
passif. Même de la psychanalyse, il ne faut rien attendre, ni du
prozac, ni de l'opium, etc; ni de l'amour.

Il faut enfin regarder non pas l'indexe, comme l'imbécile que chacun
est, mais... vers quoi il pointe... Il y a quelques "pointeurs" chez
Leonard da Vinci, et tout l'Art pointe vers la même direction, y
compris la musique... vers le haut. Or nous avons voulu anéantir la
communication avec le haut, sans nous rendre compte que... ça allait
nous manquer.

Les derniers siècles ont tenté de nous affranchir, non pas en vain,
mais en pure perte... le résultat est un monde qui ne s'est ni
amélioré ni détérioré. On se croit plus malin... et pourtant on n'a
rien gagné. Le monde est au bord du gouffre.

A condition que la religion ne devienne pas à nouveau un mécanisme
d'agrégation et d'abrutissement de masses, (une secte)... il faudrait
l'appeler isolation au lieu de religion. Ma religion ne regarde
personne, à partir du moment ou l'on en fait du collectif c'est
dégoûtant. On ne doit pas adorer le même dieu, (ni adorer quoique ce
soit) d'où le malentendu. Comme disait Kafka, - et si Dieu n'était
qu'un couteau de poche rendu différent pour chacun au fil du temps,
par l'usure, et de l'usage qu'on en fait ?

Dans Matrix 2, Smith demande à Néo pourquoi il continue. Réponse :
"Parce que je le décide", réponse bien cartésienne, je pense, donc je
suis... Ergo sum, le libre arbitre décide, puissance du sujet,
illusion déjà longtemps balayée...

"Parce qu'on le décide" ça n'a jamais marché. Les circuits neuronaux
affectifs ne peuvent pas se changer aussi facilement, à juste titre.
Chacun doit persévérer dans son être... (voir les circuits K dans
Goedel, Escher, Bach)

On a beau décider, réaliser est impossible.

La distinction entre folie et raison est bien ténue. Vous trouvez
telle musique belle, alors qu'elle ne l'est pas, les sons ne sont que
du bruit. Il n'y a rien à trouver beau ou laid. Vous êtes fou en fait
car sinon on ne peut pas vivre. Les machines ne sont pas folles, c'est
tout. Le reste.. tout le monde fait comme s'il lui restait l'éternité
à vivre alors que les années sont comptées, vous trouvez ça vivable ?
Non ça ne l'est pas. Sans être fou, on ne peut pas vivre. On ne peut
pas se réveiller du rêve rêvé par la vie, comme dit Nietzsche quelque
part... Sachant que tout le monde est fou, autant se choisir une folie
utile...Lorsqu'on lit Kirkegaard il en ressort le sentiment d'une
certaine force.

Le Surhomme, existentiel, avec sa morale tout juste hédoniste, Sartre
ou Hitler, on a vu ce que ça a donné, et sinon on l'attend encore,
comme Godot. Avec aucune idée en poche, il ne risquait pas d'aller
bien loin, c'était juste un avatar des Lumières vernis d'un soupçon de
pré-psychanalyse Shopenhauerienne etc, hégeloconneries, tout ce qu'ils
ont essayé de nous concocter après un prétendu crépuscule des idoles,
toute cette Aufklaerung qui nous a foutu là ou nous sommes, laissant
le sujet totalement désemparé et désespéré...

L
Thierry M. (10/10/2009, 08h56)
Dans son message précédent, RVG a écrit :

> "Il y a des gens qui cherchent à voir Dieu avec leurs yeux de la même
> façon qu'ils voient une vache."


surtout en Inde
oups (10/10/2009, 09h24)
> Pourquoi se convertir à la religion, à une religion ?

Par conviction pour de rares personnes sincères (personnellement je n'ai
jamais pu croire à la religion, mais je sais que certains "ressentent" très
fort ces choses-là, à tort ou à raison).

Par fragilité psychologique et/ou endoctrinement pour les autres: n'étant
pas capables d'assumer leur vie et leurs problèmes, ils cherchent une
échappatoire dans quelque chose qui leur apportera une "famille". C'est
donc, soit la religion, soit l'armée. Quand ils rejettent tout ce en quoi
ils croyaient au départ (famille, religion, culture, patrie, etc), ils
croient trouver une solution. Ils ne font que s'enfoncer davantage. Diam's
en est un parfait exemple, elle qui a tourné le dos à ses racines pour aller
se planquer dans une prison portable aussi bien physique que psychique en
croyant que ça l'aidera à lutter contre son mal de vivre. Je ne lui donne
pas longtemps avant de revenir sur terre. S'il n'est pas trop tard à ce
moment-là...

En fait, le pourquoi on s'en fout. Car premièrement, il y aura toujours
infiniment plus de gens disposés à changer de religion que de personnes qui
se posent des questions existentielles comme vous. Et deuxièmement, en
France au lieu de régler les problèmes on fait des montagnes de débats et on
(s')analyse beaucoup. Il serait peut-être temps d'agir aussi.
Roaringriri (10/10/2009, 09h53)
lisztfr a écrit :
> Pourquoi se convertir à la religion, à une religion ? Car sinon, qui
> croire, à quoi se raccrocher ? Dans un océan de mensonge, à part les
> maths, il ne reste que la religion. A chacun sa folie, et tout sera
> joué. Tout est faux ici, car l'instabilité politique rend chacun
> instable y compris dans ses rêve, et ses relations intimes...
> La rationalité aujourd'hui est inutile. Disons qu'elle est
> insuffisante, et je prône un retour à la religion où à la folie
> personnelle, peu importe, pourvu qu'on s'oppose à cette soit-disante
> réalité-artefact.


Soit plonger dans l'eau pour éviter de se faire mouiller par la pluie.
Pioche Encore (10/10/2009, 10h59)
lisztfr a écrit :
> Pourquoi se convertir à la religion, à une religion ? Car sinon, qui
> croire, à quoi se raccrocher ? Dans un océan de mensonge, à part les
> maths, il ne reste que la religion. A chacun sa folie, et tout sera
> joué. Tout est faux ici, car l'instabilité politique rend chacun
> instable y compris dans ses rêve, et ses relations intimes...


Vous n'avez pas répondu à votre question.
"Pourquoi se convertir à la religion ?"
Vous avez ébauché une réponse à la question :
"Peut on se contenter du matérialisme ?"
jmB (10/10/2009, 13h09)
RVG a écrit :
> jmB a écrit :
>> pourquoi...? dieu est évanesent.
>> péter c'est croire en dieu.

> "Il y a des gens qui cherchent à voir Dieu avec leurs yeux de la même
> façon qu'ils voient une vache."
> Maître Eckhardt et si on le voie, comme Claudel, ça fait un effet boeuf.


comme disait Woody Allen

dieu existe, je l'ai rencontré, ELLE est noire...
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