gratifiant > sci.* > sci.philo

sacha martinetti-levy (11/10/2009, 00h22)
In ref :<4ad03688$0$11912$426a34cc>,
oups <oups> a transmis ceci :

[..]
> Et deuxièmement, en France au lieu de régler les problèmes on fait
> des montagnes de débats et on (s')analyse beaucoup. Il serait
> peut-être temps d'agir aussi.


Je cite l'ensemble, ne sachant pas quoi enlever qui ne soit relié au reste.
Il en va ainsi de tout discours magmatique, dont les éléments sont, par la
température, sous forme de soupe.

Ce dernier terme n'est pas péjoratif. Le thermomètre descend et les cristaux
se forment. Il y a trop à dire sur ces précipitations, et les limites -
comme toujours avec le réel, ou de la métaphore - de la parabole diraient
les chrétiens? Ce n'est pas le sujet, même si le processus de métamorphose
de la métaphore en l'illusion d'être en présence du réel est un sas obligé
vers ce dernier.

Nous n'en sommes vraiment pas là.

Simplement cette question de l'action "des montagnes de problèmes au lieu
de régler les problèmes", de plus dans un territoire donné "la France" dans
un temps qui signifierait une sorte d'urgence "il serait peut-être temps",
dresse une carte qui distinguerait les problèmes "français", de la
civilisation, de l'espèce, du présent global, de la planète, distinguerait
une action politique au sein d'un pays, de ses contextes.

Or, si on omet les contraintes multiples qui, actuellement, donnent à un
pays tel la France, la liberté de mouvement de Von Stroheim dans "les
Illusions perdues", il faut bien admettre qu'à l'échelle d'une vie humaine,
ce pays ne cesse d'"agir", de faire des révolutions, des guerres, donner des
coups de hachoir dans des domaines aussi peu évidents qu'une quasi égalité
de traitement médical ou, n'en déplaise aux populistes, une veille assez
efficace (du moins avant ces toutes dernières années) quant aux excès
oligarchiques.

Je ne dis pas que cette veille ne doit pas s'accentuer, surtout ces derniers
temps. Mais faut-il bien confondre, une fois de plus, philosophie et
politique ?
La première a influé sur la seconde d'une manière que peu, finalement, à
lire les commentaires ici (et là) acceptent.

Même François, qui pêche peu par absence de cartésianisme, et sans doute par
une méfiance classique, presque "naturelle" de l'ingénieur devant le
bouillon brulant des sciences humaines, finit par dire une bêtise en
disqualifiant la philo quant à ses capacités d'intervenir de façon positive
sur notre civilisation.

Or c'est bel et bien la philo qui l'a créée, de toutes pièces, et - en
attendant des arguments costauds prouvant le contraire - plusieurs siècles
avant la création de la pure empathie par la chrétienté. La filiation parait
même évidente, même si certains principes hindouistes beaucoup plus anciens,
à l'origine entre autre du bouddhisme, pourraient bien être les véritables
instigateurs de cette manière de penser l'humanité.

On en revient à cette imbrication des questions tant politiques,
scientifiques, religieuses, que philosophiques.
Vouloir les séparer, alors que tous les mythes s'accordent à les qualifier
de famille, et bien évidemment avec touts les oppositions que ce mot
recouvre, est une erreur - qui a /dernièrement/ longuement (re)fermenté chez
les précurseurs de la Renaissance.

Nous n'avons pas fini de nous débattre avec leurs croyances et hésitations.
Ils ont tenté de reprendre et magnifier l'héritage grec. Non seulement ils
n'ont pas fait mieux, mais moins bien, se bornant depuis à tenter de
débrouiller les complexités de plus en plus complexes des connaissances
chaque jour plus déroutantes du réel scientifique.

Pire, ils ont dû répondre à des sollicitations toujours plus pressantes
d'une adéquation exigée entre ces dernières, la religion, et, grandissant de
nouveau, quasi éléphantiasis des trois cents dernières années, de la
politique.

Débattre en pure perte au lieu d'agir ?
Et agir sans avoir débattu, surtout maintenant ? Même les chinois débattent
à mort de tout. Mao et ses plans uniques (gamins contre adultes, ou -
terrible même si savoureux - paysans contre étourneaux) ont été chaque fois
à deux doigts de les précipiter dans un gouffre.

Agir ? Le répéter trente fois à haute voix avant de le faire, quand une
crise d'action vous prend.
Vous verrez.
sacha martinetti-levy (11/10/2009, 01h50)
In ref :<4ad1093e$0$22302$426a74cc>,
sacha martinetti-levy <sacha.retirez-moimartin> a transmis ceci
:

> Simplement cette question de l'action "des montagnes de problèmes au
> lieu de régler les problèmes",


"Montagnes de débats", évidemment.
Désolé.
RVG (11/10/2009, 07h23)
sacha martinetti-levy a écrit :
> de la métaphore - de la parabole diraient
> les chrétiens?


Tiens, vous n'êtes pas au fait de la différence entre métaphore et
parabole ?

La métaphore est une proportion logique alors que la parabole est une
simple transposition de contexte.

La métaphore dit "A est C", car elle veut réellement dire "A est à C ce
que B est a D", ou B et D sont élidés.
Exemple: "Juliet is the sun"
Qui veut dire: "Juliette est pour Roméo ce que le soleil est pour la terre".
Les termes "Roméo" et "terre" sont élidés.

Dans la parabole, on prend un sujet x et on en parle dans un contexte B
familier à l'auditeur, où il fait sens, afin d'en expliquer le sens dans
le contexte A, plus difficile d'accès. En ce sens la parabole a souvent
valeur d'illustration, mais d'illustration transposée.
ewann (11/10/2009, 10h12)
"RVG" <not.here> a écrit dans le message de news:
harq4t$6n1
[..]
> familier à l'auditeur, où il fait sens, afin d'en expliquer le sens dans
> le contexte A, plus difficile d'accès. En ce sens la parabole a souvent
> valeur d'illustration, mais d'illustration transposée.


je suis perdu, vos explications m'embrouillent.

si je dis : hubble a un grain dans le miroir. c'est une parabole ou une
metaphore?
RVG (11/10/2009, 10h32)
ewann a écrit :
> "RVG" <not.here> a écrit dans le message de news:
> harq4tn1
> je suis perdu, vos explications m'embrouillent.


Je vous soupçonne de quérulence. Me trompè-je ?

> si je dis : hubble a un grain dans le miroir. c'est une parabole ou une
> metaphore?


C'est un jugement assertorique ou problématique, selon.
ewann (11/10/2009, 10h46)
"RVG" <not.here> a écrit dans le message de news:
has574$1d7

> Je vous soupçonne de quérulence. Me trompè-je ?
> C'est un jugement assertorique ou problématique, selon.


un détour par wikipedia s'impose.
RVG (11/10/2009, 17h04)
ewann a écrit :
> "RVG" <not.here> a écrit dans le message de news:
> has574$1d7
>> Je vous soupçonne de quérulence. Me trompè-je ?
>> C'est un jugement assertorique ou problématique, selon.

> un détour par wikipedia s'impose.


En philo on se doit de tenir son Kant-à-soi.
ewann (11/10/2009, 23h40)
"RVG" <not.here> a écrit dans le message de
news:rc62

> En philo on se doit de tenir son Kant-à-soi.


je ne connais pas cette race.
sacha martinetti-levy (12/10/2009, 22h46)
In ref :<harq4t$6n1$1>,
RVG <not.here> a transmis ceci :

> sacha martinetti-levy a écrit :
>> de la métaphore - de la parabole diraient
>> les chrétiens?


> Tiens, vous n'êtes pas au fait de la différence entre métaphore et
> parabole ?


Je ne m'étendrais pas à c't'heure, dear ;)
J'avais annulé ce message mais visiblement un peu tard...

Sacha
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