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Malatesta (10/12/2007, 12h20)
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Les seconds couteaux

Il y a vraiment de tout dans une basse-cour,
De l'humble volatile au paon qui se pavane,
Ceux qui sont au milieu et ceux qui font le tour.
On a même des chiens arrosant les platanes.

Au centre de l'arène, trône, majestueux,
Le coq sur ses ergots et la crête en bataille
Qui harangue la foule des jeunes et des vieux
Pour marquer son pouvoir sur cette valetaille.

Il n'est pas sûr de lui, le pauvre combattant,
Car il ne comptait pas accéder à ce siège.
Les autres volatiles l'ayant mis en avant,
Il commence aujourd'hui à mesurer le piège.

Lors, de bien s'entourer, il saura prendre soin,
Connaissant tous ses pairs, il a quelque méfiance,
Il sait qu'il lui faudra conserver l'arme au poing,
Pour ne pas accepter sa propre déchéance.

La sagesse lui dit " A gauche, garde toi"
Mais l'ambition répond "A droite tourne vite".
Et ces deux composantes du gardien de la loi
Font que sa pauvre tête très fréquemment hésite.

Dès lors il distribue à ceux qui l'ont poussé
Un morceau de terrain, quelques brins de fourrage
Qui les feront passer pour des gallinacés
Au statut important générateur d'hommages.

Aussitôt tout se calme et s'apaise le vent
Qui aurait pu sous peu souffler comme un cyclone.
Mais sous la cendre sourd, au milieu des sarments,
Un feu incontrôlé que des sournois tisonnent.

C'est le rôle des rats, ceux qu'on ne voit que peu
Creusant leur souterrain, ils agissent dans l'ombre.
Tant qu'ils demeurent seuls, ils paraissent peureux,
Mais si leur nombre augmente, ils sortent des décombres.

Et notre pauvre coq, Chantecler de quartier,
Se trouve désormais cerné par ces canailles
Qui l'ont poussé du bec et tiré par les pieds,
Pour qu'à leur place il puisse conduire la bataille.

La peur épanouie
Malatesta (10/12/2007, 12h22)
On 10 déc, 11:20, Malatesta <fredericso> wrote:
[..]
> Qui l'ont poussé du bec et tiré par les pieds,
> Pour qu'à leur place il puisse conduire la bataille.
> La peur épanouie


La stratégie du coyote

Le coyote planqué dans son piètre buisson
Attendait patiemment sa prochaine victime.
Narines dans le vent, palpitant de frissons,
Il restait dans le noir, courageux anonyme.

Le coyote, on le sait, est cousin du chacal.
Comme lui il exhibe un manque de courage
Par la seule traitrise il mate son rival,
La stratégie pour lui n'est jamais que trucage.

Prudent, il se terrait, espérant que la nuit
Apporterait vers lui quelque maigre provende
Dont il fait l'ordinaire, là-haut parmi les buis,
Fuyant l'agitation, craignant les sarabandes.

Mais le coyote veut, lui aussi, toujours plus,
Il souhaite être important, se sachant ordinaire.
Il doit donc se risquer à quitter son talus
Pour observer de prés et humer l'atmosphère.

Au détour d'un sentier, soudain il aperçoit
Un renard hésitant dont la piteuse allure
Etait signe certain d'une bête aux abois
Désignée à coup sûr comme proche capture.

Aussitôt le chacal échafaude son plan:
Pour se dissimuler, pour que rien ne transpire,
C'est ce pauvre animal qu'il enverra devant.
L'ayant entortillé, il en fera son sbire.

Il envisage même de céder le terrain
Au goupil édenté, mais pour un temps infime,
Car il est convaincu qu'arrivera demain,
L'instant ou il pourra étouffer sa victime.

Et le renard alors, disparu à jamais,
Le coyote saura faire bonne figure.
Les autres concurrents ayant été piégés,
Il pourra, peu après, poser candidature.

Méfiez vous de ces gens qu'on ne voyait jamais,
Etres dissimulés derrière leur clôture.
Ils sont prêts à vous mordre, à vous déchiqueter,
Malgré l'aspect affable de leur bonne figure.

La Fouine
Malatesta (10/12/2007, 12h24)
On 10 déc, 11:22, Malatesta <fredericso> wrote:
[..]
> Malgré l'aspect affable de leur bonne figure.
> La Fouine- Masquer le texte des messages précédents -
> - Afficher le texte des messages précédents -


Les édiles nouveaux sont arrivés

On n'a jamais pensé, au pied de nos montagnes,
Que quiconque pourrait gagner la sympathie
De tous les citadins, des gens de la campagne,
Sans avoir tout d'abord choisi le bon parti.
Il suffisait avant de montrer carte rose,
De demeurer docile et très accommodant.
Pour se mettre à l'abri d'une métamorphose
Qui pourrait irriter messieurs les présidents.

Mais dans cette période, de pleine incertitude,
Où le manque d'emploi et le chômage ambiant
Minent le collectif et créent la lassitude
Les rites coutumiers deviennent plus changeants.
Désormais au pays on pratique la haine,
On tait sa nullité en sabrant son voisin,
Et pour neutraliser toutes les gens qui gênent,
Il suffit d'instiller des doses de venin.
Et si, dans la commune, quelqu'un se montre utile,
Efficace parfois et même compétent,
Allons chercher chez lui quelque travers futile
Pour faire d'un détail, un défaut important.

Il est alors permis, très facile critique
De dénoncer les gens qui ont choisi parti,
Et en disant tout haut qu'on est apolitique,
On cache d'autant mieux ses réels appétits.
Dès lors parler suffit. Et, devant les platanes,
Les nouveaux impétrants vont pouvoir opérer
Des modifications, dérisoires chicanes,
Sans se préoccuper des vraies nécessités.
Ils ont été élus malgré le parti rose.
Qu'ils soient insignifiants n'a vraiment rien à voir.
Ils suffit qu'ils paradent et que parfois ils causent
Pour convaincre les gens qu'il fera beau ce soir.

Il a pourtant fallu auparavant qu'ils flinguent
Ceux qui s'étaient trouvés en travers du chemin.
Ils utilisent alors des procédés qui schlinguent
Qui laisseront des traces dans notre patelin.
Pour opérer ainsi, tout d'abord ils s'entourent
De quelques aboyeurs, bavouilleurs de trottoir
Pour qui dénigrer l'autre est signe de bravoure.
Le courage pour eux se planque dans le noir.

Ainsi tout est lancé et l'on voit sur la place
Des groupes informels, complices d'un moment,
Qui encadrent celui qui devant eux jacasse
A grand renfort de gestes pour être convaincant.
Si ces nervis minables aujourd'hui le louangent,
C'est qu'il leur a fait luire, pour eux ou leurs enfants,
De menus avantages, des combines étranges
Un modeste statut, un boulot de feignant.
Et tout ceci tient lieu de bonne politique
Qu'absorbent sans rien dire toute les bonnes gens
A qui l'on fait accroire qu'il est démocratique
De démolir d'abord tous ceux qui sont gênants.

Mais attendons un peu, les loups s'entredévorent.
On pave la grand place de bonnes intentions.
Les intérêts privés des nouveaux carnivores
Les conduiront bientôt à des désillusions.
Celui qu'ils ont porté à la charge suprême
De leur part d'ici peu subira les méfaits.
Aux Pâques de juin succède le carême
Et ils auront la peau du nouveau désigné.
La droite est une jungle, un fourré, un maquis,
Où tous les coups sont bons pour gagner avantages.
La gauche a tout perdu à opérer ainsi.
L'exemple vient d'en haut, c'est grandement dommage.

"Le Patriote"
François Guillet (10/12/2007, 18h33)
"Malatesta" <frederic.sodar> a écrit dans le message de news:
f8164e03-8c75-4747-8d8c-71106348b040...
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Même pas capable de faire des copier/coller propres, ce spammeur fasciste.

| Les seconds couteaux...
Malatesta (10/12/2007, 19h33)
On 10 déc, 17:33, "François Guillet" <guilletfranc>
wrote:
> "Malatesta" <fredericso> a écrit dans le message de news:
> f8164e03-8c75-4747-8d8c-71106348b...@e23g2000prf.googlegroups.com...
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> Même pas capable de faire des copier/coller propres, ce spammeur fasciste.
> | Les seconds couteaux...


L'ESPRIT DE VICHY
Par Patrick Mignard, dimanche 16 octobre 2005 à 17:27 :: Matières à
réflexion :: #35 :: rss

Beaucoup se sont demandés au moment du procès Papon comment la France,
celle de la Révolution Française, celle des Lumières, des Droits de
l'Homme avait pu tomber aussi bas dans la Collaboration la plus vile
avec un régime abject. Ses fonctionnaires n'étaient-ils pas issus de
l'avant guerre et même pour certains du Front Populaire? En voyant ce
qui se passe aujourd'hui on comprend mieux comment cela a été
possible.

Pendant la guerre d'Algérie, alors que la République avait été
rétablie et que la Gauche était au pouvoir (rien que ça!),
l'institutionnalisation de la torture avait été couverte par les
politiques et pratiquée par les militaires... qui plus tard ont été
amnistiés.

DES PERSONNAGES AU DESSUS DE TOUT SOUPCON

Ces personnages arrogants dans leur uniforme de la République, en
gants blancs et à l'air grave, qui n'hésitent pas à commémorer les
exploits de la Résistance, à saluer en écoutant le chant des
Partisans, qui se proclament les défenseurs de la démocratie, des
libertés publiques et des valeurs de la République (ce dont se
réclamait PAPON) qu'auraient-ils été entre 1940 et 1944? Personne ne
peut évidemment répondre, pas même eux (quoique dans leur tête ils
auraient été, ils en sont persuadés, tous des <<Jean MOULIN>>), mais à
la vue du comportement actuel de quelques uns que peut-on en penser?

Tous étaient humains avec leur chien, leur chat, leur poisson rouge,
tous étaient d'excellents maris, pères et fils... Tous avaient eu une
excellente éducation et avaient fait de brillantes études. Tous
avaient la Légion d'Honneur et autres breloques. Tous étaient
efficaces et avaient une carrière irréprochable... Demandez à PAPON
avant qu'il ne meure. Bref des gens comme il y en a aujourd'hui.

Que valent pourtant des individus qui chassent, qui pourchassent des
êtres sans défense, sans papiers, ou avec papiers, qui séparent des
familles, qui arrêtent des enfants, qui séquestrent dans des locaux
administratifs, qui les renvoient dans des pays qu'ils ne connaissent
pour certains pas du tout,... Ah mais vont-ils rétorquer, ils ont <<reçu
des ordres>>,... la belle excuse! mais c'est exactement ce qu'ont répondu
tous les criminels contre l'humanité! Tous avaient d'excellentes
raisons. Tous ont plaidé <<non coupable>>.

ILS SONT PRETS A REMETTRE CA!...

Ces personnages efficaces sont prêts, dans leur grande majorité, à
mettre cette efficacité au service de n'importe quelle cause.
J'exagère? Mais l'Histoire en fourni une démonstration incontestable.
Combien de hauts fonctionnaires ont-ils refusé de prêter serment au
Maréchal? Et comment ont fini les rares qui ont eu le courage de
refuser?

<<La situation était différente>> dira-t-on. Mais la situation est
toujours différente dans l'Histoire, il n'y a jamais deux situations
identiques. Je dirai même que la situation étant moins dramatique que
pendant l'Occupation certains ne vont pas hésiter à faire du zèle... ils
ont d'ailleurs déjà commencé. Et quand on met le doigt dans cet
engrenage on sait trop jusqu'où cela mène.

Mais, va-t-on dire <<les ordres émanent d'une autorité qui a le soutien
de la population>>. Il est exact que PETAIN n'avait pas été élu,
quoiqu'il avait obtenu les pleins pouvoirs du Parlement, mais qui
pourrait dire aujourd'hui sérieusement que la majorité du peuple
français, à l'époque, n'était pas derrière lui?

Il ne s'agit pas ici d'un problème de légitimité mais d'un problème de
valeur, d'éthique. Et oui, il peut y avoir contradiction entre les
deux, et encore faut-il avoir le cran, le courage, la conscience de
faire la différence entre les deux et de savoir s'opposer à des ordres
inhumains même s'ils émanent d'une autorité légitime. Bref savoir
refuser, résister. Mais celles et ceux qui prennent ces décisions (et
qui honorent la Résistance, pas la leur, celle des autres) ont-ils ce
courage? J'en doute.

Si demain un parti fasciste (c'est <<impossible>> bien sûr comme on
disait en 1939) prend le pouvoir que feront-ils? Combien auront le
courage de refuser, de s'opposer, de risquer leur carrière et leur
vie? Si je m'en réfère à l'Histoire, bien peu.

Il n'est pas improbable qu'un jour à venir nous retrouvions quelques
uns de ces sinistres personnages sur les bancs d'un tribunal.
J'exagère? Mais qui aurais cru en 1942 et même bien plus tard, alors
qu'il était ministre de la République, que Maurice PAPON aurait été
traîné par ses victimes devant un tribunal? Personne.

... ET NOUS?

Et nous, abrutis de sport, de tiercé de télé débile, de propagande
démagogique, pris de vomissements et secoués de sanglots lorsqu'on
nous passe en boucle (toujours au moment des repas), les victimes
d'inondations et de tremblements de terre, nous qui nous précipitons
sur notre carnet de chèque pour faire une bonne action, qui donnons
quelques pommes de terre pour les Resto du COEur, mais qui détournons
les yeux quand les mercenaires du pouvoir traquent, raflent, arrêtent,
expulsent les <<délinquants>> - que peut-être d'autre quelqu'un qui se
fait arrêter? Nous <<ne savons pas>> c'est ce que nous disons à nos
enfants et dirons à nos petits enfants... ...comme nos parents nous ont
dit pour justifier leur propre lâcheté.

Et puis <<que pouvons nous faire?>> <<Ca ne dépend pas de nous>>, c'est
<<là-haut>> que ça se décide. Citoyens oui, pour aller voter, mais
irresponsable pour les saloperies commises en notre nom par celles et
ceux que l'on a élu et leurs mercenaires. Voter est un extraordinaire
moyen de se défausser, de se déresponsabiliser.

Combien sommes nous quand il s'agit de se mobiliser pour empêcher des
expulsions, certainement moins que si un quelconque chanteur, sportif
ou vedette de la télévision vient <<faire le beau>> dans un grand
magasin.

On m'accusera de mettre tout le <<monde dans le même sac>>. Non, il y a
eu un Jean MOULIN, mais aujourd'hui je vois plus de<< Maurice PAPON>>
que de <<Jean MOULIN>>. S'il y a des <<Jean MOULIN>>, il feraient bien de
se manifester... demain il sera trop tard.

Attention, les lâches se donnent parfois des allures de héros...

C'est sûr , on n'est pas du même camp, versaillais-rentier valet du
medef et sarkozyste que t'est .
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