gratifiant > linux.debian.user.french

Daniel Caillibaud (06/06/2019, 19h40)
Le 06/06/19 =C3=A0 18:56, k6dedijon a =C3=A9crit :
> Le plus triste c'est que MAC OS X est bas=C3=A9 sur un GNU Linux=20


Non, du BSD, justement sans GNU ni Linux ! (sinon Apple ne l'aurait
jamais pris).

> et que le nouveau Windows le sera aussi


????
Tu as lu =C3=A7a o=C3=B9 ? Ce serait quand m=C3=AAme tr=C3=A8s =C3=A9tonnan=
t=E2=80=A6

On peut avoir du bash sous windows, ils vont modifier leur gestion de
container pour pouvoir lancer du linux virtualis=C3=A9 plus simplement et q=
ue
=C3=A7a cause mieux avec windows, mais j'avais pas compris que leur OS deve=
nait
bas=C3=A9 sur Linux.

--=20
Daniel

Echouer, c'est avoir la possibilit=C3=A9 de recommencer de mani=C3=A8re plus
intelligente. Henry Ford
Marc Chantreux (06/06/2019, 20h20)
salut,

> On peut avoir du bash sous windows, ils vont modifier leur gestion de
> container pour pouvoir lancer du linux virtualisé plus simplement et que
> ça cause mieux avec windows, mais j'avais pas compris que leur OS devenait
> basé sur Linux.


oui mais attention: ca n'est plus un simple layer de compatibilité comme
au temps de cygwin: ils ont vraiment embarqué: c'est un kernel complet
qui est disponible depuis la version 2 de WSL
().

perso je trouve ça très bien foutu: microsoft ralentit sa chute en
tentant d'éviter les migrations. de mon coté je pense que les problèmes
écologiques vont faire remonter le marcher de l'occas. et c'et justement
une position faible de MS (qui profite toujours du fait que windows soit
préinstallé sur les babasses ... sur les tablettes c'est android qui est
installé donc le marché est dominé par android. that simple ...).

a+
marc
Marc Chantreux (06/06/2019, 20h50)
salut,

> >> Ah, qu'il est dur de ne pas être conforme?

> Que oui!
> Et en plus, j'ai l'impression que ça empire!


j'ai clairement un avis différent! je me souviens des années ou les
boites n'acceptaient les CVs qu'au format word, ou on pensait que
windows c'était gratuit aussi, que linux avait clairement un gros
retard pour le desktop grand public.

je me souviens d'une époque ou on me traitait de parano quand je disais
que "non je n'utilise pas ton drive, je ne veux pas utiliser mon FB
autrement que pour avoir quelques news de temps a autres, je ne veux pas
te parler de ma vie si t'as ton adresse gmail"

meme sur le green it: jusqu'a très recement encore, on me demandait
réthoriquement pourquoi markdown+pandoc+git alors que libreoffice
existe... ils sont de moins en moins nombreux a faire la blague.

jusqu'a très recement encore, on me demandait ce qu'était le libre...
maintenant on a régulièrement accés au media, y'a des documentaires sur
le modele libre sur arte, france inter ... même europe1. les philosophes
et les politiques s'empare du sujet, on relit marx, on s'amuse et
s'inquiête quand stallman explique que les réseaux sociaux sont la
réalisation des rêves les plus fous de staline. Jamais le numérique n'a
été à ce point au coeur des débats. dans les salons libres on commence
a se mefier de l'open washing et on parle d'open inovation pour que les
décideurs et les commerciaux puissent se réapproprier nos codes
avec leurs mots.

mes gamins, ma femme et mes parents sont sous linux (ok ... y'a encore
un mac à la marge): je n'ai pratiquement pas de maintenance et ma fille
ainée préfère gnome shell à tous les autres bureaux (mac et windows y
compris).

les gamins en parlent entre eux à l'école, on parle de l'open source
jusque dans les comités de direction des administration, on a la DINSIC,
le mouvement blue hats, framasoft, les chatons, python comme langage
scolaire (et même par defaut sur les calculatrices).

alors oui: je parle d'open source et on s'inquiète de savoir si l'open
source ne tue pas le libre: c'est effectivement cette stratégie que
les marqueteux ont choisi pour tenter de réduire à l'esclavage tout un
mouvement d'émancipation fondé sur la liberté et le partage: des notions
qu'ils détestent parce qu'elles les privent de leur bonheur à eux: le
profit et la spoliation. mais ce genre de bataille se gagne sur la
durée: microsoft a un genoux a terre alors (a cause du cancer de
l'informatique ;)) et change son fusil d'épaule pour assurer sa survie
.... parceque soyons clairs: nous serons toujours plus nombreux à
constater qu'en plus d'être plus humaines, les valeurs prônées par le
libre sont aussi plus efficaces et productives ... nous participons de
façon remarquable à l'essor des économies solidaires, nous élaborons des
futurs qui semblent impossibles à ceux que l'idéologie dominante
aveugle.

On nous a traité de fous, de paranos, de naïfs, de doux rêveurs mais
c'est bien le libre qui a permis l'explosion des géants de l'économie
mondiale (et donc a fait preuve de son efficacité), c'est maintenant le
libre qui produit les alternatives qui montrent que ces géants mondiaux
sont plus qu'inutiles: ils sont nuisibles.

comme a dit je sais plus qui de chez framasoft: la route est longue mais
la voie est libre!

a+
marc
Marc Chantreux (06/06/2019, 21h00)
On Thu, Jun 06, 2019 at 07:38:42PM +0200, Daniel Caillibaud wrote:
> > et que le nouveau Windows le sera aussi

> Tu as lu ça où ? Ce serait quand même très étonnant?


WSL (le layer de compabililité maintenu officiellement pas microsoft)
fait carrément tourner un kernel linux depuis la version 2.

> On peut avoir du bash sous windows, ils vont modifier leur gestion de
> container pour pouvoir lancer du linux virtualisé plus simplement et que
> ça cause mieux avec windows, mais j'avais pas compris que leur OS devenait
> basé sur Linux.


l'idée est dangeureuse: ils veulent éviter l'exode alors ils ramènent
linux à la maison. du coup microsoft n'a plus que 2 atouts pour tenir
son marché:

* le fait que ce soit préinstallé
* la logithèque spécifique à microsoft (qui a mon avis va se faire de
plus en plus rare si on fait abstraction des gamers)

ils ont encore plein de petetes et un marché bien captif mais ils vont
devoir changer de metier: ms windows est condamné je pense.

a+
marc
k6dedijon (07/06/2019, 02h30)
Désolé mais je ne suis pas informaticien.
Pour moi, BSD est libre et je pensais que c'était un dérivé UNIX donc un Linux.
Si BSD n'est pas assimilable, dont acte.
Quant à Microsoft, j'ai en mémoire un article d'Avril 2018 dans lequel ils annonçaient quel système Linux servirait de base àleur nouvel OS.

Les deux, APPLE et MICROSOFT vont donc avoir un noyau dérivé d'UNIX et libre. Mais ils choisissent un noyau que l'on peut personnaliser et s'approprier. Ce n'est donc pas du GNU Linux. Mais c'est tout de même de l'appropriation de logiciels libres à la base et développés collectivement.
Voici ce que je comprends.
Comme je l'écrivais, il n'y a pas beaucoup de communication là-dessus et, pour les usagers, pas assez d'informations.
Cassis

----- Mail d'origine -----
De: Daniel Caillibaud <ml>
À: debian-user-french
Envoyé: Thu, 06 Jun 2019 19:38:42 +0200 (CEST)
Objet: Re: [HS] GAFAM est devenu GAFA

Le 06/06/19 à 18:56, k6dedijon a écrit :
> Le plus triste c'est que MAC OS X est basé sur un GNU Linux


Non, du BSD, justement sans GNU ni Linux ! (sinon Apple ne l'aurait
jamais pris).

> et que le nouveau Windows le sera aussi


????
Tu as lu ça où ? Ce serait quand même très étonnant?

On peut avoir du bash sous windows, ils vont modifier leur gestion de
container pour pouvoir lancer du linux virtualisé plus simplement et que
ça cause mieux avec windows, mais j'avais pas compris que leur OS devenait
basé sur Linux.
Pierre Chevalier (12/06/2019, 22h40)
Le 06/06/2019 à 20:50, Marc Chantreux a écrit :
> du coup microsoft n'a plus que 2 atouts pour tenir
> son marché:
> * le fait que ce soit préinstallé
> * la logithèque spécifique à microsoft (qui a mon avis va se faire de
> plus en plus rare si on fait abstraction des gamers)


Je crains qu'ils n'aient encore un autre atout, et de taille: l'emprise
qu'ils ont, notamment dans des écoles; et pis encore, dans des écoles
d'informatique.

Moi qui étais persuadé que dans ces formations, tout le monde caguait
sur cet OS pourri et sur son éditeur richissime: non point!

J'ai eu l'occasion de bosser avec des têtes blondes en cours de
formation et qui ignorent tout de GNU/Linux, ne jurent que par Ô Fils
365, AoûtLouque et autres Timz.
Ça m'a affligé.

Un gars m'a sorti, alors que je lui montrais le fonctionnement d'un
serveur GNU/Linux et que je lui conseillai de s'installer un GNU/Linux
sur sa machine pour s'y faire la main (et s'amuser): "Linux, je ne peux
rien faire avec, je n'en ai pas l'utilité".
Comme 2 ronds de flan, je suis resté.

Et je passe sur l'assistance technique informatique, quand je leurs
disais que je bossais avec Debian: "mais pourquoi vous avez ça, qui vous
y a obligé?"...
Sur le Q, j'en suis resté.

> ils ont encore plein de petetes et un marché bien captif mais ils vont
> devoir changer de metier: ms windows est condamné je pense.


C'est ce que je pensais jusqu'à l'an dernier. Mais là, ma dernière
expérience m'a empli d'amertume et de fatalité.

Je pense que si windoze doit être condamné, ce sera plutôt par les
ransomouaires et autres saletés dont il a la spécialité. À nous de nous
protéger nos OS afin de résister encore et toujours à ces envahisseurs
de marde, de manière à ce que, à terme, la sélection naturelle ne garde
que les survivants, les mieux adaptés.

À+
Pierre Un Peu Dépité
Marc Chantreux (13/06/2019, 00h20)
salut,

> > * le fait que ce soit préinstallé
> > * la logithèque spécifique à microsoft (qui a mon avis va se faire de
> > plus en plus rare si on fait abstraction des gamers)

> Je crains qu'ils n'aient encore un autre atout, et de taille: l'emprise
> qu'ils ont, notamment dans des écoles; et pis encore, dans des écoles
> d'informatique.


c'est une analyse toute personnelle qui ne repose que sur la perception
de l'évolution de la réaction des gens quand on leur parle de libre et
et sur une periode de 20 ans:

jusqu'à il y a encore quelques années, quand tu parlais libre dans les
écoles, on t'expliquait que tu étais pret à mettre l'éducation des
enfants en péril pour vivre pleinement ton rêve d'utopie communiste:
salaud de technicien.

aujourd'hui le discours est plutot: on aimerait bien mais on a pas les
compétences.

pour les écoles d'informatique: mon experience sur le sujet date un peu
mais les echos que j'en ai actuellement de la contredit pas: les écles
d'informatique n'ont pas le début de la compréhension de ce qu'ils
vendent: c'est juste des nombres d'heures de formation. l'offre suivra
donc la demande sans broncher. c'est donc à la demande de s'imposer.

> machine pour s'y faire la main (et s'amuser): "Linux, je ne peux rien faire
> avec, je n'en ai pas l'utilité".


bon ... j'ai pas dis qu'il fallait pas encore travailler ... mais
vraiment il faut quand même se rendre compte qu'on revient de *très*
*très* loin...

;)

> > ils ont encore plein de petetes et un marché bien captif mais ils vont
> > devoir changer de metier: ms windows est condamné je pense.

> C'est ce que je pensais jusqu'à l'an dernier. Mais là, ma dernière
> expérience m'a empli d'amertume et de fatalité.


on va encore rencontrer nombre d'experience démoralisantes mais je crois
vraiment qu'on se rapproche du moment ou l'exponentielle décolle. ça a
fait ca sur le marché du serveur aussi: alors que tout le monde nous
riait encore fin des années 90, l'adoption a été fulgurante (je trouve)
courant 2000.

> Je pense que si windoze doit être condamné, ce sera plutôt par les
> ransomouaires et autres saletés dont il a la spécialité.


trop d'amertume en toi il y a ...

marc
BERTRAND Joël (13/06/2019, 10h40)
Marc Chantreux a écrit :
> on va encore rencontrer nombre d'experience démoralisantes mais je crois
> vraiment qu'on se rapproche du moment ou l'exponentielle décolle. ça a
> fait ca sur le marché du serveur aussi: alors que tout le monde nous
> riait encore fin des années 90, l'adoption a été fulgurante (je trouve)
> courant 2000.


Ça, franchement, je ne suis pas sûr que ce soit réellement une bonne chose.

Je m'explique :
1/ j'ai fait partie des premiers en France à installer du Linux. Mon
premier noyau en production fut, de mémoire, un 1.0.9, ce qui ne nous
rajeunit pas. Enfin, ne me rajeunit pas ;
2/ j'ai participé au développement du noyau sparc jusqu'au 2.4 inclus,
j'ai donc suivi les guéguerres intestines (en particulier l'histoire
fumeuse du serveur http dans le noyau pour éclater IIS, un grand moment
et celle non moins importante des la VM entre les 2.4.0 et 2.4.19 qui a
changé trois fois avec plein d'effets de bord rigolos comme des crashes
NMI sur les sparc) ;
3/ je suis aussi les guéguerres actuelles et, franchement, Linux en
général et debian en particulier filent un très mauvais coton. La
philosophie actuelle est très loin du KISS. On a vu arriver resolvconf
(déjà une aberration impossible à configurer correctement simplement),
network-manager (qui est capable de foutre un bronx pas possible sur un
serveur), un truc comme systemd (qui fonctionne dans 98% des cas
correctement, il faut juste ne pas être dans les 2% restants) qui sont
capable de mettre par terre un serveur en tuant des threads noyau et qui
est incapable de les relancer (j'ai un souvenir ému avec nfsd), des
daemons qui sont tout donc rien proprement et qui gèrent tout, la
numérotation des interfaces réseau en fonction du bus PCI et du nom du
pilote (alors qu'il était possible d'affecter simplement les numéros des
interfaces avec quelques règles), numérotation qui peut changer d'une
version du noyau à la suivante si les bus ne s'énumèrent pas dans le
même ordre (vécu, l'un de mes serveurs possèdes cinq cartes réseau Intel
de même référence) je suis donc revenu à l'ancien système à grands coups
de règles udev) ! Le problème, c'est que ce genre de "fonctionnalité"
peuvent mettre un serveur par terre avec un firewall aux fraises. Il est
vrai que l'immense majorité des utilisateurs n'a qu'une carte réseau à
sa disposition donc n'est pas impacté.

Un Linux (debian au hasard) il y a quelques années, c'était du solide,
on pouvait l'oublier dans un coin. On redémarrait les machines à
distance sans croiser les doigts. Aujourd'hui, c'est devenu impossible.
On n'est jamais sûr lorsqu'il y a un systemd qui est mis à jour que la
machine fonctionnera de la même façon après redémarrage (ou que,
simplement, le réseau remontera normalement), d'autant qu'il est
impossible de redémarrer un ancien noyau vu l'interdépendance de la
grouille. Donc en dehors d'avoir un KVM sur IP, point de salut !

Dans la version testing de debian, on a eu récemment un noyau qui
faisait gueuler les disques durs Toshiba. Exemple :

After command completion occurred, registers were:
ER ST SC SN CL CH DH
-- -- -- -- -- -- --
84 51 01 d7 69 70 04 Error: ICRC, ABRT at LBA = 0x047069d7 = 74475991

Commands leading to the command that caused the error were:
CR FR SC SN CL CH DH DC Powered_Up_Time Command/Feature_Name
-- -- -- -- -- -- -- -- ---------------- --------------------
60 08 e0 d0 69 70 40 00 00:01:45.931 READ FPDMA QUEUED
60 08 d8 e0 69 70 40 00 00:01:45.931 READ FPDMA QUEUED
60 08 d0 20 6a 70 40 00 00:01:45.931 READ FPDMA QUEUED
60 08 c8 d0 6a 70 40 00 00:01:45.931 READ FPDMA QUEUED
60 08 c0 08 6b 70 40 00 00:01:45.931 READ FPDMA QUEUED

Fausses alertes (tous les disques Toshiba de la machine remontaient les
mêmes alertes au même moment !...). On a eu l'un des noyaux 4.19 qui
crachait sur des erreurs mémoire fantaisistes, bref, tout ça n'est plus
vraiment sec ni sérieux. Je ne parle même pas de la gestion calamiteuse
des stations diskless, je deviendrai mauvaise langue.

Sur les disques Seagate, les données smart sont de temps en temps
aberrantes. Il faut le savoir, c'est tout.

Linux en général et Debian en particulier se "windowise" de plus en
plus en devenant Michu-compliant sur le poste de travail. C'est très
bien. Mais il n'y a plus de version solide et éprouvée en face. Ça date
des nouvelles règles de développement du noyau 2.6. Par version solide
et éprouvée, j'entends un système qui a un fonctionnement parfaitement
reproductible, même après un apt upgrade (je ne parle pas de changement
de version majeure) et qui se configure normalement avec une palanquée
de fichiers textes sur une console texte.

Aujourd'hui, il me reste des postes de travail sous Linux (je ne veux
pas me faire des noeuds au cerveau en virant les linuxismes des codes
sources), il me reste un serveur de mail/alfresco qui a dû être installé
en potatoe et qui subit régulièrement des dist-upgrade et des chagements
de disques. Installé en i386 sur un Pentium 166 même pas MMX, il est
aujourd'hui en amd64 sur un i7. Toutes les autres machines sont passées
en xBSD. C'est nettement plus reposant lorsqu'on a autre chose à faire
de ses journées que de l'administration à temps plein.

Bien cordialement,

JKB
roger.tarani (13/06/2019, 12h10)
Merci pour l'explication technique qui correspond exactement à mon modeste vécu.
J'ai choisi Debian pour avoir un serveur stable et fiable.
Je constate que je passe beaucoup de temps à régler des problèmes qui ne devraient pas exister comme évoqué par Joël (config réseau parfois incompréhensible et non reproductible, systemd... , pb de disque chiffré perdu après un upgrade sans chgmt deversion, etc.).

Cumuler des automatismes conçus quasi indépendamment est en effetun moyen idéal pour créer des problèmes insurmontables, et se "windowiser".

J'avais posé une question ici il y a quelques temps : peut-on configurer un serveur Debian minimaliste en ne conservant que ce qui est strictement nécessaire (et en s'astreignant à gérer manuellement avec des règles simples et explicites pour dégommer tous les programmes fouteurs de bordel).

Est-ce réellement possible et comment ?
Merci

----- Original Message -----
[..]
Eric Degenetais (13/06/2019, 13h10)
bonjour,
concernant NetworkManager je l'ai retiré de mon desktop en reconfigurant
les interface manuellement, ça ne pose _ a priori _ pas de problèmes. Le
but du biniou est de toutes façons de gérer des interfaces àgéométrie
variable (style wifi), donc tant qu'on utilise un réseau fixe ça n'a pas
d'intérêt (sauf si on considère que bordéliser un lien ethernet classique
est intéressant).

Corialement
______________
Éric Dégenètais
Henix




Le jeu. 13 juin 2019 à 12:08, <roger.tarani> a écrit :
[..]
BERTRAND Joël (13/06/2019, 13h40)
Eric Degenetais a écrit :
> bonjour,
> concernant NetworkManager je l'ai retiré de mon desktop en reconfigurant
> les interface manuellement, ça ne pose _ a priori _ pas de problèmes. Le
> but du biniou est de toutes façons de gérer des interfaces à géométrie
> variable (style wifi), donc tant qu'on utilise un réseau fixe ça n'a pas
> d'intérêt (sauf si on considère que bordéliser un lien ethernet
> classique est intéressant).


C'était un exemple. Il y a des tas de merdouilles qui viennent en
dépendance et dont la fiabilité est toute relative.

J'ai un soft qui ne se configure qu'au travers d'un programme de
configuration _graphique_. Je suis donc contraint d'installer un serveur
X, même minimaliste. À partir de là, tu te trimballes des logiciels dont
tu ne veux pas forcément (dont une partie de Gnome, youpi !).

Il fut un temps pas si lointain que cela où tu te connectais en ligne
de commande et tu lançais startx. Ça fonctionnait. La dernière fois que
j'ai essayé, ça gueulait de partout parce que tout le monde utilise
actuellement un gestionnaire de connexion, que tu es simple utilisateur
et que X doit se lancer avec les droits root. Installer gdm ou kdm/sddm
revient à installer des dépendances sur gnome ou kde (avec tout ce que
ça implique). Tu peux te retrouver avec un network-manager qui récupère
ce qui n'est pas géré par /etc/network/interfaces (et l'interaction
entre les deux peut être amusante, surtout si tu rajoutes resolvconf).
Il existe d'autres écrans de connexion, je l'admets, mais plus tordus à
installer, configurer ou utiliser (lightdm par exemple).

Pour revenir à network-manager. Entre les différentes moutures du
bazar, certaines se connectent d'office à un réseau (dès le boot et sans
attendre la connexion d'un utilisateur), d'autres non (il faut que
l'utilisateur se connecte pour activer le réseau). J'ai constaté cela
sur le même portable au gré d'une mise à jour sans changement de la
configuration (c'est encore plus amusant de constater que nework-manager
peut gérer une interface en IPv6 et laisser ifconfig la gérer en IPv4).
Je n'ai pas cherché à savoir pourquoi, mais c'est gênant dans une cas
d'une machine que l'on redémarre à distance.

Aujourd'hui, sur un serveur, j'ai cinq interfaces Ethernet, plusieurs
routes par défaut en IPv4, une route par défaut en IPv6, trois
interfaces tap (openvpn) et une interface agrégée. Il n'y a pas de
networkmanager actif (disons qu'il est là parce qu'il est arrivé en
dépendance, mais il ne gère rien). Du temps de initd/SysV, c'était
trivial. Je montais les interfaces réseaux, je montais les liens VPN et
j?agrégeais le tout avant de passer les règles iptables, la QoS et
autres raffinements. Avec systemd, ça part en timeout à chaque fois
alors que la configuration est correcte. Il faut un quart d'heure pour
booter ce serveur ! Tu as beau configurer systemd aux petits oignons, il
considère que bound0 qui agrège tap0 et tap1 est une interface réseau
qui doit être montée avec les autres même si tu lui indiques le
contraire. Problème, pour monter bound0, il faut tap0 et tap1 qui
dépendent de eth1 et eth2. Bref, le truc se mord la queue, part en
timeout et, une fois le timeout atteint, se débloque et monte
correctement toutes les interfaces. Et tu peux indiquer le truc à
systemd comme tu le veux, il n'en a rien à faire. J'ai passé une semaine
sur ce problème, aujourd'hui, j'ai intégré qu'il fallait quinze minutes
pour redémarrer cette machine. Elle est à 500 bornes, je n'y touche plus.

JKB
Pierre Malard (13/06/2019, 19h00)
Salut,

Éric avait tout à fait raison, pour un poste serveur le NetworkManager n?a
aucun intérêt et il suffit de l?invalider pour retrouver une configuration
classique.

[..]
> entre les deux peut être amusante, surtout si tu rajoutes resolvconf).
> Il existe d'autres écrans de connexion, je l'admets, mais plus tordus à
> installer, configurer ou utiliser (lightdm par exemple).


J?écris peut-être une connerie mais si c?est juste pour lancer un truc en
X11, ne te suffit-il pas d?ouvrir un terminal avec le support X via un
« ssh -Y login@host » par exemple et de lancer ton biniou ?

D?autre part, cet exemple n?illustre pas la lourdeur de Debian mais bien
plutôt la fainéantise et le goût du développeur de ton logiciel, non ?

> Pour revenir à network-manager. Entre les différentes moutures du
> bazar, certaines se connectent d'office à un réseau (dès le boot et sans
> attendre la connexion d'un utilisateur), d'autres non (il faut que
> l'utilisateur se connecte pour activer le réseau). J'ai constatécela
> sur le même portable au gré d'une mise à jour sans changement de la
> configuration (c'est encore plus amusant de constater que nework-manager
> peut gérer une interface en IPv6 et laisser ifconfig la gérer en IPv4).
> Je n'ai pas cherché à savoir pourquoi, mais c'est gênant dans une cas
> d'une machine que l'on redémarre à distance.


Non, il suffit de le virer ou, pour être plus cool, de le désactiver par
un simple « systemctl disable NetworkManager » il me semble et de configurer
ses interfaces Ethernet de façon tout à fait classiquement sous
« /etc/networks »
[..]
BERTRAND Joël (13/06/2019, 23h30)
-----BEGIN PGP SIGNED MESSAGE-----
Hash: SHA512

Pierre Malard a écrit :
> Salut,


<snip>

> J?écris peut-être une connerie mais si c?est juste pour lancer un
> truc en X11, ne te suffit-il pas d?ouvrir un terminal avec le
> support X via un « ssh -Y login@host » par exemple et de lancer ton
> biniou ?


Raté. Ça ne se lance _que_ à partir de la vraie console graphique. Tu
penses bien que j'ai essayé. L'outil détecte la redirection ssh, te
l'indique, et t'envoie balader. J'ai même essayé d'installer un
serveur vnc, même motif, même punition.

> D?autre part, cet exemple n?illustre pas la lourdeur de Debian mais
> bien plutôt la fainéantise et le goût du développeur de ton
> logiciel, non ?


Cet exemple illustre surtout le fait que tu peux te retrouver avec
des tas de choses venant en dépendance d'un soft que tu es contraint
d'installer. Il n'a aucune autre prétention.

> Non, il suffit de le virer ou, pour être plus cool, de le
> désactiver par un simple « systemctl disable NetworkManager » il me
> semble et de configurer ses interfaces Ethernet de façon tout à
> fait classiquement sous « /etc/networks »


On en revient toujours au même problème. Soit c'est nécessaire à un
outil quelconque qui vient en dépendance et dans ce cas, on ne le
désactive pas. Soit c'est facultatif, il n'a aucune raison de venir en
dépendance obligatoire et c'est un problème de paquet.

Le problème de Linux en général et de Debian en particulier, c'est
qu'il faut aujourd'hui pour booter un système minimal 1Go de mémoire
tant il y a de merdouilles qui sont lancées un peu partout. Avec 1 Go
de mémoire, on peut arriver raisonnablement à faire tourner
WindowMaker. Si jamais on veut utiliser Gnome ou KDE... C'est
exactement ce que les développeurs de Linux reprochaient avec raison
aux Microsofteries.

Et je ne parle même pas de la gestion calamiteuse de la VM. Utiliser
aujourd'hui un poste diskless avec Linux relève de la gageure. Mon
poste de travail a 32 Go de mémoire, ça swappe comme un malade lorsque
j'utilise KiCAD et FreeCAD en même temps. Avec 32 Go de mémoire, il
n'y a aucune raison. J'ai monté une machine de test sous FreeBSD, avec
les mêmes softs, elle ne swappe pas alors qu'elle ne possède que 8 Go
de mémoire. Il fut un temps où l'option vm.swapiness servait à quelque
chose. Depuis quelques noyaux, que je lui indique 5 ou 95, le résultat
est le même, la mémoire est gérée par un goret. J'en suis à rajouter
des disques dans les machines diskless uniquement pour le swap !

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