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Makhno (01/12/2008, 18h40)
Génération Occident

[...] 94-6280916

livre consacré à certains hommes politiques de l’U.M.P. qui ont débuté
leur carrière politique dans le groupuscule "Occident", groupuscule
extrême droite fanatique et violent".

Citation :

Présentation de l'éditeur
Ils sont ou ont été ministres ; ils sont chefs de partis,
fonctionnaires ou députés, ils appartiennent aux cabinets ministériels
ou à celui du président de la République, règnent sur la communication
ou les médias. Dans les années 60 et 70, ils ont appartenu à des
groupes d'extrême droite comme Jeune Nation, Occident, Ordre nouveau :
Alain Madelin, Patrick Devedjian, Alain Robert, Claude Gloasgen,
Gérard Longuet, Anne Meaux et beaucoup d'autres ont fait partie de
cette génération Occident. Pourquoi et comment ont-ils rejoint
l'extrême droite, qu'y ont-ils fait ? Après une longue, minutieuse et
difficile enquête de plusieurs années, Frédéric Charpier raconte la
saga de cette génération. Dressant la généalogie du mouvement, il met
en lumière le rôle crucial de la puissante Fédération des étudiants
nationalistes, matrice de bien des groupuscules extrémistes et
pépinière de futurs hommes de presse et de pouvoir. Quarante ans
après, l'auteur dévoile les querelles du mouvement Occident, l'étroite
surveillance policière dont il est l'objet, mais aussi sa sociologie
et son fonctionnement en " bande ". Comment se sont recyclés et
reclassés les anciens d'Occident ? Que leur reste-t-il de cet
engagement extrémiste ? Grâce aux témoignages inédits d'ex-militants
et à des archives et des documents confidentiels, Frédéric Charpier
fait revivre quatre décennies d'histoire souterraine pendant
lesquelles surgissent des femmes et des hommes aujourd'hui au
pouvoir.

Biographie de l'auteur
Frédéric Charpier, né en 1955, auteur de films documentaires et
journaliste d'investigation. Il a écrit plusieurs ouvrages d'enquête
dont Les RG et le parti communiste : un combat sans merci dans la
guerre froide (Plon, 2000) et Histoire de l'extrême gauche
trotskiste : de 1919 à nos jours (2002).

Citation :

Extraits du commentaire de l'hebdo "Le point" :
« On se pince en voyant Patrick Devedjian louer une camionnette où
s'entasseront clés à molette et manches de pioche, ou Gérard Longuet
défier Henri Weber, alors trotskiste, d'une longue matraque... Le
sommet de ces “années baston” reste un raid sur le campus de Rouen en
1967, qui valut à Madelin et consorts un bref séjour derrière les
barreaux et à Devedjian, soupçonné par ses petits camarades d'avoir
été trop bavard, un tabassage en règle. […]
Cravatés et recentrés, convertis au libéralisme par l'éminence grise
Georges Albertini, les plus ambitieux iront se faire « blanchir » chez
Giscard ou Pasqua. Députés en 1978 puis ministres en 1986, ils auront
contribué à “muscler la droite”, note Frédéric Charpier. Dommage que
l'auteur ait préféré se perdre dans les scissions et sous-scissions
d'Ordre nouveau ou du PFN plutôt que de fouiller les trajectoires des
Madelin, Devedjian ou Goasguen […] . S'ils ont en effet abjuré les
oripeaux racistes ou antisémites, les anciens d'Occident ne continuent-
ils pas, sous la bannière libérale, leur combat contre ce qu'ils
appelaient “l'absurde et injuste loi égalitaire”. »

Citation :

résumé trouvé sur un forum de ratiatum.com (BobArdKor)
Groupuscule nationaliste radical, créé le 23-04-1964 par Pierre Sidos
et des anciens d'Europe-Action. Il regroupait 500 militants, dont un
certain nombre d'anciens prisonniers de l'OAS, qui venaient d'être
graciés. Dissout par le conseil des ministres en 1968, suite à
l'attaque à la bombe d'une librairie maoïste le 28-10-68. On y
retrouve Alain Madelin (DL), Gérard Longuet (RPR), le théoricien, Eric
Raoult (RPR), Patrick Devedjian (RPR), François Duprat (FN, décédé en
78, dans un attentat), Jacques Bompard (FN, maire d'Orange), Philippe
Asselin, Alain Robert (Proche de Pasqua), des anciens de Jeune Nation,
de la Fédération des Etudiants Nationalistes, Le groupuscule s'est
fait remarqué par ses attaques contre les manifestants et les lycées
occupés en mai 68. Premier groupe de jeunesse d'extrême droite
radicale aussi important depuis 1945. Son objectif était de « liquider
la pourriture démocratique et les valets du bolchevisme ».

Au cours d’une virée olé-olé sur la Côte d’Azur, l’été 1965, Madelin
et Devedjian "empruntent" une Simca 1000 et un moteur de bateau.
L’insécurité, déjà ! L’histoire fait quelques vagues. Il y en aura
d’autres.

Le 12 janvier 1967, Occident opère une descente contre des gauchistes
qui distribuent des tracts à la fac de Rouen. Le commando, dont fait
partie Madelin, balèze avec son mètre quatre-vingt-cinq pour 87 kilos,
laisse sur le carreau cinq blessés, dont un grave, crâne fracturé et
même percé d’un coup de clé à molette. Ironie du sort, ce blessé grave
n’est autre que le futur journaliste du "Monde" Serge Bolloch, qui
témoigne : "J’ai revu Madelin à une réunion de la Nouvelle Droite au
début des années 80. Aussitôt mon article paru, il a écrit une lettre
furieuse au directeur du "Monde" pour se plaindre..." Cet "Occident de
parcours", selon le mot de Cardo, est un sujet qui continue de fâcher.
Notamment Gérard Longuet, qui en janvier dernier réagissait encore
avec violence aux questions du "Canard" sur cette période. Chassez le
naturel...

En voilà bien des terroristes et qui sont restés IMpunis pour leurs
crimes !
Makhno (01/12/2008, 19h01)
Le livre noir du libéralisme
par M.-L. DUBOIN

Il est sorti en mai, Christian Aubin nous l’a signalé en juin, Gérard-
Henri Brissé y a fait référence en juillet et j’ai bientôt fini de le
lire, mais je n’attends pas septembre pour dire que le livre de Naomi
Klein intitulé La Stratégie du choc est formidable et qu’il faut, de
toute urgence, que tout le monde le lise. De quoi occuper
intelligemment ses vacances, pour 25 euros (la traduction française se
lit très facilement). Parce que cette journaliste canadienne permet à
ses lecteurs de tout comprendre : non seulement ce que le monde a
subi, en fait de bouleversements économiques et de troubles sociaux
depuis le milieu du siècle dernier, mais aussi l’avenir que mijotent
les “Chicago boys”.

Tout commence vers 1950. La Deuxième Guerre mondiale, qui vient de
finir, a été si épouvantable que la tendance générale est à voir dans
l’État-Providence l’organisation démocratique de la Paix dans le
monde. Mais cela ne convient pas à un professeur au département de
sciences économiques de l’université de Chicago, Milton Friedman, et
il se donne pour mission de faire la révolution dans la pensée
économique. Au service de cette ambition, il va dès lors former des
générations d’économistes à répandre sa vision partout dans le monde.
Celle-ci s’appuie sur une croyance selon laquelle les forces
économiques (le chômage, l’inflation, l’offre et la demande) sont
comme des forces de la nature, éternelles et universelles, et elles
constituent un sytème dont seul le marché parfaitement libre peut
assurer l’équilibre : « Au sein du libre marché absolu imaginé dans
les cours et les manuels de l’école de Chicago, ces forces sont en
équilibre parfait, l’offre influant sur la demande à la manière dont
la Lune attire les marées. Si l’économie était victime d’une inflation
élevée, c’était toujours, selon le strict monétarisme de Friedman,
parce que des décideurs mal avisés avaient laissé entrer trop d’argent
dans le système au lieu de permettre au marché de trouver son propre
équilibre. De la même façon que les écosystèmes se régissent et
s’équilibrent eux-mêmes, le marché, pour peu qu’on le laisse se
débrouiller sans ingérence, créera, au juste prix, la quantité précise
de produits requise. Les produits en question seront fabriqués par des
travailleurs qui gagnent exactement assez d’argent pour pouvoir les
acheter - bref, c’est l’Éden du plein-emploi, de la créativité
illimitée et de l’inflation zéro. […] Le capitalisme apparaît alors
comme “un joyau fait d’une série de mouvements précis” ou comme un
mouvement d’horloge céleste ».

Comme Friedman se targuait d’aborder l’économie comme une science
aussi exacte et rigoureuse que la physique et la chimie, il ne lui
restait plus, après avoir écrit des équations… qu’à trouver une
économie réelle qui lui permette de montrer « qu’en l’absence de toute
“distorsion”, il ne resterait qu’une société saine où règne
l’abondance. » Et c’est pour cela que, pendant plus de 50 ans, ses
élèves vont agir par tous les moyens, et surtout les pires, pour
imposer, sa vision du “marché libre et non faussé” avec la promessede
résultats merveilleux.

Ce que ce livre décrit c’est la stratégie utilisée : il s’agit
toujours de profiter d’un choc pour imposer la politique économique
préalablement décidée par les “Chicago Boys”, à un peuple placé en
pleine détresse et leur économie en faillite. Le choc peut être dû à
un coup d’État, à une guerre, à une crise financière (créée à cette
fin), à un changement de gouvernement, même à l’issue d’élections
démocratiques, ou encore à un acte terroriste ou à une catastrophe
naturelle. Le principe est de profiter de la perte de repère créée par
ce choc pour opérer le changement dans l’urgence, en éliminant par la
force, voire par la torture, d’éventuels opposants.

À l’aide d’archives (dont certaines récemment “déclassifiées”) et
d’entretiens avec des témoins, en s’appuyant sur une bibliographie qui
comporte plus de 1.200 références, Naomi Klein éclaire ce qui s’est
passé depuis les anées 1970, en commençant par le “laboratoire
d’essai” que fut le Chili de Pinochet, puis en Bolivie, au Brésil, au
Royaume-Uni, en Indonésie, en Argentine, ensuite en Chine, en Pologne,
en Afrique du Sud, en Union Soviétique, aux Philippines, en Malaisie,
en Thaïlande, en Corée du Sud, et aux États-Unis avant le Moyen
Orient, etc.

Je n’ai pas encore abordé la 5ème partie, mais j’en ai lu assez pour
penser que cette étude, qui décrit, par exemple, la misère planifiée
en Russie par « des responsables qui se vantent d’avoir acculé à la
pauvreté 72 millions de personnes en huit ans seulement » devrait, en
toute impartialité, faire encore plus de bruit que Le Livre Noir du
Communisme.
–––––––
[*] Libéralisme = « doctine économique de la libre entreprise selon
laquelle l’État ne doit pas, par son intervention, gêner le libre jeu
de la concurrence ». Le Laroussse.



On 1 déc, 17:40, Makhno <fredericso> wrote:
[..]
diegel (01/12/2008, 19h15)
Makhno est un handicapé mental souffrant de quérulence aggravée.
Merci de ne pas aggraver son cas en lui répondant.
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