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croisset (30/01/2005, 11h22)
Graphe comparé échelle hebdo, 2002 - 2005 :

Tutu en chandeliers, Mickey en bleu.

On s'en doutait, mais l'évolution est totalement parallèle.
Les points d'inflexion sont les mêmes, exactement, sauf une courte
période janvier fevrier 2004, d'évolution divergente.

Or les deux sociétés ont des activités totalement différentes.
Les nouvelles les concernants ne sont pas publiées de façon concertée !
C'est le marché qui réalise cette synchronisation.
Qui a dit cours manipulés, là bas au fond ?
Candide (30/01/2005, 13h05)
En fait, il n'y a pas de manipulation. L'un comme l'autre sont des
billets de lotteries qui cotent tres loin que leur valeur fondamentale.
Il vaut mieux les voir comme des sortes d'options dont les parametres
de valorisation principaux sont la valeur temps et la prime de risque.

En effet, sans information nouvelle, un tel titre baisse
régulierement. C'est la valeur temps, disons. Cette partie est
discutable.

En revanche, les périodes de hausse sont dues a une baisse de la prime
de risque : le marché exige moins de rendement attendu contre le
risque pris ou autrement dit le marché connait un engouement passagé
pour les valeurs risquées. L'effet est tres visible sur les grosses
daubes. Mais aussi sur de nombreux graphes du site de Winnie, Le
Contrarien. Ou encore sur la performance des hedge-funds pris dans leur
ensemble comme classe d'actif.
Candide (30/01/2005, 13h13)
En plus, ces daubes sont cointégrées. MDR !!!
finesse (30/01/2005, 13h33)
effectivement j'avais remarqué ce parallélisme troublant car sans aucune
raison d'être.
Le seul point commun c'est que ce sont des pennys stocks fortement
endettées.
Et donc effectivement totalement aux mains des banques...
On notera que l'AMF ne trouve rien à redire...
John (30/01/2005, 15h41)
Salut "croisset"

> Les points d'inflexion sont les mêmes, exactement, sauf une courte période
> janvier fevrier 2004, d'évolution divergente.


La divergence simultannée resultait à l'époque :
- d'une annonce (burlesque) d'OPA sur la maison mère de EDL.
- d'une hésitation du gouvernement Francais à soutenir l'ex PDG de TNU ...

L'arbitrage était interessant car même pendant les attentats en Espagne, le
gain était au rendez vous.
_
Lady Penelope (30/01/2005, 17h49)
La paire Mickey - Tunnel est cool à étudier.

On peut l'utiliser comme exemple du trading de paire dont on a parlé.

D'abord, il faut une logique derrière la paire. Ici, la logique c'est
que ces deux valeurs sont des penny stocks tradées par les mêmes
crétins et qui commencent toutes les deux par Euro.

Ensuite, on regarde les statistiques. On travaille sur les log
returns.

La corrélation entre EDL et TNU est de 20%, ce qui est extrêmement
significatif sur 3821 jours de cotation.

La paire n'est pas autocorrélée, ce qui suggère un trading en
mean-reversion sur valeurs extrêmes:



L'histogramme est assez large et suggère que des profits sont
possibles:



idem pour le Boxplot:



Les tests de Kolmogorov-Smirnov et du Khi-deux conduisent à rejeter
l'hypothèse d'une distribution normale, au seuil alpha de 5%:

Estimée Théorique
Espérance 0.00 0.00
Variance 0.00 0.00
Asymétrie 0.14 0.00
Aplatissement 4.41 0.00

Un tel applatissement est symptomatique des distributions rencontrées
sur les marchés financiers. Il doit nous conduire à trader la paire
seulement sur ses valeurs extremes. Notons l'assymétrie, significative
à 5%, conduisant le cas échéant à privilégier des positions longues
Disney.

Un petit test de trading naif de la paire contre ses extrêmes ( +/4
sigmas), avec sortie au premier close défavorable,
donne:

14 trades
9 winners et 5 losers
Gain moyen 2.77%

Les trades durent de 1 à 5 jours.

C'est moins d'un trade par an. Mais il suffit de trouver une dizaine
de paires comme ça, d'utiliser des statistiques plus élaborées et des
règles de trading moins naives, pour avoir un truc qui commence à
resssembler à quelque chose.

----------------------------------------------------------------------------------------------------
You called, Milady?
Yes Parker, get the Rolls-Royce. We are going for a little drive.
John (30/01/2005, 18h54)
"croisset"

> On s'en doutait, mais l'évolution est totalement parallèle.


Salut "Lady Penelope"
> La paire Mickey - Tunnel est cool à étudier.
> On peut l'utiliser comme exemple du trading de paire dont on a parlé.


> D'abord, il faut une logique derrière la paire. Ici, la logique c'est
> que ces deux valeurs sont des penny stocks tradées par les mêmes
> crétins et qui commencent toutes les deux par Euro.


L'idée m"était venu en tête, lorsque EDL, le 01/08/03 après un -15% suite à
un défaut de remboursement de crédit, a repris toute sa perte pour tenter de
rejoindre sa compagne de misère TNU, avec des hausses insolentes
simultanées.

Ils tradaient plus les fondamentaux, mais autre chose.

_
etiab (30/01/2005, 21h40)
Je crois avoir compris l'essentiel de ce qui a été écrit dans ce fil mais
quelqu'un pourrait-il me décoder les expressions suivantes (de Lady
Pénélope) :

" [...] on travaille sur les log returns"
" [...] un trading en mean-reversion sur valeurs extrêmes"

Merci d'avance.
Asp Explorer (30/01/2005, 22h30)
C'est du money-losing babble associé à une bonne dose de reverse-gain et. Tu
ne peux pas comprendre si tu n'es pas initié à l'autologophilie.

"etiab" <maudet> a écrit dans le message de news:
41fd36ed$0$6588$8fcfb975...
[..]
Candide (31/01/2005, 10h22)
Excellente étude ! Je l'ai moi-meme faite pour le fun car ce n'est pas
applicable. La pratique rend la théorie caduque. Personne ne joue
cette paire EDL vs TNU. A votre avis, pourquoi ?

Pour Francois, les logreturns sont les logarithmes des prix. L'intéret
est multiple (symmétrie, différences normées, etc.). La
mean-reversion est le retour vers la moyenne : quand un écart de
plusieurs sigmas apparait, la probabilité que le prochain mouvement se
fasse vers la moyenne est plus élevée que le contraire donc
changement de tendance plutot que suivi de tendance.
Anonyme de Webatou.net (31/01/2005, 11h00)
>A votre avis, pourquoi ?

Le spread est très supérieur aux profits.
Candide (31/01/2005, 11h08)
> Le spread est très supérieur aux profits.

En fait, dans un cas comme celui-la, le spread bid-ask étant énorme,
il faut ruser. Par exemple, utiliser la possibilité offerte par
Euronext de trader au cours de cloture apres la cloture. Le spread
bid-ask est alors nul pendant quelques minutes. Ce n'est pas sur
d'avoir la contre-partie sur les 2 pattes mais c'est possible. Donc
conditionnellement et théoriquement, il est possible de mettre en
place cette paire. Pourtant personne ne le fait.

Ce n'est pas la réponse. Il y a en fait une raison purement
qualitative.
Anonyme de Webatou.net (31/01/2005, 11h27)
il n'y a pas de titres à emprunter? Ce genre de connerie m'arrive sur le
marché US.
Candide (31/01/2005, 12h07)
> Il n'y a pas de titres à emprunter ?

Exact. Il n'y a pas de liquidité sur l'emprunt.

J'imagine qu'en SRD les intérets sont stratosphériques. Si ce n'est
pas le cas, il y a possibilité d'arbitrer son broker ;-)

A ce propos, existe-t-il un website avec les taux d'emprunt SRD pour
chaque titre ? Les brokers ont acces a un marché SRD pour le
pret-emprunt. Est-ce transparent ?
Chavenay (31/01/2005, 13h12)
Candide wrote:
....
> chaque titre ? Les brokers ont acces a un marché SRD pour le
> pret-emprunt. Est-ce transparent ?


Non, c'est tout le contraire. Impossible de savoir précisément les coûts
du SRD avec mon courtier (Dubus).
Certains titres ne sont même pas vadables chez lui.
On le sait quand on passe l'ordre !

Le SRD me coute 50% de mes PV chez lui.

Je pense que le SRD va mourir quand le système de crédit de Symphonis ou
IB va se généraliser.

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