gratifiant > sci.* > sci.physique

Olivier Miakinen (05/07/2019, 14h35)
[note : je reprends le titre de robby car je n'en trouve pas de meilleur]

Le 05/07/2019 à 13:59, zeLittle a écrit :
> Tu veux que je te dises, Benoît?
> Je pense comme toi: me disant que dans l'espace, en sus de ce vide remplis
> de photons et à champs physique connus ceretis paribus, il y avait peut être
> un autre medium, une autre matrice de transport, structurant cet espace, et
> jouant la même chose que l'air dilatée\compressée sur une voile ou une aile
> d'avion. Ce qui me permet de m'expliquer ce genre de choses.


C'était l'hypothèse de l'ether luminifère, sérieusement mise à mal par
l'expérience de Michelson et Morley :
<https://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_Michelson_et_Morley>.
Benoît (05/07/2019, 20h00)
Olivier Miakinen <om+news> wrote:

> [note : je reprends le titre de robby car je n'en trouve pas de meilleur]
> Le 05/07/2019 à 13:59, zeLittle a écrit :
> C'était l'hypothèse de l'ether luminifère, sérieusement mise à mal par
> l'expérience de Michelson et Morley :
> <https://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_Michelson_et_Morley>.


Tu me gonfles à toujours avoir des références inattaquables qui
justifient tes dires ! ;)

Cela étant, la lumière a comme référence, entre autres, le Hz qui est
une fréquence, donc en relation avec le temps, la seconde.

En état stable, ou fixe, j'ai « c » comme vitesse (évidemment), « D »
comme distance et « T » comme temps/durée pour aller d'un bout à
l'autre. J'ai une formule du genre D=T/c. Comme c est une constante si
je modifie D, je modifie T.

Donc, si je modifie la distance entre l'émission et la réception, la
fréquence change en conséquence puisque T est modifié. Et si T change
alors Hz change. Non ?

Qu'est-ce que je n'ai pas, ou mal, compris dans cette histoire ?

Question qui continuera avec mon problème entre la constance de c et les
radars ou mètres laser : Comment je peux mesurer une distance (et à
partir de là une vitesse) à quelques centimètres près (ou Km/h) avec un
signal qui parcourt ce centimètre en 3*10^-11 secondes (si ma rédaction
est juste, ce qui encore, et toujours, un autre problème).
Olivier Miakinen (05/07/2019, 20h48)
Le 05/07/2019 à 20:00, Benoît a écrit :
> Tu me gonfles à toujours avoir des références inattaquables qui
> justifient tes dires ! ;)


:-D

> Cela étant, la lumière a comme référence, entre autres, le Hz qui est
> une fréquence, donc en relation avec le temps, la seconde.


Euh... ?

> En état stable, ou fixe, j'ai « c » comme vitesse (évidemment), « D »
> comme distance et « T » comme temps/durée pour aller d'un bout à
> l'autre. J'ai une formule du genre D=T/c. Comme c est une constante si
> je modifie D, je modifie T.


Oui. Plus la distance est grande, plus le temps pour la parcourir à
une vitesse donnée est grand.

> Donc, si je modifie la distance entre l'émission et la réception, la
> fréquence change en conséquence puisque T est modifié. Et si T change
> alors Hz change. Non ?
> Qu'est-ce que je n'ai pas, ou mal, compris dans cette histoire ?


J'ai l'impression, mais je peux me tromper, que tu confonds une vitesse
de propagation avec une fréquence de répétition d'un signal.

Histoire de remettre les compteurs à zéro et de repartir sur des bases
où tu n'as pas d'idées préconçues, je vais oublier un instant à la fois
le son et la lumière, et parler de coureurs à pied.

****************

Supposons un rassemblement de quelques centaines de coureurs à pied.
Quand ils courent, ils ont (tous) une vitesse constante de 10 km/h.
Mettons qu'il y ait 100 mètres entre le départ et l'arrivée.
Avec ces données, on a donc c = 10 km/h = 100/36 m/s, on a D = 100 m,
et on a T = D/c = 36 s. Un coureur mettra 36 secondes pour parcourir
100 mètres à la vitesse de 10 km/h.

Supposons que l'on rallonge la piste sans changer la vitesse des
coureurs. Si D augmente, alors T augmente. Pour parcourir 200 mètres
à la vitesse de 10 km/h, un coureur mettra 72 secondes.

c = 10 km/h et D = 100 m => T = 36 s
c = 10 km/h et D = 200 m => T = 72 s
c = 10 km/h et D = 400 m => T = 144 s

****************

Où sont les Hz dans tout ça ? Eh bien nulle part tant qu'il n'y a
qu'un seul coureur. Pour avoir une fréquence, il faut que les coureurs
partent à intervalles réguliers, par exemple qu'un coureur différent
s'élance toutes les 10 secondes. Dans ce cas, la fréquence des départs
vaut l'inverse de 10 s, c'est-à-dire 0,1 Hz (une fréquence en hertz est
l'inverse d'une période en secondes).

Et bien sûr, la fréquence d'arrivée est aussi de 0,1 Hz. Mais note que
c'est indépendant à la fois de la vitesse des coureurs (pourvu qu'ils
aient tous la même) et de la longueur parcourue (pourvu que ce soit la
même longueur pour tous), et donc du temps pendant lequel ils ont couru.

Si tu prends des coureurs qui courent à 12 km/h au lieu de 10 km/h, ou
s'ils parcourent une distance de 314 mètres au lieu de 100 mètres, ça
ne changera rien : s'il en part un toutes les 10 secondes (donc à la
fréquence de 0,1 Hz), il en arrivera un toutes les 10 secondes (à la
même fréquence).

Inversement, s'ils courent à 10 km/h sur 100 m mais qu'il en part un
toutes les 5 secondes, leur fréquence au départ et à l'arrivée sera de
0,2 Hz, et encore une fois ça ne dépend pas de D, T ou c.

****************

Et l'effet Doppler, alors ? Eh bien ce serait le cas où un petit malin
déplace la ligne d'arrivée pendant que les types courent, que ce soit
pour la rapprocher ou pour l'éloigner de la ligne de départ. Dans ce
cas, la fréquence d'arrivée des coureurs sur cette ligne d'arrivée
mouvante ne sera plus la même que la fréquence de départ sur la ligne
de départ.
Benoît (05/07/2019, 21h42)
Olivier Miakinen <om+news> wrote:

> Le 05/07/2019 à 20:00, Benoît a écrit :
> :-D
> Euh... ?
> Oui. Plus la distance est grande, plus le temps pour la parcourir à
> une vitesse donnée est grand.


Ouf !

> > Donc, si je modifie la distance entre l'émission et la réception, la
> > fréquence change en conséquence puisque T est modifié. Et si T change
> > alors Hz change. Non ?
> > Qu'est-ce que je n'ai pas, ou mal, compris dans cette histoire ?

> J'ai l'impression, mais je peux me tromper, que tu confonds une vitesse
> de propagation avec une fréquence de répétition d'un signal.


Puisque la vitesse est unique (je parlerais plutôt de costume), et
constante, je ne comprends pas où j'ai tort. Si je regarde (je dis bien
« regarde ») un homme allumer-éteindre une lumière et qu'il s'enfuit je
le vois l'allumer moins souvent/rapidement. D'ailleurs, s'il va à c je
ne vois plus rien.

[..]
> s'élance toutes les 10 secondes. Dans ce cas, la fréquence des départs
> vaut l'inverse de 10 s, c'est-à-dire 0,1 Hz (une fréquence en hertz est
> l'inverse d'une période en secondes).


Et si au lieu de parler de vitesse tu parlais de ligueurs des pas ?
Puisque la vitesse est fixe, ton coureur fait autant de pas qui sont
deux ou quatre fois plus grands, pas la quantité, la qualité.

[..]
> Inversement, s'ils courent à 10 km/h sur 100 m mais qu'il en part un
> toutes les 5 secondes, leur fréquence au départ et à l'arrivée sera de
> 0,2 Hz, et encore une fois ça ne dépend pas de D, T ou c.


Leur fréquence de départ oui, le nombre de pas non !

> ****************
> Et l'effet Doppler, alors ? Eh bien ce serait le cas où un petit malin
> déplace la ligne d'arrivée pendant que les types courent, que ce soit
> pour la rapprocher ou pour l'éloigner de la ligne de départ. Dans ce
> cas, la fréquence d'arrivée des coureurs sur cette ligne d'arrivée
> mouvante ne sera plus la même que la fréquence de départ sur la ligne
> de départ.


Exactement ce qu'est-ce que j'causais. Sauf que tu parles de fréquence
d'arrivée, moi du nombre de pas/s. Si deux coureurs font le même nombre
de pas pour arriver au même endroit en ayant couru des distances
différentes, la longueur de leur pas à varier. Puisqu'ils font la même
distance, plus le pas est long, moins souvent il touche le sol (pour
quelqu'un en dehors de jeu). Plus mes pas sont longs en distance, moins
j'en fais dans le même temps.

De la même façon si je fais 100 pas pour couvrir 100m ou autant pour
200m dans un même temps. Pour moi c'est pareil je fais 100 pas, pour
celui qui me voit partir c'est pareil, 100 pas et pour celui qui me voit
arriver c'est idem : 100 pas. Je ne transporte auune information. Sauf
que celui qui me voit arriver connaît mon nombre de pas pour une
distance donnée à la vitesse c. S'il sait que je fais des pas 10% plus
longs, il en déduit la vitesse qui me sépare de son départ augmente de
10%. J'arrive aussi vite, mais avec des de plus belles enjambées.
Olivier Miakinen (05/07/2019, 23h10)
Le 05/07/2019 21:42, Benoît a écrit :
>> J'ai l'impression, mais je peux me tromper, que tu confonds une vitesse
>> de propagation avec une fréquence de répétition d'un signal.


Vu ta réponse, je me trompais probablement et l'incompréhension
(si incompréhension il y a) doit venir d'autre chose.

> Puisque la vitesse est unique (je parlerais plutôt de costume),


De costume ???

> et
> constante, je ne comprends pas où j'ai tort. Si je regarde (je dis bien
> « regarde ») un homme allumer-éteindre une lumière et qu'il s'enfuit je
> le vois l'allumer moins souvent/rapidement.


Moins souvent/rapidement que s'il reste immobile ou que s'il s'approche,
je suis d'accord. Mais pas « de moins en moins » souvent/rapidement.
Serait-ce là l'origine de ta question ? Ça pourrait être le cas, puisque
le décalage vers le rouge en cosmologie est de plus en plus marqué avec
la distance.

> D'ailleurs, s'il va à c je ne vois plus rien.


Ça, je ne le crois pas, mais ça demande confirmation des experts dont
je ne suis pas.

> [...]
> Et si au lieu de parler de vitesse tu parlais de l[on]gueurs des pas ?
> Puisque la vitesse est fixe, ton coureur fait autant de pas qui sont
> deux ou quatre fois plus grands, pas la quantité, la qualité.


Qu'est-ce que ça change ? En tout cas pas le fait que la fréquence
des départs (et généralement des arrivées) est quelque chose qui
est complètement indépendant de la vitesse des coureurs ou de leur
nombre de pas.

>> [...]
>> Inversement, s'ils courent à 10 km/h sur 100 m mais qu'il en part un
>> toutes les 5 secondes, leur fréquence au départ et à l'arrivée sera de
>> 0,2 Hz, et encore une fois ça ne dépend pas de D, T ou c.

> Leur fréquence de départ oui, le nombre de pas non !


Ben oui. Le nombre de pas est lié à la longueur d'un pas et à la
longueur totale D. Il est donc, lui aussi, indépendant de la fréquence
des départs et arrivées.

Note qu'il est aussi plutôt indépendant de la vitesse, tant que
la longueur du pas l'est.

> Exactement ce qu'est-ce que j'causais. Sauf que tu parles de fréquence
> d'arrivée, moi du nombre de pas/s.


La fréquence dont je parle peut être mesurée par quelqu'un qui est
sur la ligne d'arrivée et qui ne voit *que* ce qu'il se passe à
cet endroit. En particulier, il ne peut pas savoir à quelle vitesse
vont les coureurs, ni quelle est la longueur de leurs pas.

> Si deux coureurs font le même nombre
> de pas pour arriver au même endroit en ayant couru des distances
> différentes, la longueur de leur pas à varier. Puisqu'ils font la même
> distance, plus le pas est long, moins souvent il touche le sol (pour
> quelqu'un en dehors de jeu). Plus mes pas sont longs en distance, moins
> j'en fais dans le même temps.


Certes. Mais tout ceci n'a strictement rien à voir avec la fréquence
des arrivées des coureurs sur la ligne d'arrivée.

> De la même façon si je fais 100 pas pour couvrir 100m ou autant pour
> 200m dans un même temps. Pour moi c'est pareil je fais 100 pas, pour
> celui qui me voit partir c'est pareil, 100 pas et pour celui qui me voit
> arriver c'est idem : 100 pas. Je ne transporte auune information. Sauf
> que celui qui me voit arriver connaît mon nombre de pas pour une
> distance donnée à la vitesse c. S'il sait que je fais des pas 10% plus
> longs, il en déduit la vitesse qui me sépare de son départ augmente de
> 10%. J'arrive aussi vite, mais avec des de plus belles enjambées.


Non. Celui qui voit partir les coureurs sait à quelle fréquence ils
partent de la ligne de départ, il ne les suit pas dans leur course.
Et celui qui les voit arriver sait à quelle fréquence ils arrivent,
et il ne les a pas non plus suivis dans leur course.

C'est similaire à celui qui entend une onde sonore arriver, ou qui
voit une onde lumineuse arriver : tout ce qu'il peut savoir, c'est
ce qui se passe à l'endroit où il est, le reste c'est de la déduction
par rapport à ce qu'il connaît déjà.
Lucas Levrel (06/07/2019, 10h15)
Le 5 juillet 2019, à 23:10, Olivier Miakinen a écrit :

> Le 05/07/2019 21:42, Benoît a écrit :
> Ça, je ne le crois pas, mais ça demande confirmation des experts dont
> je ne suis pas.


Rien ne peut aller à la vitesse c hormis la lumière, ça règle la question !
Olivier Miakinen (06/07/2019, 11h28)
Le 06/07/2019 10:15, Lucas Levrel a écrit :
> Rien ne peut aller à la vitesse c hormis la lumière, ça règle la question !


Même pas un neutrino ?

Mais bon, imaginons que ce que l'on appelait « un homme » ce soit de
la lumière. Si un rayon de lumière s'éloigne de nous à la vitesse c,
ne pourrait-il pas émettre un photon dans l'autre direction (donc vers
nous) ?
Richard Hachel (06/07/2019, 11h38)
Le 05/07/2019 à 20:48, Olivier Miakinen a écrit :

> Oui. Plus la distance est grande, plus le temps pour la parcourir à
> une vitesse donnée est grand.


Olivier, tu exagères.

R.H.
Richard Hachel (06/07/2019, 11h44)
Le 06/07/2019 à 10:15, Lucas Levrel a écrit :

> Rien ne peut aller à la vitesse c hormis la lumière, ça règle la
> question !


Ah! un internaute zélé qui parle correctement.

Tout n'est pas perdu.

R.H.
Ahmed Ouahi, Architect (06/07/2019, 11h46)
.... D'autant mieux en pire entre plusieurs autres choses d'autres de la
théorie de la relativité générale ayant été suggéré que l'univers en
devrait-il en être soit en expansion soit en contraction étant donné que
Albert Einstein n'en était-il aucunement un cosmologiste ayant pu s'en
résoudre à la providence que l'univers en était-il fixé ainsi qu'éternel
plus ou moins réfléxif en étant versé en ses équations en y incluant quelque
chose quitte à l'appeler comme le constant cosmologiste lequel comme par
hasard ayant contrebalancer les effets de la gravité pour s'en servir comme
une sorte de pause mathématique dont les livres de l'histoire de la science
ayant toujours pardonné Albert Einstein quant à ce lapse de temps en la
matière quoique y en faisait-elle appel à une pièce de la science par
coïncidence toutefois en avait-il fixé le constant cosmologique à la théorie
à l'observatoire avec un astronome de manière intergalactique puisant de
spéctographe pour les étoiles loitaines quant à la découverte faisant voir
l'apparition du mouvement réalisant que l'univers n'en était-il aucunement
statique ayant pu s'en apercecevoir par Doppler le même mécanisme plus
distinctif encore en ce moment le phénomène faisant appel à la lumière dans
le cas des galaxies ce qui en est-il connu comme la ligne rouge parceque la
lumière se poussant à s'en aller ailleurs ...
Richard Hachel (06/07/2019, 11h53)
Le 06/07/2019 à 11:28, Olivier Miakinen a écrit :

> Mais bon, imaginons que ce que l'on appelait « un homme » ce soit de
> la lumière. Si un rayon de lumière s'éloigne de nous à la vitesse c,
> ne pourrait-il pas émettre un photon dans l'autre direction (donc vers
> nous) ?


Olivier n'a toujours pas compris la théorie de la relativité.

S'il avait compris, il ne dirait pas de telles bêtises.

Dans un moment d'espérance, je vais quand même tenter chrétiennement de
l'éveiller et de l'enrôler dans ma secte, mais c'est pas gagné d'avance.

1. Le photon n'existe pas entre sa source et son récepteur. Croire ceci
n'est qu'une idée abstraite de plus, et il s'en trouve beaucoup.

2. Il est donc difficile d'imaginer que quelque chose qui n'existe pas
(sauf dans l'esprit malade des physiciens) puisse produire quelque chose.

Je renvoie à l'aphorisme que j'avais donné, il y a déjà fort longtemps
à propos du photon:
"Il n'y a rien entre là et là". Ni éther, ni même photon.

En gros, le photon n'est que la transmission instantanée d'un quantum
d'énergie entre deux atomes de l'univers, donnant l'illusion d'une onde,
ou d'une particule selon la façon dont on le regarde, et dont la vitesse
observable semble constamment être c pour tout observateur placé
idéalement à l'infini et qui étudie son déplacement transversal.

R.H.
Olivier Miakinen (06/07/2019, 12h25)
Le 06/07/2019 11:53, Richard Hachel a écrit :
>> Mais bon, imaginons que ce que l'on appelait « un homme » ce soit de
>> la lumière. Si un rayon de lumière s'éloigne de nous à la vitesse c,
>> ne pourrait-il pas émettre un photon dans l'autre direction (donc vers
>> nous) ?

> Olivier n'a toujours pas compris la théorie de la relativité.


C'est très probable en effet.

> S'il avait compris, il ne dirait pas de telles bêtises.


Si je croyais avec certitude avoir compris, je ne poserais pas de
questions, je ferais des affirmations. Toi tu affirmes, voyons
maintenant *ce que* tu affirmes.

> Dans un moment d'espérance, je vais quand même tenter chrétiennement de
> l'éveiller et de l'enrôler dans ma secte, mais c'est pas gagné d'avance.


Ahem... m'enrôler dans une secte ? Tu as raison, ça n'est pas gagné.
Que ce soit la secte chrétienne (puisque tu dis « chrétiennement »)
ou une autre, je me méfie de tous ceux qui tentent de m'enrôler.

Voilà qui est donc propre à me faire douter de ce que tu vas dire.

> 1. Le photon n'existe pas entre sa source et son récepteur. Croire ceci
> n'est qu'une idée abstraite de plus, et il s'en trouve beaucoup.


Ça, je n'en ai jamais entendu parler dans la théorie de la relativité.
Peut-être que ça ressemble à des choses dont j'ai entendu parler en
mécanique quantique, mais c'est juste une vague ressemblance.

> 2. Il est donc difficile d'imaginer que quelque chose qui n'existe pas
> (sauf dans l'esprit malade des physiciens) puisse produire quelque chose.


Tu n'es donc pas d'accord que le vide peut produire des paires de
particule-antiparticule ?

Note que le fait que tu introduises un jugement de valeur doublé d'une
généralisation abusive (« esprit malade des physiciens ») me fait
d'autant plus douter de la pertinence de ce que tu pourrais dire à côté.

> [...]


Du coup je ne cite même pas tes dernières affirmations, assénées sans
aucune justification. Peut-être que je n'ai pas compris la théorie de
la relativité, c'est même comme je le disais assez probable, mais rien
de ce que tu as affirmé n'est propre à me faire changer mon opinion
pour le moment. J'attends au moins que tu donnes une justification à
propos du fait que le photon n'existerait pas entre sa source et son
récepteur.
Richard Hachel (06/07/2019, 12h42)
Le 06/07/2019 à 12:25, Olivier Miakinen a écrit :
> Le 06/07/2019 11:53, Richard Hachel a écrit :


>> 1. Le photon n'existe pas entre sa source et son récepteur. Croire ceci
>> n'est qu'une idée abstraite de plus, et il s'en trouve beaucoup.

> Ça, je n'en ai jamais entendu parler dans la théorie de la relativité.
> Peut-être que ça ressemble à des choses dont j'ai entendu parler en
> mécanique quantique, mais c'est juste une vague ressemblance.


Heureux de ce que tu viens de dire. Ca ressemble vaguement à de la
mécanique quantique.

Il ne peut y avoir qu'une seule réalité des choses.

Mais nous avons deux théories qui marchent, la RR et la MQ.

Les deux sont donc vraies.

D'où vient alors l'apparente contradiction?

Dans un cas on dit que la vitesse de la lumière est invariante et égale
à c, et de l'autre on dit qu'il existe des transfert d'informations
instantanés.

Les deux théories sont vraies.

Le problème, c'est que la RR est infiniment mal expliquée aux gens,
remplies d'idées abstraites et de faussetés intellectuelles.

Moi, je n'ai pas ce problème.

Aucun problème pour décrire un Langevin, aucun intérêt de m'embarrasser
de l'espace quadridimentionnel de Minkowski, pas de paradoxe dans ma RR,
pas d'incompatibilité avec la MQ, pas de paradoxe d'Andromède, etc...

Tout vient du fait que les physiciens comprenant mal la RR, et l'écrivant
mal, se font des idées abstraites qu n'ont rien à voir avec la réalité
des choses et qui, de plus enlaidissent le monde.

Dire que les étoiles dans le ciel n'existent plus, et que je les voit des
milliers d'années après ce qu'elles furent, c'est non seulement faux (la
MQ a raison), mais c'est très laid.

Lorsque j'observe l'univers, moi, je ne vois que "le temps présent".

Penser autrement, n'est qu'un caprice.

Comme était un caprice le fait de penser que la terre était plate, qu'il
y avait un référentiel absolu, etc...

Mais caprice étonnamment difficile à faire sauter, comme le disait de
Gaulle: "l'américanisme est dans les têtes". Aujourd'hui, on pourrait
dire la RR de Minkowski est dans les têtes.

Le problème, c'est que ce n'est pas vraiment cette RR là qui fait partie
intégrante de notre monde, de notre réalité, de notre univers physique.

Cette RR-là, il ne faut pas la jeter, mais il faut lui nettoyer les pieds.

R.H.
Benoit.d (06/07/2019, 19h43)
"Lucas Levrel" a écrit dans le message de groupe de discussion :
alpine.DEB.2.21.999.1907061013270.13704@coulomb...
[...]
> Rien ne peut aller à la vitesse c hormis la lumière, ça règle la question
> !


Ben et Virgo alors :)
Benoît (06/07/2019, 21h55)
Olivier Miakinen <om+news> wrote:

> Le 05/07/2019 21:42, Benoît a écrit :
> Vu ta réponse, je me trompais probablement et l'incompréhension
> (si incompréhension il y a) doit venir d'autre chose.
> De costume ???


P. Dac et F. Blanche si je ne m'abuse.

> Moins souvent/rapidement que s'il reste immobile ou que s'il s'approche,
> je suis d'accord. Mais pas « de moins en moins » souvent/rapidement.
> Serait-ce là l'origine de ta question ? Ça pourrait être le cas, puisque
> le décalage vers le rouge en cosmologie est de plus en plus marqué avec
> la distance.
> Ça, je ne le crois pas, mais ça demande confirmation des experts dont
> je ne suis pas.


Welcome to the club.

> Qu'est-ce que ça change ? En tout cas pas le fait que la fréquence
> des départs (et généralement des arrivées) est quelque chose qui
> est complètement indépendant de la vitesse des coureurs ou de leur
> nombre de pas.
> Ben oui. Le nombre de pas est lié à la longueur d'un pas et à la
> longueur totale D. Il est donc, lui aussi, indépendant de la fréquence
> des départs et arrivées.


Sauf que la distance ne cesse d'augmenter et pas de façon linéaire
puisque sa vitesse d'éloignement ne cesse de croître ; plus une galaxie
est lointaine plus elle s'éloigne rapidement.

[..]
> voit une onde lumineuse arriver : tout ce qu'il peut savoir, c'est
> ce qui se passe à l'endroit où il est, le reste c'est de la déduction
> par rapport à ce qu'il connaît déjà.


Absolument et comme il connait la longueur des pas du départ (spectre de
l'hydrogène par ex.) il regarde ce q'il y a à l'arrivée et en déduis la
distance.

Je connais la vitesse du son qui est fixe. Je connais la longueur d'onde
du bruit qu'il émet. Cette longueur est basée sur le temps qui s'écoule
entre deux compression maximum consécutives de l'air. Plus il s'éloigne
plus le son est grave, a une fréquence plus basse, back to Doppler.

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