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Basile Starynkevitch (09/05/2019, 02h20)
Bonsoir,

Contexte de ma question

Je suis à l'initiative de RefPerSys
<https://gitlab.com/refpersys/refpersys> qui ambitionne de devenir un
système reflexif persistent comme mon Bismon
<http://github.com/bstarynk/bismon/> l'est presque déjà. Les deux sont
des logiciels libres sous GPLv3, développés pour Linux exclusivement.

Désolé de prendre autant de lignes pour le contexte, c'est aussi
l'occasion d'expliquer mes centres d'intérêts Linuxiens.

Pour faire simple, Bismon c'est mon taf. C'est décrit dans un brouillon
de rapport en anglais, disponible en
Je peux y faire
de la persistence reflexive, mais uniquement pour de l'analyse statique
de code source. En fait j'ai (dans le cadre de mon travail d'ingénieur
chercheur au CEA LIST) vendu à la Commission Européenne, dans des
projets H2020, l'idée que la persistence reflexive sert à l'analyse
statique de code.

La persistence reflexive est vraiment un (et peut-être même _le_) sujet
qui me passionne. Depuis ma thèse, en 1990 (je suis un peu monomaniaque
dans mes intérêts techniques).

L'analyse statique de code source me nourrit (j'ai autrefois été à
l'initiative de GCC MELT <http://starynkevitch.net/Basile/gcc-melt/>),
mais ne me passionne plus du tout (et m'ennuie de plus en plus). Et dans
mon Bismon, j'ai déjà dû (à mon grand regret) abandonner plusieurs
idéaux logiciels en rapport avec la passion que j'ai pour la persistence
reflexive. Et les contraintes des projets européens H2020 qui financent
Bismon sont pesantes, elles m'obligent à "faire de la merde" dans ce
système Bismon; par exemple, le ramasse-miettes de Bismon est déjà
complètement pourri, je saurais l'améliorer dès maintenant, mais il me
faut y passer un an, qu'on ne me donne pas. Et des raisons techniques me
font penser que je ne pourrait plus l'améliorer dans trois ans. Dans ma
tête, Bismon sera mort dès que je part à la retraite.

Je pars à la retraite dans trois ans. J'attends ça avec impatience
grandissante; et je voudrais me consacrer, pendant ma retraite, à
développer un système réflexif persistent (sans y faire de l'analyse
statique de code, mais autre chose, peut être un truc comme CAIA
<http://bootstrappingartificialintelligence.fr/WordPress3/2016/12/bootstrapping-caia-part-i-the-initial-domain/>).
En fait, je rêve de reprendre mes idées de thèse à la retraite. Ce truc
là, je l'ai déjà commencé sur mon temps libre, c'est RefPerSys.

Il se trouve que RefPerSys intéresse dès maintenant un jeune
informaticien indien, Abhishek (il vit à Calcutta). il y contribue très
activement sur son temps libre lui aussi. Je suis devenu un peu son
mentor (il a l'âge d'être mon fils). La collaboration devient très
agréable, et c'est du gagnant-gagnant: de mon côté, je lui apprends des
trucs de vieux singe, et de son côté il contribue à coder efficacement
dans RefPerSys (pour l'instant, sous ma direction appuyée car je passe
du temps à lui expliquer des trucs). Et Abhishek a accès, en ssh, à mon
ordinateur en région parisienne. Il peut y ouvrir un vieux xterm, mais
c'est lent à cause de la faiblesse de la bande passante.

Question autour du dessin partagé.

Les échanges se font par mél (en anglais) et parfois par audioconf. La
videoconf ne passe pas, car en Inde Abhishek n'a pas une bande passante
aussi forte que ce que j'ai à Paris. On utilise donc framatalk
<http://framatalk.org/> pour le son, mais pas pour la vidéo. Abhishek
comme moi utilisons Linux durant l'audioconf.

Mais mon anglais à l'oral ne vaut pas celui d'un indien de Calcutta,
dont c'est à peu près la langue quotidienne.

Ca m'arrangerait beaucoup de pouvoir, en même temps que je parle en
audioconf, dessiner un truc à la souris (et plus tard sur une tablette
graphique bon marché, genre Huion 420
<https://www.huiontablet.com/all-products/graphic-tablets/420.html>)
avec xpaint (ou tuxpaint) et qu'Abhishek le voit dans la seconde qui
suit à CalCutta. Normalement la bande passante (celle de ma souris)
n'est pas un problème (mais partager du X11 pourrait être trop coûteux).

J'avais songé à une solution du genre TigerVNC <https://tigervnc.org/>
avec xpaint, mais il doit y avoir plus simple. Mais quoi? Je ne sais
même pas quoi chercher avec Google. Et j'imagine que HTML5 + Canvas
pourrait servir de base à une solution. Le cas échéant, je peux faire
tourner un service HTTP specialisé sur ma machine (car c'est une bête de
course avec 24 coeurs AMD2970WX et 64 gigaoctets de RAM et 12 teraoctets
de disque).

Je cherche donc une application qui permette de partager un dessin entre
deux postes Linux.

Que me proposez vous? Je connais très mal.

Cordialement
didier gaumet (09/05/2019, 08h40)
Le 09/05/2019 à 02:15, Basile Starynkevitch a écrit :
[...]
> Je cherche donc une application qui permette de partager un dessin entre
> deux postes Linux.


Je n'y connais rien mais je chercherais sur internet des solutions pour
"dessin collaboratif", "collaborating drawing" ou "collective drawing".
Pour que je ne meure pas idiot et par curiosité, tiens-nous au courant
de ta démarche :-)
1ibr3 (09/05/2019, 11h20)
As-tu testé cette bibliothèque javascript ?



Que tu peux tester en action collaboration dessin ici

Haricophile (09/05/2019, 15h20)
Le Thu, 9 May 2019 08:35:28 +0200,
didier gaumet <didier.gaumet> a écrit :

> Le 09/05/2019 à 02:15, Basile Starynkevitch a écrit :
> [...]
> > Je cherche donc une application qui permette de partager un dessin entre
> > deux postes Linux.

> Je n'y connais rien mais je chercherais sur internet des solutions pour
> "dessin collaboratif", "collaborating drawing" ou "collective drawing".


....Voire même aller chercher sur

On peut même installer tout ça soi-même en auto-hébergement (^.^) ? ?????
ajh-valmer (09/05/2019, 20h10)
Suffit de taper "gestion de dessins collaborative".
On en trouve à la tonne mais fonctionne t-il pour le dessin ?

Quel point particulier pourrait gêner le dessin partagé
"Inde et France" ? :-)

Il y avait CVS (Concurrent Version System)
pour les développeurs...
Basile Starynkevitch (09/05/2019, 20h40)
On 5/9/19 8:05 PM, ajh-valmer wrote:
> Suffit de taper "gestion de dessins collaborative".
> On en trouve à la tonne mais fonctionne t-il pour le dessin ?
> Quel point particulier pourrait gêner le dessin partagé
> "Inde et France" ? :-)


La bande passante (acceptable pour l'audio, trop faible pour la vidéo).
La latence est convenable. Et je but est quand même d'avoir une
communication rapide (un dessin de Paris à Calcutta transmis en une ou
deux secondes, au fur et à mesure que je le dessine). Ainsi, utiliser
git pour des fichiers SVG ou PNG serait trop lent.

Les échanges n'ont rien de très confidentiels. Puisqu'il s'agit de
développer un logiciel libre en GPLv3

Merci et cordialement
Étienne Mollier (09/05/2019, 21h10)
Basile Starynkevitch, au 2019-05-09 :
[..]
> accès, en ssh, à mon ordinateur en région parisienne. Il peut
> y ouvrir un vieux xterm, mais c'est lent à cause de la
> faiblesse de la bande passante.


Bonsoir Basile,

Je commence un peu à côté de la question, mais pour tout ce qui
a purement trait au rendu textuel à distance, Mosh, le « Mobile
Shell », fait des merveilles sur les lignes à faible débit et
forte latence. On a l'impression de travailler en local, y
compris dans des situations relativement extrêmes, comme les
lignes satellites, éventuellement assaisonnées de déconnexions
régulières :

Package: mosh
Homepage:
Description: Mobile shell that supports roaming and
intelligent local echo

D'expérience, une session SSH entre Massy et Mumbai est plutôt
utilisable, mais la latence est suffisamment présente pour que
la session de travail soit plus fatigante qu'en travaillant en
local.

> Ca m'arrangerait beaucoup de pouvoir, en même temps que je
> parle en audioconf, dessiner un truc à la souris


Pour en revenir à la question d'origine, une recherche avec les
mots clés « collaborative drawing » fait remonter le programme
Drawpile dans mon moteur de recherche préféré :



C'est un logiciel vraisemblablement Libre, en GPLv3, et dédié au
dessin collaboratif. L'installation du logiciel sous Debian
nécessite de jouer un peu avec Flatpak, si vous n'y êtes pas
réticent. Un serveur est embarqué dans le client lourd, ce qui
nécessitera éventuellement de configurer un peu le NAT à la
première utilisation, et qui fonctionnera en mode pair à pair le
temps de la session. Je crois que cela devrait suffire pour vos
besoins.

Il est également possible de lancer un daemon dédié, qui lui
s'installe via Docker, à en juger par la documentation. Si
d'aventure il vous venait l'envie d'administrer un tel service
pour vos proches, cela peut-être envisagé, ou pas.

Je ne l'ai pas testé donc je ne sais pas ce qu'il vaut dans la
pratique, mais une fois pris en main, dans ce contexte, ça m'a
l'air plus adapté que les sessions VNC partagées. :)

Bien à vous,
Gabriel Moreau (10/05/2019, 13h50)
> Je crois que ton post va m'être très utile. Il m'arrive fréquemment de
> transférer, via ssh, des archives (jar) sur un serveur, et, depuispeu, mon
> FAI coloré me change d'IP en plein transfert. Ce qui annule la session en
> court. Assez rageant quand on est à 99% avec un débit de téléversement de
> 100ko/s. L'opérateur en question doit penser que je fais du p2p ?


mosh est une merveille ;-)

Je hais les DSI qui bloque tous les ports UDP...

gaby
Jean-Michel OLTRA (10/05/2019, 13h50)
Bonjour,

Le jeudi 09 mai 2019, Étienne Mollier a écrit...

> Package: mosh
> Homepage:
> Description: Mobile shell that supports roaming and
> intelligent local echo


Je crois que ton post va m'être très utile. Il m'arrive fréquemment de
transférer, via ssh, des archives (jar) sur un serveur, et, depuis peu, mon
FAI coloré me change d'IP en plein transfert. Ce qui annule la session en
court. Assez rageant quand on est à 99% avec un débit de téléversement de
100ko/s. L'opérateur en question doit penser que je fais du p2p ?

Merci.
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