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Mol (29/01/2019, 09h31)
Le 28/01/2019 à 19:28, Benoit a écrit :
> Pierre8r <pierre8r-gg> wrote:
> Si c'était facile tout le monde gagnerait de l'argent grâce aux krachs.


Ben non, personne n'en gagnerait ni n'en perdrait !
Ptilou (02/02/2019, 17h58)
Le jeudi 17 janvier 2019 16:07:30 UTC+1, Pierre8r a écrit :
> Bonjour,
> C'est quoi un krach obligataire ?


Joke , really : un rendement négatif, en incluant l?inflation ?

?
Ptilou
Benoit (02/02/2019, 20h15)
zeLittle <noreplay> wrote:

> > Pour le pékin moyen si le rendement est inférieur à l'inflation je
> > vends, sinon j'achète.

> Trop simple comme raisonnement: il y a eu des périodes récentes où
> certains achetaient des obligations délivrant des taux réels négatifs (Cf.
> les tout premiers QEs, avant que les traders ne deviennent drogués à ces
> derniers s'avérant être devenus une coutume des banques centrales).


Ça, j'avoue que je n'ai jamais trouvé ce qui pouvait justifier l'achat
d'obligations à taux négatif. Quel intérêt par rapport à garder le
cash ?
zeLittle (02/02/2019, 21h55)
Le Sat, 02 Feb 2019 19:15:54 +0100, Benoit <benoit> a écrit:

> Ça, j'avoue que je n'ai jamais trouvé ce qui pouvait justifier l'achat
> d'obligations à taux négatif. Quel intérêt par rapport à garder le
> cash ?


La peur d'une déflation grandissante accompagnée d'une récession - et donc
de la perte de son emploi - qui l'est encore plus, si la reflation ne
s'enclenche pas.

J'avoue que j'ai un peu grossi le trait dans ma façon de m'exprimer, car
en fait, les obligations des QEs n'étaient destinées qu'aux banques
"zinzins" en première instance, pour aider psychologiquement l'économie à
lutter contre l'ambiance de déflation\récession latente:
- en fournissant des liquidités aux banques, toutes en crise àl'époque, y
compris les banques françaises (sauf Lehman Brothers, jugée coupable
d'avoir accentué la bulle en sur-vendant pour des bénéfices à court-terme
des sous-sous-primes de risques hypothécaires à des gens proches de
l'insolvabilité, ou fragiles socialement).
- en signalant aux marchés autres qu'obligataires que la politique
monétaire resterait souple (easy) pendant un certain temps encore, ie pour
créer un hélicoptère monétaire virtuel pour rassureret inciter, d'un côté
les petits investisseurs non frileux à aller demander des prêts
(d'investissement) bancaires, et de l'autre les banques "zinzins" -
fortement dépendantes de la politique bienveillante de leur État
tutélaire, donc fortement incitées à jouer le jeu de
l'anti-désintermédiation économico-financière en achetant lesdites
obligations - à prêter ( ? plutôt que payer\acheter des obligations
versant effectivement des taux réels négatifs).
- en réduisant les rendements obligataires, cela encourageait aussipar
effet de bord à acheter des actifs plus risqués comme les actions cotées
sur "exchange", ce qui a d'ailleurs rendu les traders actions "addicts"
aux QEs et a donc renfloué l'investissement des entreprises qui s'y
financent (les GAFAM les zen remercient).

Le juge de paix en dernier instance de tout ce "beans", c'est l'or (le
"gold").
Benoit (02/02/2019, 23h23)
zeLittle <noreplay> wrote:

> Le Sat, 02 Feb 2019 19:15:54 +0100, Benoit <benoit> a écrit:
> La peur d'une déflation grandissante accompagnée d'une récession - et donc
> de la perte de son emploi - qui l'est encore plus, si la reflation ne
> s'enclenche pas.
> J'avoue que j'ai un peu grossi le trait dans ma façon de m'exprimer, car
> en fait, les obligations des QEs n'étaient destinées qu'aux banques
> "zinzins" en première instance, pour aider psychologiquement l'économie à
> lutter contre l'ambiance de déflation\récession latente:


Qui est QE ? (désolé)

> - en fournissant des liquidités aux banques, toutes en crise à l'époque, y
> compris les banques françaises (sauf Lehman Brothers, jugée coupable
> d'avoir accentué la bulle en sur-vendant pour des bénéfices à court-terme
> des sous-sous-primes de risques hypothécaires à des gens proches de
> l'insolvabilité, ou fragiles socialement).


Ok, totalement hors champ de mes capacités occulaire (je suis pourtant
au-dessus de 10). Too much too quick.

> - en signalant aux marchés autres qu'obligataires que la politique
> monétaire resterait souple (easy) pendant un certain temps encore, ie pour
> créer un hélicoptère monétaire virtuel pour rassurer et inciter, d'un côté
> les petits investisseurs non frileux à aller demander des prêts
> (d'investissement) bancaires,


Ok. La banque augmente toujours ces taux par rapport à celui appliqué à
mon emprunt.

> et de l'autre les banques "zinzins" - fortement dépendantes de la
> politique bienveillante de leur État tutélaire, donc fortement incitées à
> jouer le jeu de l'anti-désintermédiation économico-financière en achetant
> lesdites obligations - à prêter ( ? plutôt que payer\acheter des
> obligations versant effectivement des taux réels négatifs).


Désolé, rien compris, mais alors rien du tout. 0/20 ;)

> - en réduisant les rendements obligataires, cela encourageait aussi par
> effet de bord à acheter des actifs plus risqués comme les actions cotées
> sur "exchange", ce qui a d'ailleurs rendu les traders actions "addicts"
> aux QEs et a donc renfloué l'investissement des entreprises qui s'y
> financent (les GAFAM les zen remercient).


Ok sur le principe avec toujours ce pb de QE.

> Le juge de paix en dernier instance de tout ce "beans", c'est l'or (le
> "gold").


Oui. Après tout, tout est basé sur la Terre. Que ce soit la composition
ou l'emplacement, c'est son utilisation qui créé le plus de marge et
donc, potentiellement, le meilleur rendement pour les actionnaires.

Bref, si tu me files du flouzes d'encaisseras plus que chez l'autre.

« Zippin un my boots, going back to my roots » :)
Pierre www.zetrader.fr (03/02/2019, 12h08)
Le 02/02/2019 à 22:23, Benoit a écrit :
> zeLittle <noreplay> wrote:
> Qui est QE ? (désolé)


QE = Quantitative Easing
Assouplissement quantitatif en français :
zeLittle (03/02/2019, 14h04)
Le Sat, 02 Feb 2019 22:23:43 +0100, Benoit <benoit> a écrit:

> .../...
> jouer le jeu de l'anti-désintermédiation économico-financière en achetant
> lesdites obligations - à prêter ( ===> plutôt quepayer\acheter des
> obligations versant effectivement des taux réels négatifs).


ps: ton lecteur de newsgroups n'est pas UTF-8 compatible. Ci-dessus, j'ai
repris ton "reply" avec seulement des caractères ASCII, ce qui rendra mon
propos peut être plus compréhensible.

>Ok, totalement hors champ de mes capacités occulaire (je suis pourtant
> au-dessus de 10). Too much too quick.


Bon, de façon simple:
- en 2008, des "junked" sub-primes sont créées\vendues par lessociétés de
cash extraction appartenant à Lehman Brothers, et ces sub-primes avaient
été titrisées dans des produits financiers composites, achetées par
d'autres banques. Les banques européennes ont aussi acheté cesactifs
devenus toxiques, comme ont dit.
- le crise venue ("bust" du "boom" du secteur immobilier américain), ces
banques ont vu l'actif de leur bilan passer au rouge par, et la crise du
secteur immobilier aux USA (faillite des constructeurs de maisons
individuelles), et le truchement de ces actifs toxiques dans leur
portefeuille.
- pour éviter les faillites de banques (et oui, les banques ne sontpas
des sociétés comme les autres: si elles font des erreurs, les États volent
à leur secours, alors que les sociétés des autres secteurs doivent déposer
leur bilan. C'est comme ça), les USA puis l'UE ont soit rachetéleur
"badwill" avérés, soit fait des cadeaux fiscaux, ...
....en contrepartie de quoi, ces banco-assureurs ont été gentiment incités
à s'en tenir à acheter des obligations certes à taux négatifs, mais pour
les transformer en prêts à taux quasi-zéro auprès d'investisseurs jugés
sûrs.

==> La seul chose à comprendre, c'est que le vrai job fondamental d'une
banque est de "rider" une courbe de taux croissante: pour gagner sa vie,
elle doit donc octroyer des prêts, à des taux supérieurs aux taux auxquels
elle a emprunté.
Benoit (03/02/2019, 18h57)
zeLittle <noreplay> wrote:

> Le Sat, 02 Feb 2019 22:23:43 +0100, Benoit <benoit> a écrit:
> ps: ton lecteur de newsgroups n'est pas UTF-8 compatible. Ci-dessus, j'ai
> repris ton "reply" avec seulement des caractères ASCII, ce qui rendra mon
> propos peut être plus compréhensible.


Eh oui, il date d'un temps ou seuls les iso-latin1/15 étaient
« tolérées ». Le développeur a cessé de faire des màj depuis quelque
temps. Je me vois donc obligé de rester sur les rails des RFC, sauf le
jours où je trouve un lecteur de news qui, lui aussi, présente les
discussions sous forme d'arborescence.

NB : Histoire de rester sur ce sujet, j'essaye, autant que faire ce
peut, d'utiliser NB et au lieu de PS puisqu'à la différence de
l'écriture manuscrite, il est possible de modifier le texte avant son
envoi. Post Scriptum n'est donc plus nécessaire.

PS : J'oublie ça régulièrement ;)

[..]
> banque est de "rider" une courbe de taux croissante: pour gagner sa vie,
> elle doit donc octroyer des prêts, à des taux supérieurs aux taux auxquels
> elle a emprunté.


Oui, mais non. Ce que tu dis est vrai uniquement si on prend la valeur
absolu des deux taux, ou que tu saches réduire tes charges de façon à te
retrouver au-dessus de 0. Ce qui est le cas de tout prêt effectué avec
un taux inférieur à celui du « marché ».

Non ?
zeLittle (03/02/2019, 22h05)
Le Sun, 03 Feb 2019 17:57:29 +0100, Benoit <benoit> a écrit:

C'est avant tout un problème de calcul de VAP actuariel: (leur financement
à court terme - les flux de remboursement des prêts {principalzé
intérêts} à long terme > 0) * (Proba. de scoring concernant un emprunteur
solvable jusqu'à son terme = Ok). C'est leur métier.

Dit autrement, Lorsque la courbe de rendement est inversée, les banques
payent cher pour se financer à court terme, et sont obligées de prêter
avec peu d'intérêt à long terme pour leur activité de "transformation".

Rephraser autrement, l?écart entre le niveau des taux courts et des taux
longs (la pente) est déterminant pour leur rentabilité, puisqu'elles
prêtent à long terme et se financent à court terme, mais ça n'est pas plus
risqué\compliqué que la problématique d'un acteur économique qui ose
emprunter pour investir en plein marasme\récession économique,voire juste
un fonctionnaire qui emprunte simplement pour consommer. C'est pour ces
derniers, que les QEs ont été mis en place.

D'ailleurs, des banques ont répété plusieurs fois pendantles QEs,
qu'elles voulaient répercuter les intérêts négatifs à leurs clients (via
des comptes courants ou autres), mais cela ne leur a jamais étépermis, et
elles sont toujours là.

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