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Pierre8r (17/01/2019, 17h07)
Bonjour,

C'est quoi un krach obligataire ?
Pierre www.zetrader.fr (17/01/2019, 18h07)
Le 17/01/2019 à 16:07, Pierre8r a écrit :
> Bonjour,
> C'est quoi un krach obligataire ?


Bonjour, une forte chute du prix des obligations, donc une hausse des
taux par rapport au prix payé des obligations.
zeLittle (18/01/2019, 10h18)
Le Thu, 17 Jan 2019 17:07:17 +0100, Pierre
<pierre> a écrit:

> Le 17/01/2019 à 16:07, Pierre8r a écrit :
>> Bonjour,
>> C'est quoi un krach obligataire ?

> Bonjour, une forte chute du prix des obligations, donc une hausse des
> taux par rapport au prix payé des obligations.


Ce qui crée un krach seulement pour ceux qui possèdent DÉJA des
obligations dans leur portefeuilles (souvent les "zinzins").
Benoit (18/01/2019, 12h56)
Pierre <pierre> wrote:

> Le 17/01/2019 à 16:07, Pierre8r a écrit :
> > Bonjour,
> > C'est quoi un krach obligataire ?

> Bonjour, une forte chute du prix des obligations, donc une hausse des
> taux par rapport au prix payé des obligations.


Désolé, mais je ne comprends pas.

Voilà ce que j'ai en tête :
Si j'achète des obligations c'est pour m'assurer un taux (fixe ou
variable/indexé). Quand ce taux est supérieur à ce que je peux gagner en
moyenne sur le marché des actions, elles sont intéressantes et leur
valeur augmente. Elles font le contraire du marché des actions d'un
certain point de vue.

Donc si la Bourse croît à toute vitesse, le obligations se cassent la
figure.

Pour le pékin moyen si le rendement est inférieur à l'inflation je
vends, sinon j'achète.

Là-dessus, comme pour les actions, si les émetteurs ont de fortes
chances de fermer boutique je vais tout perdre.

Maintenant quoi d'autre peut justifier un krack obligataire ?
zeLittle (18/01/2019, 14h07)
Le Fri, 18 Jan 2019 11:56:22 +0100, Benoit <benoit> a écrit:

> Pierre <pierre> wrote:
> Désolé, mais je ne comprends pas.
> Voilà ce que j'ai en tête :
> Si j'achète des obligations c'est pour m'assurer un taux (fixe ou
> variable/indexé). Quand ce taux est supérieur à ce que je peux gagner en
> moyenne sur le marché des actions, elles sont intéressantes et leur
> valeur augmente. Elles font le contraire du marché des actions d'un
> certain point de vue.


Oui, tu as raison.
Mais ça veux dire:
- que tu sais faire de l'arbitrage - timing - entre être IN dans lemarché
actions ou être IN dans le marché obligations.
- que tu sais quelle maturité acheter et pourquoi tu l'achètes, et que tu
connais les risques concernant bien revendre une obligation, des fois que
les taux augmenterais drastiquement juste après ton achat (ce qui
nécessite aussi de maîtriser la convexité, mais pour des raisons inverses).
- que tu n'es pas un "zinzin", avec des portefeuilles obligataires
monstrueux - notamment les assurances - car seules ces dernières
permettent d'utiliser des stratégies pour avoir des cash-flows constants,
eu égard à leurs provisions mathématiques annoncées.

> Donc si la Bourse croît à toute vitesse, le obligations se cassent la
> figure.


Le plus souvent, oui. Cependant, il existe des périodes où lesdeux
augmentent parallèlement (par ex., suite à des distorsions dues à une
politique fiscale imaginative qui incite à "reluer" ses actions pour être
le boss incontesté au conseil d'admin., tout en se disant qu'il vaut mieux
rester le premier à être remboursé si j'impose de faire faire n'importe
quoi à mes petites ressources humaines qui vont bien).

> Pour le pékin moyen si le rendement est inférieur à l'inflation je
> vends, sinon j'achète.


Trop simple comme raisonnement: il y a eu des périodes récentes où
certains achetaient des obligations délivrant des taux réels négatifs (Cf.
les tout premiers QEs, avant que les traders ne deviennent drogués à ces
derniers s'avérant être devenus une coutume des banques centrales).

> Là-dessus, comme pour les actions, si les émetteurs ont de fortes
> chances de fermer boutique je vais tout perdre.
> Maintenant quoi d'autre peut justifier un krack obligataire ?


1994: la bêtise humaine: "oui, mais moi j'ai de meilleurs rendements
obligataires que toi, ****** ***".

Des pistes pour entendre la corne de brume dans ce brouillard:
- comprendre les obligations (édition Investir, je crois).
- l'asset allocation d'O'Higgins et ses "dogs du Dow".
Alabenne (18/01/2019, 14h08)
Le 18/01/2019 à 11:56, Benoit a écrit :

>> Bonjour, une forte chute du prix des obligations, donc une hausse des
>> taux par rapport au prix payé des obligations.

> Désolé, mais je ne comprends pas.


bon, je vais essayer de t'espliquer :
supposons que tu aies de l'argent disponible et que tu veuilles
acheter des obligations, tu as le choix entre
1. acheter de nouvelles obligations, proposées au taux en vigueur ce jour.
2. racheter de vieilles obligations à quelqu'un qui en détient déjà et
qui veut s'en séparer. Ces vieilles obligations sont au taux en vigueur
au moment de leur émission initiale. Si ce taux est inférieur au taux
d'aujourd'hui, tu vas proposer au vendeur un prix inférieur à son prix
initial, et s'il n'est pas content de ce prix tu vas lui rétorquer : "je
ne veux pas de tes vieilles obligations au prix où tu les as payées, car
les neuves sont plus intéressantes", donc le vendeur des vielles
obligations, voulant s'en débarrasser car il a besoin de liquidités, est
bien obligé d'accepter ton offre.
ergo : hausse des taux --> baisse de la valeur des vieilles obligations.
et réciproquement baisse des taux --> hausse de la valeur des
vieilles obligations.

Rapport entre marché des obligations et marché des actions, c'est autre
chose.
obligation : rendement garanti sauf catastrophe planétaire.
action : rendement dépendant des performances de l'entreprise.
Une entreprise émet des obligations et des actions.
les obligations sont servies en premier, et les dividendes après, ...
s'il reste de quoi.
Benoit (18/01/2019, 15h34)
Alabenne <bienvenueauspam> wrote:

> obligation : rendement garanti sauf catastrophe planétaire.


Ou, plus simplement plantage de la boîte, disparition de la boîte.
Mol (18/01/2019, 15h38)
Le 18/01/2019 à 14:34, Benoit a écrit :
> Alabenne <bienvenueauspam> wrote:
>> obligation : rendement garanti sauf catastrophe planétaire.

> Ou, plus simplement plantage de la boîte, disparition de la boîte.


ou faillite de l'Etat si c'est une obligation d'Etat.
Ca n'est planétaire que dans l'expression du dirigeant d'un certain Etat
: "Save the Planet !"
zeLittle (18/01/2019, 17h45)
Le Fri, 18 Jan 2019 14:38:59 +0100, Mol <molagnon> a
écrit:

> Le 18/01/2019 à 14:34, Benoit a écrit :
> ou faillite de l'Etat si c'est une obligation d'Etat.
> Ca n'est planétaire que dans l'expression du dirigeant d'un certain Etat
> : "Save the Planet !"


Un type burn* à la Nanard, alors.
Je dirais genre E. Musk à propos de Mars?
Benoit (18/01/2019, 20h02)
zeLittle <noreplay> wrote:

> Le Fri, 18 Jan 2019 14:38:59 +0100, Mol <molagnon> a
> écrit:
> Un type burn* à la Nanard, alors.
> Je dirais genre E. Musk à propos de Mars?


Que viennent donc faire les rats musqués (musclés ?) dans ce groupe ?
Pierre8r (28/01/2019, 16h59)
Le vendredi 18 janvier 2019 13:08:07 UTC+1, Alabenne a écrit :
[..]
> Une entreprise émet des obligations et des actions.
> les obligations sont servies en premier, et les dividendes après, ....
> s'il reste de quoi.


Merci,

Pierre8r
Pierre8r (28/01/2019, 18h50)
Merci à tous.

J'ai aussi regardé ces pages :



Et d'autres.
Mon opinion, les liens entre actions, obligations, taux de change, c'est complexe.
Difficile de prévoir un krach.
Pierre8r (28/01/2019, 19h45)
Il y a aussi ça :



Benoit (28/01/2019, 20h28)
Pierre8r <pierre8r-gg> wrote:

> Merci à tous.
> J'ai aussi regardé ces pages :
>
>
>
> Et d'autres. Mon opinion, les liens entre actions, obligations, taux de
> change, c'est complexe. Difficile de prévoir un krach.


Si c'était facile tout le monde gagnerait de l'argent grâce aux krachs.
Pierre8r (28/01/2019, 21h26)
Et ça ;


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