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Yoki (05/10/2005, 10h22)
"Dominique de Villepin peut-il débloquer la France d'ici les élections de
2007 ? Il est permis d'en douter, non ? Face aux syndicalistes et
nationalistes corses qui répondent par la grève et la violence à son projet
de privatisation de la SNCM, il a reculé. Devant les revendications des
syndicats et des partis de gauche, il appelle le patronat à augmenter les
salaires..."

Lire Alain Hertoghe :
Yoki (06/10/2005, 12h21)
Comme le relevait ce matin Jean-Pierre Elkkabach sur Europe 1, avec la SNCM
on assiste à un "suicide collectif en direct". Mais M. Elkkabach
sous-estime le périmètre du suicide : ce n'est plus seulement une
entreprise qui est en cause, c'est la dignité de l'Etat.

Rappelons l'invraisemblable succession des lâchetés de l'Etat dans ce
dossier :
-subventionner la SNCM plutôt que la gérer (les syndicats s'en chargent);
-subventionner encore plutôt que laisser la SNCM déposer son bilan;
-céder à la violence syndicale en maintenant l'Etat au capital de la SNCM;
-céder à la violence syndicale en renonçant à interpeller ses auteurs;
-céder à la violence syndicale en ne faisant pas appel de la décision de
libérer les deux mutins incarcérés du Pascal-Paoli.

Résultat ? Cédant sur tout(*), l'Etat n'obtient... rien !

Qu'eût-il fallu faire ? C'est, en réalité, fort simple. S'adresser aux
Français, à peu près en ces termes :

« Mes chers compatriotes.
Vous le savez, les syndicats de la Société nationale Corse-Méditerranée, la
SNCM, s'opposent au plan de reprise arrêté par le gouvernement.
Dans notre pays, la grève est un droit et je m'en félicite.
Toutefois, la France est une *démocratie*. Par conséquent, c'est Parlement
et au gouvernement, expressions de la volonté populaire, qu'il revient de
gérer l'Etat. Toute autre solution serait, par définition, contraire à la
démocratie. Lorsque, contraint d'ailleurs par les règles européennes, qui
ne sont que le reflet de la volonté des Etats, donc de la France, le
gouvernement prend la décision qui lui paraît la plus indiquée pour
l'avenir de la SNCM, cette décision doit être respectée. On peut en
discuter les modalités d'application, mais la décision finale appartient à
l'Etat, et à lui seul.
La France est une démocratie, elle est aussi un *Etat de droit*. Le propre
d'un Etat de droit est que la loi s'y applique à tous. Dans le cas présent,
un certain nombre d'employés de la Société nationale Corse-Méditerranée ont
cru devoir exprimer leur désaccord sur le plan du gouvernement par la
violence, dans le mépris du droit, et dans le mépris des droits
fondamentaux de tous les Corses et de nombreux autres Français.
Cette violence n'est pas tolérable et elle ne sera plus tolérée.
La France connaît une situation économique difficile. Elle ne peut plus se
permettre de subventionner à fonds perdus des entreprises comme la Société
nationale Corse-Méditerranée qui a, disons-le, longtemps bénéficié d'un
traitement de faveur.
La décision prise par le gouvernement dans ce dossier est, à présent,
irrévocable. Toute personne qui s'y opposera, par la violence, au mépris
des règles de la démocratie et du droit des Français, sera interpellée et
traduite en justice. »

Mais le poète marathonien n'a pas la carrure d'un chef d'Etat visionnaire
comme Margaret Thatcher(**) ou Ronald Reagan, c'est un simple Raffarin bis
ou Juppé ter.
Wand (06/10/2005, 12h38)
"Yoki" <yokitori> a écrit dans le message de news:
%U61f.14481$Q34.723055...
[..]
> « Mes chers compatriotes.
> Vous le savez, les syndicats de la Société nationale Corse-Méditerranée,
> la SNCM, s'opposent au plan de reprise arrêté par le gouvernement.


Je veux ceder cette entreprise a un fond de pension qui supprimera un
certain nombre
de postes afin d'accroitre la rentabilité pour payer les pensions des
americains.
Ces fonds de pensions n'arrivent pas comme la retraite par répartition a
assurer
des retraites en hausse a ses clients.
Ceci n'est que le prélude a la généralisation de toutes les entreprises du
pays,
l'etat ne gardera que ce qui ne rapporte rien, par exemple l'infrastructure
des voies
pour la sncf, l'entretien des aeroports etc..

> Dans notre pays, la grève est un droit et je m'en félicite.
> Toutefois, la France est une *démocratie*. Par conséquent, c'est Parlement
> et au gouvernement, expressions de la volonté populaire, qu'il revient de
> gérer l'Etat.

La vomonté populaire é désapprouve les décisions de Bruxelles, pourquoi le
ministre est il allé chercher le feu vert de la commission ?

Toute autre solution serait, par définition, contraire à la
> démocratie. Lorsque, contraint d'ailleurs par les règles européennes, qui
> ne sont que le reflet de la volonté des Etats, donc de la France


non les elus qui n'ont pas respecté le vote des electeurs

, le gouvernement prend la décision qui lui paraît la plus indiquée pour
> l'avenir de la SNCM, cette décision doit être respectée. On peut en
> discuter les modalités d'application, mais la décision finale appartient à
> l'Etat, et à lui seul.
> La France est une démocratie, elle est aussi un *Etat de droit*. Le propre
> d'un Etat de droit est que la loi s'y applique à tous.


Y compris au président quand il s'agit de s'expliquer a la justice sur des
faits
de droit commun n'impliquant pas l'état mais l'individu. (voir le nombre de
non lieu sur erreur de procédure donc sans jugement sur le fond )

Dans le cas présent,
> un certain nombre d'employés de la Société nationale Corse-Méditerranée
> ont cru devoir exprimer leur désaccord sur le plan du gouvernement par la
> violence, dans le mépris du droit, et dans le mépris des droits
> fondamentaux de tous les Corses et de nombreux autres Français.
> Cette violence n'est pas tolérable et elle ne sera plus tolérée.
> La France connaît une situation économique difficile.


Commencons par réduire le train de vie de nos gouvernants et diminuons le
nombre de députés
et sénateurs (+ 25 de prévu et rotation de 6 ans pour satisgaire un plus
gand nombre de battus
electoralement )

Elle ne peut plus se
> permettre de subventionner à fonds perdus des entreprises comme la Société
> nationale Corse-Méditerranée qui a, disons-le, longtemps bénéficié d'un
> traitement de faveur.

Mais elle ne doit plus egalement subventionner les entreprises privées
concurentes

> La décision prise par le gouvernement dans ce dossier est, à présent,
> irrévocable. Toute personne qui s'y opposera, par la violence, au mépris
> des règles de la démocratie et du droit des Français, sera interpellée et
> traduite en justice. »


Voir le dépassement du biget de la présidence
[..]
Brocalan (06/10/2005, 12h49)
Rappelons l'invraisemblable succession des lâchetés de l'Etat dans ce
dossier :
-subventionner la SNCM plutôt que la gérer (les syndicats s'en
chargent);
-subventionner encore plutôt que laisser la SNCM déposer son bilan;
-céder à la violence syndicale en maintenant l'Etat au capital de la
SNCM;
-céder à la violence syndicale en renonçant à interpeller ses
auteurs;
-céder à la violence syndicale en ne faisant pas appel de la
décision de
libérer les deux mutins incarcérés du Pascal-Paoli.

Résultat ? Cédant sur tout(*), l'Etat n'obtient... rien !

e los colhons coma nautres que contunham de pagar per una societat
qu'umilia sos passatgiers !

Auta coardesa de l'estat: l'afaire de la Turquia.
La quita UMP se prononça contra la dintrada de la Turquia barbara en
union europenca, e lo govèrn accepta de charrar amé guela!!!!!

Acò vòu dire qu'avèm pas mai un govèrn UMP mas un govèrn electron
deliéure, qu'es pas mai sostengut per degun.

Lo Chiracò-Sarkozò-Villepinisme es lo Vichysme del temp de patz !
hungerbuhler (06/10/2005, 12h58)
" on assiste à un "suicide collectif en direct"

Oui, pour le coup JP Elkkabach est sorti (comme souvent) de son rôle
de journaliste en eméttant un jugement complétement partial sur une
situation donnée. Le métier de journalisme ne consiste pas en une
suite d'affirmation gratuite, mais plutôt à poser des questions.

Je ne suis pas sur que la visionnaire Tatcher ait eu des visions du
goût de tous le monde...Ce n'est pas parce qu'un pays va bien
économiquement que ces habitants vont bien également.

Quant à la carrure de chef d'état du "poete marathonien", laissons
juger les francais en 2007 (ou plus tard), perso ce n'est pas ma tasse
de thé, Jacquo l'a mis sur des rails, reste à mettre en marche la
machine à gagner.
Fred de Poitiers (06/10/2005, 14h26)
Bonjour,

Il aurait pu aussi rajouter "qu'on comprend bien qu'avec un salaire mensuel
moyen de 2700?, six mois de vacances par an, la retraite à 55 ans et tout le
reste qui n'a pas été encore "avoué" (car les salariés ne s'en sont bien
entendu pas vanté) on se doute qu'ils ne vont pas lacher le morceau comme
ça...".

Salarié(e) à la SNCM, ça devait effectivement être bien cool, tu m'étonnes !
Le problème, c'est que dans un pays ou liberté, égalité, fraternité, machin
(ou choucroute comme disait mon pote J.Y.)... chaque Français doit
normalement pouvoir bénéficier de telles largesses pour justifier d'une
égalité ! Sans ça, la fraternité, elle n'existe plus de fait.

Or, pour les autres en général, c'est plutôt la moitié de ce salaire, et 5
semaines de congés, soit une sacrée différence. Et comme en plus ça ne
permet pas d'équilibrer les comptes, on écrase ensuite ceux qui n'ont pas la
possibilité de faire grève efficacement et sont obligés de payer en la
fermant et on complète par du rackett généralisé (carburant, fuel
domestique, cigarettes, radars, taxes diverses...) Ca doit être la "liberté"
de casquer et de la fermer. @+
FdP
abourick (06/10/2005, 15h33)
"Yoki" <yokitori> a écrit dans le message de news:
%U61f.14481$Q34.723055...
> Mais le poète marathonien n'a pas la carrure d'un chef d'Etat visionnaire
> comme Margaret Thatcher(**) ou Ronald Reagan, c'est un simple Raffarin bis
> ou Juppé ter.


Je dirais même plus : un Juppé bien terne !

Les mauvaises langues prétendent que c'est une erreur de casting : il
fallait un politicien ayant le culot de Reagan, les couilles de Thatcher (!)
et le cerveau de Juppé. On a eu le culot de Seguin, les couilles de Bayrou
et le cerveau de Debré. Enfin... on a échappé au cerveau de Reagan.
Comment ? Que dites-vous ? Non !!!!!
mj.vuillemin (06/10/2005, 17h06)
Fred de Poitiers wrote:
:: Bonjour,
::
:: Il aurait pu aussi rajouter "qu'on comprend bien qu'avec un salaire
:: mensuel moyen de 2700?, six mois de vacances par an, la retraite à
:: 55 ans et tout le reste qui n'a pas été encore "avoué" (car les
:: salariés ne s'en sont bien entendu pas vanté) on se doute qu'ils ne
:: vont pas lacher le morceau comme ça...".

c'est peut etre vrai......mais je demande a voir !!!
Wand (09/10/2005, 17h50)
"Fred de Poitiers" <glop_glop_fr> a écrit dans le message de
news:b975
[..]
> machin (ou choucroute comme disait mon pote J.Y.)... chaque Français doit
> normalement pouvoir bénéficier de telles largesses pour justifier d'une
> égalité ! Sans ça, la fraternité, elle n'existe plus de fait.


Faudrait aussi se souvenir que nos ministres int fait légaliser la pratique
des enveloppes
alors qu'elles n'auraient jamais du exister et encore mpons avalisées (+70%
,
la retraite apres quelques mois de fonction, et un reclassement au senat les
salariés a cote
ca joue pas dans la meme division, ce sont des minables)
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