gratifiant > sci.* > sci.philo

I&I (25/07/2005, 16h20)
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Pensée du 22/07/2005.

"L'intelligence de l'homme dépend de l'état où se trouvent les cellules
de tous ses organes : le foie, l'estomac, les intestins... Si ces
cellules ne font pas correctement leur travail, sa capacité de penser,
de juger en sera affectée: il aura beau lire et étudier, dans toutes ses
réflexions se projetteront des teintes sombres et des déformations
venant du mauvais fonctionnement de ses organes. Même chez ceux qui sont
considérés comme de grands penseurs, de grands philosophes, combien
d'erreurs ont pour origine les insuffisances des cellules de certains
organes qui entravent l'activité mentale ! Toutes ces insuffisances du
foie, de l'estomac, des intestins, du pancréas... produisent quelque
part dans le cerveau une limite que l'homme ne peut pas franchir. Alors,
comment remédier à ces insuffisances ? En faisant des exercices. Oui,
les exercices préconisés par un enseignement spirituel, ne serait-ce que
les conseils concernant la respiration ou bien la nutrition, n'ont pas
d'autre but que d'améliorer l'état de nos cellules afin d'élargir et
d'améliorer notre compréhension."

Omraam Mikhaël Aïvanhov

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Fu2 to francom.esoterisme
Harpo (25/07/2005, 16h28)
I&I wrote:

> Pensée du 22/07/2005.


Il n'y a qu'un problème avec votre post, c'est le mot 'pensée'.
François Guillet (25/07/2005, 19h48)
"I&I" <djpe> a écrit dans le message de news:
1h05nt4.mezsnqxl52dkN%djpe...
| **-**-**-**-**-**-**-**-**-**-**-**-**-**-**-**-**-**-**-**-**-**-
......

Sur le racisme propagé par I&I :


Sur la secte issue de Omraam Mikhaël Aïvanhov :

" Si vous voulez devenir invulnérable, ne sortez pas de cette forteresse
puissante, indestructible qu'est la Fraternité Blanche Universelle. "
- Omraam Mikhaël Aïvanhov -
------------------------------------
Omraam Mikhaël Aïvanhov (1900 - 1986), né en Macédoine, et "maître
spirituel" a son enseignement transmis par des organismes et des sectes,
dont la plus importante est la "Fraternité Blanche Universelle" (sic).

La FBU est une secte, classée, avec 500 à 2.000 adeptes, comme indiquée
dans le rapport parlementaire français n°2468 du 20.12.95 :


avec des affaires pas nettes,

"La FBU est "cataloguée, dans le rapport parlementaire sur les sectes de
1995,
comme étant d'une extrême dangerosité", dixit l'Huma.
Dixit aussi Libération :



Pour plus de détail, voir :


FG
Procyon (25/07/2005, 21h41)
"I&I" <djpe> a écrit dans le message de news:
1h05nt4.mezsnqxl52dkN%djpe...
[..]
> Gloire au Très-Haut et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.
>
> Fraternité - Egalité - Liberté


Il va nous les casser longtemps, ce lamentable abruti ?
Harpo (25/07/2005, 22h24)
Procyon wrote:

> "I&I" <djpe> a écrit dans le message de news:
> 1h05nt4.mezsnqxl52dkN%djpe...
>> **-**-**-**-**-**-**-**-**-**-**-**-**-**-**-**-**-**-**-**-**-**-

> Il va nous les casser longtemps, ce lamentable abruti ?


Oui.

Il est plus fort que vous, il est plus fort que l'intelligence.
Essayez de parler à une horloge pour la convaincre de s'arrêter !
I&I c'est pareil qu'une horloge mais avec des piles alcalines garanties
à vie.
Procyon (25/07/2005, 23h01)
"Harpo" <trashcan> a écrit dans le message de news:
42e54a9c$0$22273$8fcfb975...
> Procyon wrote:
> Oui.
> Il est plus fort que vous, il est plus fort que l'intelligence.
> Essayez de parler à une horloge pour la convaincre de s'arrêter !
> I&I c'est pareil qu'une horloge mais avec des piles alcalines garanties
> à vie.


Je me demande combien on le paye pour faire ça ? Si ça se trouve, il n'est
pas si bête que ça, de ce point de vue là au moins... :-)))
I&I (26/07/2005, 06h14)
Procyon <patrice.bourrelNOSPAM> wrote:

[..]
> > à vie.

> Je me demande combien on le paye pour faire ça ?273fcfb975...
> Je me demande combien on le paye pour faire ça ?


Toute activité n'est pas vénale ! je ne fais pas çà pour de l'argent.
C'est plutôt un sacerdoce.

> Si ça se trouve, il n'est
> pas si bête que ça, de ce point de vue là au moins... :-)))


Ce n'est pas parce qu'on ne gagne pas d'argent en pratiquant une
activité désinteressée qu'on est - de ce point de vue - si bête que çà.
Procyon (26/07/2005, 09h47)
"I&I" <djpe> a écrit dans le message de news:
1h0afkt.93c6txm9qpN%djpe...
> Procyon <patrice.bourrelNOSPAM> wrote:
> Toute activité n'est pas vénale ! je ne fais pas çà pour de l'argent.
> C'est plutôt un sacerdoce.
> Ce n'est pas parce qu'on ne gagne pas d'argent en pratiquant une
> activité désinteressée qu'on est - de ce point de vue - si bête que çà.
> --
> Fraternité - Egalité - Liberté


Non, mais en se laissant laver le cerveau par une secte médiocre, oui.
I&I (28/07/2005, 05h18)
Procyon <patrice.bourrelNOSPAM> wrote:

> Non, mais en se laissant laver le cerveau par une secte médiocre, oui.


Quelle secte ?
Quintal (30/07/2005, 22h52)
On Mon, 25 Jul 2005 19:48:01 +0200, "François Guillet"
<guillet.francois> wrote:

[..]
>Pour plus de détail, voir :
>
>FG


- yawn -

oeuv

Une page du site

"Sectes, un autre regard"



Enquête sur les

"Associations de défense de la famille et de l'individu"
(ADFI)
et
"Union nationale des ADFI"
(UNADFI)

Partie 1

Les ADFI portent un joli nom trompeur : Association pour la
défense de la famille et de l'individu. Leur défense est en réalité
une attaque. Et de nombreuses familles et individus ont du subir leurs
assauts et ne sauraient dire qu'ils ont été défendus. Pour obtenir les
faveurs des ADFI, il faut en effet être dans le "bon camp" : celui des
athées, des rationalistes et des intégristes laïques. Le reste du
monde peut être écrasé.

Les membres actifs de ces associations, souvent très incultes pour
ce qui concerne la spiritualité, ont initiés une véritable chasse aux
croyances en France.

Leur refus affiché de tout dialogue et leur croisade contre toutes
les formes de spiritualité, sans aucune espèce de discernement, ne
trompe plus grand monde aujourd'hui. Le dossier ci-dessous met en
lumière la nature de cette association subventionnée par l'état.

un dossier de

TÉMOIGNAGE D'UN EX ADEPTE DE L'A.D.F.I

LE VRAI VISAGE DE L'A.D.F.I.

L'A.D.F.I. EN CAMPAGNE

L'A.D.F.I. DÉBOUTÉE

A PROPOS DE L'A.D.F.I.

LA FRANCE CONTRE LA LIBERTÉ RELIGIEUSE

SECTES et SURVEILLANCE DE LA POPULATION

MOUVEMENTS SPIRITUELS L'ignorance des pouvoirs publics !

FICHE PRATIQUE DE DÉLATION ET DE SURVEILLANCE (selon l'ADFI)

Halte au droit de persécution

Un lobby très puissant : le lobby antisectes

TÉMOIGNAGE D'UN EX ADEPTE DE L'A.D.F.I.

Ce témoignage est la reproduction partielle d'un courrier écrit
par un ancien membre d'une A.D.F.I. locale. Pour éviter toutes
représailles, tant à l'auteur de ce courrier qu'à son destinataire,
nous préserverons l'anonymat du premier comme du second.

"Je vous adresse une lettre d'information sur mon court passage au
sein de l'A.D.F.I. de ........................ Certains points m'ayant
paru douteux, je me permets de vous en informer.

Tout d'abord, mon premier contact s'est fait par un ami qui était
membre de l'A.D.F.I., qui me proposa de venir les aider dans leur
action.

Il me proposa donc d'écrire au siège de l'A.D.F.I. de
.................... Quelques semaines après l'envoi de ma lettre, j'ai
été convoqué au siège. On me donna une série de documents sur les
sectes, et on me questionna sur mes motivations, mes amis, mon emploi,
etc.

Quelques semaines après, je reçus une seconde lettre de
convocation à une réunion, mais cette fois-ci pas au siège. Après une
bonne heure d'attente, je fus reçu devant une assemblée d'une dizaine
de personnes qui me questionnèrent sur des sujets très variés mais
toujours très personnels.

Quelques jours après, je reçus une lettre me spécifiant mon
acceptation à l'A.D.F.I. J'avais accès au dossier de toutes les
organisations que l'A.D.F.I. considérait comme sectes, certaines
n'ayant pourtant fait l'objet d'aucune plainte.

Autre chose : bien que l'on m'ait dit que les membres de
l'A.D.F.I. appartenaient à toutes les religions, tous ceux de
l'A.D.F.I. de ............................... étaient catholiques,
certains incarnant même le dogme bien connu : "Hors de l'Église, point
de salut !".

Les membres de l'A.D.F.I. de .................. ne m'ont jamais
donné leur nom et encore moins leur numéro de téléphone. C'est
toujours eux qui me contactaient. Il n'était pas rare que l'on me
conseille de rentrer à mon domicile par des chemins toujours
différents, car les membres de l'A.D.F.I. disaient être suivis par des
membres de sectes.

C'est pour ces raisons que j'ai quitté l'A.D.F.I. : suspicion,
paranoïa, acharnement contre certaines associations malgré le manque
de preuve,...".

LE VRAI VISAGE DE L'A.D.F.I. haut de la page

D'après "Sectes, religions et libertés publiques" de Christian
Paturel

Édition La Pensée Universelle 1996

"La plupart des mouvements "anti-sectes" européens sont des
émanations de l'A.F.F. (American Family Fondation). L'A.D.F.I. figure
d'ailleurs fréquemment dans "The Advisor", une publication de l'A.F.F.
Cette organisation anti-sectes est composée essentiellement de
psychiatres marginaux : Margaret Singer, Jolly West, John Clark, ...).

Au sein de cette structure internationale, les psychiatres
occupent une place de premier plan. Ces derniers sont des spécialistes
des contrôles du mental humain, (hypnose, électrochocs, injection de
drogues), des techniques de manipulation des foules, du
"deprogramming" qui, par des pratiques diverses et violentes, vise à
rétablir la "santé mentale" des individus concernés. Parmi ces
psychiatres :

- Ted Patrick : ancien psychologue de l'armée américaine, qui a
adopté les méthodes brutales de "deprogramming" pour réinsérer dans le
droit chemin les membres des "sectes" (enlèvement, séquestration,
violence...).

- Dr John Clark : Spécialiste du contrôle mental et ancien
assistant du Dr Lindemann de la C.I.A. Il a été sanctionné par le
Conseil de l'Ordre des Médecins du Massachusetts pour avoir interné de
force une personne en raison de ses croyances religieuses. En 1983, il
a proposé un plan visant à faire disparaître les "nouvelles
religions". Clark dénonce les barrières juridiques des sociétés
démocratiques et libérales qui se dressent pour contrarier ses
conceptions personnelles. Ses travaux sont souvent cités dans les
publications de l'A.D.F.I.

- Margaret Singer : Elle fut psychologue militaire et eut des
problèmes avec la justice américaine, qui considéra que ses rapports
de psychiatrie étaient "des jugements de valeurs déguisés sous la
forme d'opinion d'expert".

- Dr Louis West : Il préconisait la stérilisation des Noirs et des
Hispano- américains pour lutter contre la criminalité. Il est souvent
cité dans les publications de l'A.D.F.I. (ex : Bulles).

Les thèses défendues par ces psychiatres suscitent l'indignation
de la psychiatrie américaine : ce sont des marginaux.

- Dr Robert Lifton : Défenseur acharné du "deprogramming", il est
l'auteur d'un ouvrage équivoque sur les pratiques des médecins nazis
dans les camps de concentration.

L'A.D.F.I. est née à Rennes (France) en 1974 à l'initiative du Dr
Champollion et du Psychiatre André Badiche. Elle déclare immédiatement
son attachement aux théories pseudo-scientifiques des psychiatres
américains : John Clark, Margaret Singer et Louis West, visant à la
normalisation de la société qui serait en péril à cause des mouvements
sectaires ou des nouvelles religions.

On retrouve dans l'A.D.F.I. les idées qui animaient les mouvements
antisémites et antimaçonniques qui firent les beaux jours du
gouvernement de Vichy : dénonciation d'une minorité occulte qui
détiendrait la réalité du pouvoir de la finance et qui serait à
l'origine des malheurs de la société. Cette attitude à été mise en
évidence par le C.F.S.D. (4 rue Burq 75018 PARIS). Les sectes ont
remplacé les Juifs et la Franc-Maçonnerie, devenue inattaquable à
cause de son pouvoir politique.

L'A.D.F.I. est la courroie de transmission qui véhicule
l'idéologie totalitaire des psychiatres américains marginaux. Elle
préconise et utilise les méthodes de "deprogramming" du Dr Clark, qui
sont similaires à celles employées par les soviétiques aux belles
heures du communisme pour "soigner" les "dissidents".

L'A.D.F.I. tente régulièrement d'imposer ses thèses aux autorités
publiques, aux médias.... Elle possède ses entrées dans les
Ministères. Par ailleurs, elle est membre de nombreux organismes : la
Commission Consultative Nationale des Droits de l'Homme (rattachée au
Premier Ministre, France) ! ! !

L'A.D.F.I. n'hésite pas à employer les moyens qu'elle dénonce chez
les sectes : désinformation, multiplication de messages répétitifs,
exploitation maximale d'événements dramatiques (Guyana, Waco, le
Temple Solaire... ). Elle se livre ainsi à une véritable intoxication
mentale et exploite au maximum le façonnage des esprits résultant
d'une domination séculaire de l'Eglise Catholique.

Le siège de l'A.D.F.I. est très fréquenté par le clergé, par
l'abbé Trouslard qui y représente le Vatican, mais aussi par Mgr
Vernette, l'abbé Yvon Lemoine, et l'évêque de Tours...). A l'origine,
l'A.D.F.I. bénéficiait de locaux gracieusement offerts par une
paroisse catholique.

Le fondement pseudo-scientifique de l'A.D.F.I. n'est pas porté à
la connaissance des ses membres, pour la plupart sincères. Un discours
leur est diffusé. Grâce à un astucieux habillage, le message est rendu
crédible, attrayant, voire empreint d'altruisme. Derrière cette
vitrine se cache en réalité une idéologie de l'exclusion et de la
haine.

L'A.D.F.I. s'attaque généralement à des groupes soigneusement
sélectionnés pour leur petitesse et leur pacifisme. Son objectif est
de démontrer la nocivité et l'extrême dangerosité des nouveaux
mouvements religieux, afin de ramener les brebis égarées vers l'enclos
déserté de l'Eglise. En fait, elle entre dans le plan de
réévangélisation de l'Église. Elle se livre à une véritable Croisade.

L'A.D.F.I. France est financée par des subventions du Ministère de
la Jeunesse et des Sports (250 000 F), le Ministère de la Santé (200
000 F) et par de nombreuses communes et départements. Un tel soutien
est une hérésie républicaine, les autres pays, par exemple
l'Allemagne, refusant qu'une association de ce type soit financée par
l'état.

La démarche de l'A.D.F.I. n'est ni scientifique, ni logique, ni
républicaine, ni laïque, ni altruiste, ni respectueuse des droits de
l'homme. Elle est par contre historique, opportuniste et conforme à
une certaine tradition de discrimination religieuse."

C. Paturel signale :

· l'existence d'une revue : BULVAAR, qui est un Bulletin de
liaison pour la vérité sur les associations anti-religieuses. Adresse
: UNVAR, 15 rue des fermiers, 75017 Paris.

· Une étude de Pierre Barrucand (du CNRS) : "Les sectes
anti-sectes", ou il critique vivement l'A.D.F.I.,

· du même auteur, (P. Barrucand), Haines d'hier et d'aujourd'hui,
campagnes anti-juifs, anti-franc-maçons, anti-sectes.

· La revue "Mouvement religieux", B.P. 733 57207 SARREGUEMINES, à
propos d'articles de Bernard Blanche sur l'A.D.F.I.

L'A.D.F.I. EN CAMPAGNE haut de la page

Extrait de "Haines d'hier et d'aujourd'hui" "Campagne anti-juifs,
anti-maçons, ..."
de Pierre Barrucand

"Quand je vois un mouvement comme l'A.D.F.I. (Association de
Défense de la Famille et de l'Individu), j'ai l'impression qu'on y
rencontre surtout des personnes qui sont en proie à une obsession, une
intoxication. Autrement dit, ils subissent exactement le phénomène
qu'ils croient devoir dénoncer - sans le début d'une preuve - contre
un certain nombre de religions plus ou moins minoritaires. Si
manipulation mentale il y a, elle est le fait de l'A.D.F.I., dont les
membres s'intoxiquent mentalement eux-mêmes.

... Mais ce qui est absolument stupéfiant, c'est de voir un
mouvement confidentiel et quasi-secret comme l'A.D.F.I. être pris au
sérieux par certains journalistes, voire certains milieux officiels.
Elle est le pivot central d'une campagne de désinformation. C'est
pourquoi cette association est redoutable et perverse. En effet, elle
reproduit, presque mot pour mot, les campagnes du début de ce siècle,
celles de Mgr Jouin, de l'abbé Tourmentin et de bien d'autres. Elle
fonde toute son action, au mieux sur la polémique méchante, au pire
sur la délation et la désinformation. On y retrouve presque les
accents du journal "Au pilori !", au temps de l'Occupation.

On remarque cependant une différence sérieuse entre l'A.D.F.I. et
les disciples de Mgr Jouin ou de l'abbé Tourmentin. Ce mouvement a su
se donner une image respectable et est parvenu à tromper la presse et
même parfois les pouvoirs publics. Cette "secte" - au sens le plus
péjoratif du terme - est arrivée ainsi à une certaine puissance,
réalisant donc en partie les fins ténébreuses qu'elle attribue à ceux
qu'elle combat, unissant avec habileté le rationalisme athée de
certains et l'intransigeance doctrinale théologique d'autres, et
surtout arrivant à se faire passer comme sérieuse et objective.

Dans le cas de l'A.D.F.I., j'ai eu l'impression de gens qui sont
véritablement intoxiqués par leur mythologie et qui vivent dans un
univers complètement fantasmatique. Je pense que Mgr Jouin, même s'il
fut un brave prêtre par ailleurs, était certainement un personnage de
ce genre. Je voudrais ajouter que l'A.D.F.I. est parfaite dans son
rôle de secte anti-secte : c'est une espèce de structure complètement
figée.

Par ailleurs, les activités de l'A.D.F.I. ne sont-elles pas en
contradiction formelle avec la loi antiraciste en vigueur en France ?
Il est inadmissible qu'il y ait une lecture "à deux vitesses" de cette
loi et que la presse accepte de répéter les accusations insensées
d'une "secte anti-secte" composée de monomanes.

Il est bien évident que ce que je dis ne saurait justifier en
aucun cas les agissements de tel ou tel groupe qui se livrerait à des
activités criminelles. Il s'agit simplement du droit de pratiquer une
religion et d'exprimer ses convictions. Il faut que la presse et les
pouvoirs publics deviennent conscients de la vraie nature de
l'A.D.F.I.

Un permanent de l'A.D.F.I. est allé jusqu'à affirmer qu'"un membre
d'une secte n'est pas une personne authentique". On peut dans cette
phrase remplacer "membre d'une secte" par "catholique pratiquant,
libre-penseur, pasteur protestant, diacre évangélique, membre d'un
parti politique..." (rayer les mentions inutiles), sans lui donner
moins de véridicité, voire de vraisemblance. Et pourquoi pas "membre
de l'A.D.F.I." ?"

L'A.D.F.I. DÉBOUTÉE haut de la page

En date du 12 septembre 1997, le Tribunal de Grande Instance de
Paris a débouté l'UNADFI de son action pour diffamation à l'encontre
de Louis Pauwels, écrivain et editorialiste, aujourd'hui décédé, et du
Directeur de publication du Figaro.

L'association s'était estimée diffamée dans l'article publié dans
Le Figaro du 24 octobre 1996 sous le titre Sectes : l'esprit
d'inquisition, par le passage ci-après : " Depuis 1975, se sont
instaurées des associations anti-sectes qui accusent globalement leurs
adversaires de déstructurer les individus et de menacer les familles.
La plus virulente d'entre elles est l'ADFI (Association pour la
Défense de la Famille et de l'Individu). Elle catalyse, sinon promeut
des attaques contre les groupes spirituels non conformes. J'apprends
qu'elle s'inspire d'un courant de la psychiatrie américaine visant à
la normalisation de la société par la destruction des nouvelles
religions. [...] cette guerre contre les sectes réveille l'esprit
d'inquisition et s'apparente dans bien des cas aux procès en
sorcellerie où la rumeur tenait lieu de preuve. " Il suffit désormais
d'accuser un groupe marginal de captation de la personnalité et
manipulation mentale pour qu'il se trouve rangé au nombre des sectes,
et, par là même, mobiliser contre lui l'opinion générale. Cette
nouvelle chasse aux sorcières bénéficie des subsides de l'État, et,
sauf exceptions, du soutien sans réflexion des médias. "

La Cour a jugé que l'article traduisait, " de la part du
journaliste, une mise en garde contre les excès pouvant porter
atteinte à la liberté de pensée et d'expression, ainsi qu'un appel à
la tolérance dans la légalité. Or, dans une société démocratique, la
manifestation d'un tel point de vue doit, à l'évidence, pouvoir
contribuer, au même titre que d'autres prises de position, au débat
public sur le phénomène sectaire".

A PROPOS DE L'A.D.F.I. haut de la page

D'après "Les radis de la colère", de Jean-Pierre Joseph

"Très discrètement, depuis plusieurs années, se sont constituées,
dans toutes les régions, des associations qui, par la suite, se sont
regroupées et qui forment aujourd'hui la très célèbre ADFI
(Association de défense de la famille et de l'individu). Ce mouvement
reçoit de très fortes subventions de divers ministères et des
collectivités locales. Par son intermédiaire, il est possible à toute
personne se prétendant victime d'une secte de percevoir une indemnité
lui permettant de se réinsérer dans la société. Il est donc fort
possible que les individus qui viennent se plaindre sur les plateaux
de télévision des "manipulations" qu'ils auraient subies, soient ceux
qui viennent de toucher des subventions. Si tel est bien le cas, nous
nous trouvons dans l'hypothèse unique et exceptionnelle du témoin qui
est "passé à la caisse" avant de déposer...

L'A.D.F.I. est un organisme rassurant : regroupement
d'associations locales, elle met en avant ses administrateurs
bénévoles, d'un certain âge, le plus souvent d'un âge certain, qui,
bien que combattant tout sectarisme, encouragent vivement la
"réinsertion" par la prière au sein de l'Eglise (catholique, bien
sûr). Ces gens calmes et rassurants utilisent, sans qu'on s'en rende
compte, les méthodes qu'ils dénoncent : démarchage, harcèlement
téléphonique, tant auprès des "victimes" qu'auprès des "adeptes",
encouragement à la délation, conférences et discours de propagande,
etc.

Une avocate du barreau de Paris s'étonnait récemment de la
présence au conseil d'administration national, auquel elle avait été
invitée, d'un ancien colonel des services secrets de l'armée
française. Pour le militant de base de l'A.D.F.I., il faut bien
justifier les subventions reçues en identifiant un maximum de sectes.
Pour celui qui subventionne, il semble que le but soit plus subtil.
Progressivement, dans l'inconscient collectif, chemine l'idée selon
laquelle s'il existe une association (à but "non lucratif") qui
pourchasse les "sectes", c'est qu'il existe des sectes et que cela
représente un danger réel. Le citoyen n'a donc pas du tout
l'impression d'être manipulé, puisque le militant de base n'en a pas
lui-même l'impression. Bien plus, le militant de base croit faire
oeuvre humanitaire et n'a pas du tout conscience des énormes enjeux
financiers ayant amené le gouvernement à faire la promotion de son
association.

L'A.D.F.I. intervient d'une manière inhabituelle auprès des
services publics (Education nationale, le plus souvent) pour signaler
que telle personne fait partie d'une "secte". Elle intervient auprès
de la justice en adressant des courriers aux magistrats, au nom de la
défense des individus. Elle suggère même, au nom de la défense de la
famille, de faire placer les enfants vivant avec leurs parents dans
une "secte", directement à la DASS. Ainsi, depuis plusieurs années,
elle a rempli son rôle : l'opinion publique pense maintenant qu'il
existe en France de nombreuses sectes, et surtout que ces sectes sont
dangereuses."

LA FRANCE CONTRE LA LIBERTÉ RELIGIEUSE haut de la page

Après que le Département d'État américain et l'ONU aient condamné
la France pour son attitude vis à vis des minorités spirituelles,
l'OSCE épingle la "patrie des droits de l'homme" pour violation de la
liberté religieuse. L'OSCE - Organisation pour la Sécurité et la
Coopération en Europe - a tenu à Vienne, le 22 mars 1999, une
conférence sur le thème de la liberté de religion en Europe. Y ont
participé des délégations de tous les pays de l'OSCE et plus de 100
organisations religieuses et non gouvernementales. 70 délégations ont
pris la parole dans ce débat consacré au pluralisme religieux et aux
violations de la liberté religieuse. A l'occasion de cette conférence,
la Fédération Internationale d'Helsinki pour les Droits de l'Homme a
présenté son rapport "Discrimination religieuse et violations des
engagements d'Helsinki" Ce rapport montre que des démocraties
européennes violent leurs engagements relatifs à la liberté de
religion et à la tolérance religieuse. Voici ce que dit ce rapport de
la situation française : "Depuis 1996, une montée de l'intolérance et
de la discrimination a été observée en France à l'égard des nouvelles
religions". En janvier 1996, l'Assemblée Nationale a publié le rapport
Guyard, contenant une liste de 172 sectes ou cultes jugés dangereux.
Ce rapport a engendré des articles de presse calomnieux à l'égard des
minorités religieuses, a fait circuler des rumeurs et des informations
fausses, et constitue une incitation à l'intolérance religieuse. Dans
ce contexte, une multitude de situations et de formes de persécution
virtuelle se sont développées. Les minorités religieuses ont été
publiquement marginalisées et stigmatisées. Le gouvernement français a
établi une "Mission Interministérielle de Lutte contre les Sectes" -
la MILS - avec à sa tête Alain Vivien, la figure de proue du mouvement
anti-sectes.

Alors que d'autres rapports à l'étranger - Suède et Italie -
recommandent le dialogue avec les dites "sectes", la France a choisi
la confrontation ouverte. Cette attitude a engendré des articles de
presse calomnieux, des pertes d'emploi, de la discrimination
religieuse de la part des autorités françaises et la montée de
l'intolérance de la part de la société civile à l'égard des gens de
tous milieux à cause de leurs croyances religieuses. Le CESNUR -
Centre d'Etudes des Nouvelles Religions - rend ainsi compte de la
conférence de l'OSCE : "Si la Russie, la Belgique, la Grèce, la
Biélorussie et l'Ouzbékistan ont aussi été critiqués, c'est surtout la
France, avec sa politique sur les "sectes", qui s'est trouvée dans le
box des accusés". En prenant la parole au nom de la France, Denis
Barthélémy, secrétaire général de la Mission Interministérielle de
Lutte contre les Sectes, dans un discours très émotionnel et au ton
franchement hystérique, a déclaré que toutes les attaques contre la
France "émanaient de la Scientologie ou des Témoins de Jéhovah". Ce
commentaire a paru ridicule du fait que les critiques de la politique
française et de la mission interministérielle sur les sectes (MILS)
venaient de plusieurs gouvernements et ONG indépendantes. Monsieur
Barthélémy a montré l'intolérance des milieux de la MILS qui, non
seulement substituent à la discussion et au dialogue une attitude
"complotiste" paranoïaque - tous ceux qui critiquent la MILS sont des
agents de la Scientologie ! - mais proposent comme position officielle
de la France en matière de liberté religieuse des notions hostiles à
la religion qui remontent à l'anticléricalisme du 19e siècle.

SECTES et SURVEILLANCE DE LA POPULATION haut de la page

Pour contrer les sectes, le ministre de la justice, madame
Élisabeth GIGOU demande aux associations spécialisées dans la lutte de
déterrer les affaires en plus grand nombre.

Par la circulation aux magistrats et aux juges de France du
01.12.98, le Garde des sceaux présente l'action de la nouvelle mission
interministérielle sur les sectes tout en regrettant le manque de
plaintes. Il n'y aurait pas assez de dénonciation, permettant
d'enclencher les poursuites.

Pour pallier à celle carence d'affaires. Le ministre de la justice
a chargé les juges de travailler en collaboration plus étroite avec
l'ADFI et le CCMM supposés collecter des témoignages à charge. Les
associations anti-sectes sont donc officiellement mandatées pour
enregistrer les plaintes et les dénonciations par le biais de leurs
nombreuses antennes à travers la France.

L'ADFI n'a pas attendu le feu vert officiel car il y a des années
qu'elle diffuse une liste de critères précis permettant de savoir si
une personne de notre entourage appartient à une association, un
groupe, une société ou un club quelconque. La liste des symptômes
définis par l'ADFI recouvre la plupart des comportements
non-conformistes et privés : "Changement de mode vestimentaire et de
régime alimentaire, courrier et appel téléphonique abondants, sorties
et voyages, intérêt pour une cause nouvelle, emprunt d'argent, long
temps de lecture et de méditation...". Ces critères sont dans une
brochure disponible dans les organismes publics.

Il est donc conseillé de prévenir l'ADFI ou les renseignements
généraux si un de nos proches présente un de ces "symptômes" ou un
trait de non-conformisme similaire. Lorsque le "diagnostic" est
établi, l'ADFI recommande de surveiller discrètement les amis et les
relations de la personne suspectée. Il faut noter leurs numéros de
téléphone et adresses et tenir un journal quotidien de leurs faits et
gestes. Le CCMM - Centre Contre les Manipulations Mentales - a dressé
le catalogue des pratiques pouvant tomber sous le coup d'un délit de
secte. Il s'agit de la plupart des méthodes thérapeutiques non
conventionnelles comme la naturopathie, le jeune, la sophrologie, la
méditation et les techniques issues du "nouvel âge". Le docteur
ABGRAL, expert auprès de la mission interministérielle sur les sectes
y ajoute l'homéopathie : un grigri occulte sans aucune efficacité !!!

L'ADFI a également identifié les domaines à risques comme les
cours de yoga, la thérapie parentale, les conférences sur les ovnis et
les sujets ésotériques... mais aussi des commerces sensibles comme les
librairies spiritualistes, les restaurants végétariens et les circuits
de produits biologiques.

Comment s'assurer que les plaintes recueillies ne sont pas
motivées par l'intolérance, les préjuges ou la malveillance? Cette
question n'a pas été débattue.

L'histoire enseigne que les Français ont un sens civique plutôt
prononcé lorsqu'il s'agit de dénonciation, mais il est désormais légal
d'accuser quelqu'un d'appartenir à une secte pour le déclarer inapte à
recevoir un héritage, jeter la suspicion sur un voisin antipathique ou
un collègue dont on désire la place, ou se venger d'une déception
amoureuse !!!

Après le "colis suspect" voilà que nous passons massivement à
"l'homme suspect" s'il explore des voies non-conformistes! C'est le
message que la France s'apprête à apporter au monde.

Donc mettez-vous bien cela dans la tête :

· si vous changez de mode vestimentaire, de régime
alimentaire;

· si vous recevez du courrier et des appels téléphoniques
abondants;

· si vous faites des sorties et des voyages;

· si vous avez un intérêt pour une cause nouvelle;

· si vous avez un emprunt d'argent;

· si vous avez de long temps de lecture et/ou de
méditation;

· si vous êtes soignés ou si vous pratiquez les thérapies
et les techniques non reconnues officiellement comme le
naturopathie, le jeune, la sophrologie, la méditation, les techniques
"Nouvel Âge" (qui peut préciser ce que c'est au juste),
l'homéopathie, le yoga;

· si vous vous intéressez à ces sujets ou à celui des
ovnis ou à l'ésotérisme...

Vous êtes suspect !

Le message "aimez-vous les uns les autres" se transforme de
manière innovante en "Épiez-vous les uns les autres". Vous pouvez vous
rendre utile en diffusant cette information auprès de vos amis et
auprès de votre praticien de yoga, de sophrologie, de votre
homéopathe, de votre naturopathe, de votre magasin bio! A votre bonne
réflexion. Et en espérant que nous serons nombreux à dire NON!

MOUVEMENTS SPIRITUELS haut de la page

L'ignorance des pouvoirs publics !

On veut faire rentrer tout le monde sous le même joug, dans le
même moule. Or la création, la valeur humaine ne vivent que par un
dépassement ; c'est toujours le nouveau, l'action qu'il faudrait
prôner mais nous n'en avons pas assez la force et nous ne comprenons
pas assez l'intérêt de la spiritualité. Auteur de plus de quarante
ouvrages sur le symbolisme, directeur de plusieurs collections,
Jean-Pierre Bayard est connu pour son apport à la compréhension des
traditions universelles et particulières, comme celles de la
franc-maçonnerie et du compagnonnage.

Joël Labruyère : Vous publiez régulièrement des livres sur le
symbolisme et les sociétés initiatiques. Quel est le sens de vos
recherches actuellement ?

Jean-Pierre Bayard : La pensée traditionnelle anime tous mes
écrits, une quarantaine d'ouvrages. J'ai toujours voulu montrer, à
partir des valeurs symboliques le dépassement de l'homme qui est à la
recherche de lui-même. J'ai écrit un abécédaire des expressions
symboliques qui se trouvent dans la maçonnerie, le compagnonnage, les
rose-croix, le celtisme et dans les pensées qui sont à la base de
notre spiritualité. Un ouvrage bien sûr toujours à compléter. J'ai
entrepris également dans la même pensée une recherche sur les vierges
noires en interrogeant les valeurs symboliques qui peuvent s'y
rattacher.

J. L. : Vous parlez de "pensée traditionnelle". Comment la
définiriez-vous ?

J.-P. B. : Nous n'avons qu'une tradition, unique, universelle, de
laquelle tout émane et chaque peuple, chaque civilisation, chaque
religion y puise un point particulier. La Tradition est véhiculée par
les mythes, les symboles, l'art de mémoire, sans se confondre avec les
coutumes populaires qui sont des éléments exotériques et non plus
sacrés. C'est pourquoi on voit beaucoup de ressemblances entre toutes
nos traditions et qu'on retrouve les mêmes symboles adaptés à un usage
particulier et à des coutumes locales.

J. L. : Votre dernier ouvrage traite des sectes et des sociétés
secrètes. Quelle est la définition que vous donnez de la secte ?

J.-P. B. : Actuellement on donne le plus souvent une connotation
péjorative au mot "secte" sans que l'on puisse en donner une
définition précise. Je dirais que c'est une assemblée de personnes qui
pensent la même chose, qui restent dans une pensée commune qui leur
est donnée par un enseignement, une morale, par des valeurs
extérieures. Tous les chrétiens ont la même pensée sur l'Église. Un
autre groupe aura une autre conception. Il existe des groupes "Nouvel
Age" se réclamant d'un néo-spiritualisme qui cherchent malheureusement
à séparer leurs adeptes de leur entourage, de la société. Des membres
installés à vie profitent alors des avantages matériels et provoquent
des ruptures alors qu'ils ne devraient prôner que la fraternité entre
tous les hommes.

Mais tous les groupes n'ont heureusement pas ces structures ; la
plupart, face au vide de notre civilisation industrielle cherchent à
s'unir pour une amélioration de l'homme et tenter d'ouvrer dans les
meilleures conditions. S'ils pensent avoir trouvé quelque chose de
valable, ils cherchent à le transmettre. Je pense par exemple aux
Témoins de Jéhovah qui dépendent du christianisme. Ils appliquent à la
lettre les écritures et ils transmettent leur message afin que nous
puissions rejoindre le ciel, être parmi les élus. Il y a donc un
respect à avoir devant leurs croyances que l'on n'est pas obligé de
partager.

J. L. : Que recommanderiez-vous à quelqu'un qui veut participer à
un de ces groupes ?

J.-P. B. : Il faut naturellement faire attention avant de
s'engager. Mais la personne doit faire abstraction de ce qui peut lui
être dit ; elle doit juger par elle-même. Entrer dans un groupe c'est
essayer de mettre son aspiration spirituelle en conformité avec ce qui
va lui être donné. Il y a donc une étude intérieure à faire pour
éprouver la sincère, la loyauté. Il faut également essayer de voir ce
que le groupe, dans lequel on veut entrer, a comme forme extérieure et
ce qu'il peut transmettre. Celui qui dirige doit être désintéressé, il
ne devrait pas y avoir de question d'argent, pas d'enrichissement ou
culte de la personnalité, mais seulement une répercussion morale
positive sur l'ensemble du groupe.

J. L. : Que pensez-vous de la façon dont on aborde actuellement la
question des sectes ?

J.-P. B. : Les gouvernements veulent se mettre à l'abri des
critiques de l'opinion publique, elle-même manouvrée par des slogans.
Ils n'envisagent pas les groupes sur le plan spirituel et n'étudient
pas les groupes dans le fond de leur comportement. L'historien des
religions doit faire des études et des rapprochements localement et à
l'échelle mondiale parfois pendant toute une vie pour pénétrer un
esprit nouveau. On n'interroge pas suffisamment ceux qui pourraient
connaître et qui ont étudié ces différents mouvements. Je pense à ces
professeurs qui sont payés par ces mêmes gouvernements, face auxquels
des hommes politiques vont adopter, sans beaucoup de discernement, des
positions tout à fait opposées. Par exemple, des professeurs ont fait
des études sociologiques sur Nouvelle Acropole qui montrent que ses
anciens membres, ceux qui l'ont quitté, ne la considèrent pas comme
une secte, mais au contraire comme un groupe qui ouvre pour la
fraternité humaine. Pourtant elle est présentée de façon tout à fait
opposée. Il y a beaucoup de travaux valables dont on ne tient pas
compte.

J. L. : Quelle vous semble être la légitimité des commissions
parlementaires pour traiter la question ?

J.-P. B. : En France je me suis manifesté auprès d'un groupe
parlementaire qui a travaillé sur ce thème. Il m'a été répondu en me
remerciant que les membres pouvaient prendre contact avec les
personnes que je leur suggérais de contacter car ils ne travaillaient
qu'entre eux, dans le secret. C'est regrettable. Ces parlementaires
ont très certainement de solides qualités humaines et politiques, mais
ils ne sont pas spécialisés dans un domaine complexe, difficile à
comprendre. Ils n'en ont pas le temps et ce n'est pas leur fonction.
C'est au-delà de leur compétence. Ils s'appuient sur les rapports des
Renseignements généraux qui n'ont pas cette mission et dont les
valeurs d'investigation sont différentes : ceux-ci ne peuvent être
tenus pour responsables dans les jugements d'interprétation. Pour
prendre un autre exemple, je pense à l'Office Culturel de Cluny qui a
été présenté comme une secte. Ce groupe qui fait partie de l'Église
Catholique n'a pas été auditionné par la commission parlementaire, pas
plus que l'Église Catholique. Parmi bien d'autres cas qui méritent une
étude plus attentive on peut encore citer la Rose Croix d'Or de Harlem
en rapport aussi avec l'esprit cathare. Tout ce qui ne correspond pas
aux idées dominantes est mis à l'index, alors que nous devons avoir la
liberté de pensée.

J. L. : Que pensez-vous du rapport parlementaire en France ?

J.-P. B. : Le rapport des députés peut apporter une gêne
considérable à certains groupes jugés, sans preuve réelle, comme
dangereux. En les désignant on crée un mouvement contre eux alors
qu'on les ignorait et qu'on ne parlait pas d'eux avant le rapport...
Moi-même dans mon livre j'étais gêné car je ne savais pas s'il fallait
que je les cite ou que je donne leurs adresses. Par une vindicte
organisée on parvient à des désastres : par exemple, Nouvelle Acropole
a été attaquée dans ses bureaux. D'autres groupes mis à l'index
subissent le même sort, perdent leur réputation. Tout cela parce qu'on
ne fait pas d'effort pour comprendre leur réelle motivation, alors que
nos lois devraient suffire pour les inculper ou non.

J. L. : Quelles sont pour vous les conséquences de cette situation
?

J.-P. B. : Lorsque l'on veut faire freiner un mouvement sans
essayer d'en comprendre la valeur intérieure, sans pouvoir l'analyser,
il y a mesure arbitraire et atteinte à la liberté individuelle. La
valeur spirituelle, la valeur artistique demandent qu'il y ait la plus
large compréhension. Les artistes, qui sont des créateurs, devancent
leur époque et sont toujours mis à l'index. Pourquoi ne jugerait-on
pas Picasso en dehors de notre société si on l'analyse en fonction de
ce qui a été fait artistiquement avant ? Il faut de même pouvoir juger
sereinement ces "sectes" qui dérogent par rapport à un mode de
réflexion habituel.

J. L. : Votre vou ?

J.-P. B. : Il faut espérer que cette division due au phénomène
sectaire ne sera que de courte durée et n'aura été qu'une "mode", que
notre civilisation qui veut défendre la liberté et les droits de
l'homme, saura s'élever au-delà des querelles humaines pour
s'intéresser et se fondre dans le sacré, la véritable richesse de
l'homme évolué.

FICHE PRATIQUE DE DÉLATION ET DE SURVEILLANCE (selon l'ADFI) haut
de la page

Avertissements

Ne vous sentez surtout pas obligés de tenir compte des
instructions suivantes !

Comment reconnaître une personne en danger?

Il se peut que, dans votre entourage ou dans votre famille, vous
connaissiez une personne au comportement non conformiste. L'ADFI a
dressé une liste de symptômes qui confirmeront vos doutes :

- Modification du comportement, de la tenue vestimentaire, du
vocabulaire, des centres d'intérêt.

- Déplacements en France et à l'étranger.

- Réunions en semaine, le week-end.

- Nombreux appels téléphoniques, courrier abondant.

- Long temps de lecture ou de méditation.

- Régime alimentaire.

Alors, si cette personne manifeste plusieurs de ces symptômes,
n'hésitez pas à vous renseigner auprès de l'ADFI la plus proche afin
de pouvoir l'aider.

Mesures à prendre

- Noter les noms, adresses et numéro de téléphone des personnes
liées aux activités de la personne suspectée.

- Tenir un journal des événements concernant les relations de la
personne suspectée.

- Observer les lectures, le vocabulaire, les horaires, les noms et
les surnoms de ceux qui constituent l'environnement de la personne
suspectée.

Lieux à surveiller et activités suspectes.

Librairies ésotériques, cours de yoga, magasins diététiques,
conférences et salons spécialisés, homéopathes et médecines douces,
psychanalystes jungiens, sexologues, développement personnel, groupes
de prière, accompagnement des mourants, ufologie, agriculture
biologique, communautés religieuses, écoles privées, cours
d'expression artistique, spiritualités orientales, presse, sociologues
et scientifiques indépendants...

Si vous entrez dans l'une ou l'autre de ces catégories, il est
urgent d'aller vous dénoncer vous-même, avant que la "brigade de
recherche antisecte" de la gendarmerie nationale ne vous convoque pour
vous demander si "vous brûlez de l'encens ou si vous allumez des
bougies pour méditer". (Interrogatoire d'une jeune fille dénoncée par
sa mère).

Halte au droit de persécution haut de la page

Appendice au rapport parlementaire sur les sectes daté du 10
janvier 1996

Quelques échos sur l'A.D.F.I. LIBÉRATION - 5 OCTOBRE 1999

L'U.N.A.F.D.I. renonce à poursuivre « Libération»

La principale association antisecte, l'U.N.A.D.F.I., s'est
désistée vendredi du procès qu'elle avait intenté à Libération, à
trois jours de l'audience, prévue hier à Paris. L'Union Nationale des
Associations de Défense de la Famille et de l'individu avait porté
plainte avec constitution de partie civile après la parution, le 30
mars 1998, d'un article « le complot qui fit de Bernard Lempert un
gourou» . Libération montrait que ce psychothérapeute avait été classé
par erreur dans la liste des sectes après l'étrange alliance des
représentants bretons de l'U.N.A.D.F.I. et d'une association qui
regroupait des malfaiteurs d'enfants et dont le président était un
nostalgique de la Waffen SS.

SUD-OUEST - 16 OCTOBRE 1999

Une association anti-secte condamnée

A la demande d'une mère de famille en plein divorce, la présidente
régionale de l'A.D.F.I. a produit une attestation stipulant que
l'ex-époux participait à un groupe à tendance sectaire. Les deux
femmes ont été condamnées.

Épineuse et dramatique. On peut qualifier ainsi l'affaire qui a
mobilisé le tribunal correctionnel de Saintes une bonne partie de
jeudi après-midi. Épineuse parce que l'Église catholique était
directement impliquée dans les débats. Dramatique parce qu'elle met
aux prises un couple en plein conflit familial.

M. et Mme D. ont une fille, L., aujourd'hui âgée de 18 ans.
Atteinte d'une grave maladie nerveuse, elle suit un lourd traitement
dès son plus jeune âge. La maladie bouleverse l'existence du couple
et, sans qu'il y ait de lien de cause à effet, M. et Mme D. finissent
par divorcer. Une séparation qui ne se passe pas dans les meilleures
conditions. M. et Mme D. sont déjà passés devant le tribunal : Mme D.
avait été relaxée (on lui reprochait alors de bafouer le droit de
garde du père).

Pour leur fille, le couple est prêt à tout. M. D. est très
croyant. Il participe à un groupe de prières sous la direction de
l'aumônier des Petites soeurs des pauvres. Il consulte même un
guérisseur « parce que, quand la médecine traditionnelle échoue, on se
tourne toujours vers d'autres médecines» .

Qu'en est-il de ce guérisseur ? « J'ai assisté aux séances par
trois fois, affirme la mère. On m'a placée au fond de la pièce et on
m'a accusée d'être le démon. J'ai eu peur et, sur le conseil de
personnes hautement qualifiées, j'ai contacté l'A.D.F.I.» .

LES CIERGES, LE SEL ET LE DÉMON

L'Association de Défense des Familles et des Individus est bien
connue. Elle a les oreilles de la Commission parlementaire luttant
contre le pouvoir des sectes. Sa présidente régionale, Marie-Noëlle
Dumas de la Roque Bernard, écoute attentivement les propos de Mme D.
La croyant sur parole, elle rédige une attestation stipulant que « le
groupe auquel participe M. D. a des dérives sectaires et comporte un
grave danger pour la santé de L.» .

Il faut dire que la présidente de l'A.D.F.I. se base sur deux
documents établis par un professeur parisien, M. Dulac (qui
bizarrement n'a pas été convoqué à la barre). Celui-ci constate une
dégradation de l'état de santé de L. quand elle va en week-end chez
son père. Le deuxième document spécifie que L. a déclaré au professeur
que son père l'empêchait de prendre des médicaments.

Une affirmation farouchement rejetée par Maître Moulineau,
l'avocat de M. D. : « L'enfant, qui n'a que 5 ans d'âge mental, a été
manipulée par sa mère. C'est une attitude scandaleuse. Jamais M. D.
n'a empêché sa fille de prendre des médicaments. Au contraire. Comment
peut-on dire cela d'un homme qui a maintes fois réanimé son enfant
alors qu'elle était tombée dans le coma» .

Me Moulineau cite alors l'article 9 de la convention européenne
des droits de l'homme sur la liberté de culte. « Que je sache,
l'église catholique ne figure pas au nombre des sectes répertoriées
par la Commission parlementaire. Quant au guérisseur, un homme dont
les honoraires se montent à dix francs pour acheter des cierges,
jamais il ne s'est substitué à la médecine et n'a empêché la prise de
médicaments. La seule aide qu'il apporte, c'est la prière. Faut-il
donc fermer Lourdes ?» .

Puis, Me Moulineau évoque le cas de la présidente de l'A.D.F.I. «
Vous avez été manipulée et vous êtes tombée dans le panneau. Votre
attitude est dangereuse» . Parlant du manque d'investigation de
l'A.D.F.I., l'avocat évoque alors quelques détails : « On parle
d'invocation par le sel parce que mon client a un sac de sel de 21
kilos dans son garage. Or, il se trouve que mon client travaille dans
les services techniques d'une ville. Et du sel comme celui-là, il y en
a des tonnes dans les entrepôts. Ce sel ne sert qu'en cas de verglas»
..

Pour le ministère public, Melle Spielmann abondera dans le sens de
la partie civile. « Je suis déçue et en colère, car en accusant sans
preuve, vous mettez en péril la crédibilité de votre association. Ce
n'est pas parce qu'une bougie brûle en permanence chez M. D. qu'il
participe à un mouvement sectaire» .

DES PREUVES

Intervenant pour Mme Dumas de la Roque Bernard, Me Cambar-Vidot
épluchera l'attestation rédigée par sa cliente. « Elle n'a jamais dit
que M. D. faisait partie d'une secte mais qu'il participait à un
groupe ayant des dérives sectaires. C'est le cas. Car ce groupe met en
ouvre des moyens, en l'occurrence des prières, pour se substituer à la
médecine. Je plaide donc la relaxe» . Idem pour Me Geoffroy, qui se
basera sur les déclarations du professeur Dulac en intervenant au nom
de Mme D. : « Jamais cette attestation n'a été utilisée dans le cadre
du divorce» .

Dans son délibéré, le tribunal ne suivra pas la défense. Au
contraire, il condamnera les deux femmes à verser 5.000 francs, dont
2.000 avec sursis, à M. D. Elles devront également lui verser
solidairement une somme de 1.000 francs et règleront les frais de
dossier. Après la lecture de son délibéré, la présidente du tribunal,
Mme Cochaud-Doutreuwe, recommandera fermement à la présidente de
l'A.D.F.I. d'agir avec moins de légèreté et plus de preuves.

Un lobby très puissant : le lobby antisectes haut de la page

Extrait de « Lettre ouverte à la "secte des adversaires des
sectes"» , de Anne Morelli

On peut certes comprendre que des drames familiaux comme celui que
vécut Roger Ikor à travers la mort de son fils aient engendré des
associations antisectes (dans son cas, le C.C.M.M., Centre de
documentation, d'éducation et d'action Contre les Manipulations
Mentales, aussi appelé "Centre Roger Ikor"). Mais il me semble suspect
que, à travers le monde, des milliers de personnes liées entre elles
par un réseau international aux multiples ramifications vivent pour et
par la chasse aux sectes.

Leurs méthodes sont partout semblables : jeter le discrédit sur
tous les groupes religieux en dehors des grandes religions classiques
et semer à ce sujet la désinformation. La "secte des adversaires des
sectes" tenaille donc particulièrement les médias et le monde
politique, mais ne néglige pas non plus l'approche du monde de la
recherche universitaire. En France, deux associations se partagent ce
"marché", correspondant aux deux options fondamentales de la société
française : l'une est laïque (C.C.M.M.) et l'autre est catholique
(U.N.A.D.F.I.).

En Belgique, ce lobby international est également représenté par
des associations liées à nos « piliers» traditionnels. Le C.I.G.S.
(Contacts et informations sur les groupes sectaires) est d'obédience
catholique et a essaimé en province des « Associations de soutien aux
familles victimes des sectes» . De l'autre côté, l'A.D.I.F.
(Association de Défense des Intérêts des Familles) est liée à
l'association laïque fondée en France par Roger Ikor, à un homologue
luxembourgeois (C.D.F.I. Luxembourg) et à l'A.D.C.A.M. (Association de
Défense Contre les Agressions Mentales).

Une Fédération européenne de ce business antisectes est par
ailleurs installée également à Bruxelles (FECRIS-Belgique). Du côté
néerlandophone, la V.V.P.G. (Verdediging Van Persoon en Gezin) est une
instance semi-officielle, en contact avec l'A.D.I.F. Cette dernière
recherche, à la faveur de la récente commission parlementaire, une
reconnaissance officielle, le droit d'ester en justice au nom des
victimes réelles ou supposées et - si possible ! - des subsides en
conséquence. Elle a déjà réussi à établir des relations privilégiées
avec de nombreux journalistes et a infiltré le milieu politique
bruxellois. Ainsi, le dépliant « Sectes à visage découvert» , publié
par l'échevine des affaires sociales de Bruxelles, Carine Vyghen, avec
le sous-titre avenant de « Une prison sans barreau» et la photo d'un
rapace menaçant, conseille-t-il, ni plus ni moins, de s'adresser en
cas de « problème» à l'A.D.I.F. ! Le pas fatal supplémentaire serait
évidemment de reconnaître ce lobby et de le soutenir avec l'argent des
contribuables !

Une autre pratique de désinformation menée par la « secte des
adversaires des sectes» est de gonfler les chiffres des adhérents à
ces religions minoritaires. Ces chiffres, après douze années
d'enquêtes dans ces milieux, je suis plus que jamais incapable de les
préciser. En 1981, j'avais - péché de jeunesse - lancé le chiffre de
80.000, mais au fur et à mesure de nos travaux, mes certitudes se sont
envolées. Le chiffre, lui, a souvent été repris. Dans chaque groupe
religieux, on a tendance à les gonfler (cela donne du poids à la
communauté et à ses croyances), mais curieusement, les adversaires des
sectes aussi les gonflent, car la pertinence de leur « lutte» (et donc
les moyens qu'ils réclament) est évidemment liée au danger potentiel
que représente un groupe. Les médias aussi, pour que leur sujet
apparaisse important, participent à cette surévaluation du phénomène.
Or, si certaines communautés religieuses sont nombreuses, d'autres ont
10, 5 voire 3 membres. Révéler ce nombre infime serait très
dévalorisant pour la "secte des adversaires des sectes".

Les lobbies antisectes insistent aussi sur un aspect « captation
de notre belle jeunesse» , qui ne correspond guère à la réalité que
nous avons pu vérifier lors de nos enquêtes de terrain. Certes, il y a
des jeunes dans ces groupes, mais pas de manière « anormale» , et
certains groupes sont plutôt formés de jeunes couples, de familles, de
vieux soixante-huitard ou même de personnes du troisième âge qui
forment une excellente « cible» lorsqu'elles ont à partager du temps,
du dévouement et - ce qui ne gâche rien - un peu d'argent. Mais la
vieille recette a fait ses preuves : les nouvelles religions ou
philosophies doivent toujours être présentées comme les captatrices de
la jeunesse. Déjà dans l'Antiquité, lors de l'affirmation du
Christianisme, les auteurs païens lui reprochaient essentiellement de
détourner la jeunesse de la religion traditionnelle...

Lorsqu'un journaliste ne se soumet pas au schéma classique
anti-secte, il est aussitôt accusé de complaisance. Ainsi, les auteurs
de deux documentaires Arte consacrés aux mormons sont-ils vivement
critiqués par « Le Monde» . Ils auraient présenté cette religion avec
trop de sympathie... Les auditeurs belges, habitués à entendre
l'actualité religieuse commentée par la douce voix de l'abbé Armand
Pirard, croient rêver en entendant ces reproches. Ils imaginent mal
qu'à l'occasion, par exemple, de la bénédiction pascale ou d'un voyage
du pape, un de ses mièvres commentaires se mette à investiguer à
propos des finances du Vatican et de ses opérations douteuses, ou des
effets catastrophiques de sa diplomatie pro-Croate. Mais évidemment,
il est des monopoles à ne pas traiter sans « complaisance» et des
rivaux qu'il est bon d'enfoncer. On comprend dès lors pourquoi les «
sectes» voient rarement avec plaisir débarquer en leurs murs des
journalistes, chargés dès le départ de ramener des « informations»
croustillantes, sensationnelles et surtout inquiétantes...

VOS COMMENTAIRES (annonce des auteurs du texte)

Si vous souhaitez nous faire part de vos commentaires ou donner
votre propre avis sur l'A.D.F.I., vous pouvez nous écrire (sur le site
indiqué en haut de la page) .Précisez si vous acceptez que vos
commentaires soient publiés dans notre page Témoignages et
commentaires».

Continuer vers la partie 2 du dossier ADFI

Lire également : Une impossible médiation ? La psychologie
tendancieuse des ADFI

haut de la page

[Mesurez votre audience]

Une page du site

"Sectes, un autre regard"



Enquête sur les

Associations de défense de la famille et de l'individu
ADFI et Union Nationale Des ADFI

Partie 2 : Les victimes de l'ADFI

Lire la première partie du dossier

Un dossier de

En mars 2000, nous avons perdu un ami ! Le docteur Yves Jullien,
un homme droit qui avait décidé de consacrer sa vie au soin des
toxicomanes et des personnes en difficultés psychologiques, s’est
suicidé, victime d’un acharnement destructeur. Il avait le seul tort
d’être un peu différent et peut être même d’être plus efficace que
certains de ses confrères.

Les parents et amis d’Yves Julien ont bien du se résoudre. Mais
après un an, pendant laquelle nous avons accumulé des informations,
nous pouvons dire qu’Yves Julien a été victime d’une campagne de
harcèlement et de haine orchestrée par l’UNADFI/ADFI (Union Nationale
des ADFI/Association pour la Défense de la Famille et de l’Individu) -
un réseau d’associations financé par l’état au titre de plusieurs
millions de francs et ce qui est un comble, reconnu d’utilité publique
(!).

Le fait est que ces associations créées à l’origine pour protéger
les individus et les familles de mouvements qu’elles accusent d’être
des sectes ont rapidement connu des dérives graves. L’UNADFI et l’ADFI
ne luttent pas contre les mouvements dits "sectaires" mais contre tout
ce qui est différent et qui présente une alternative à la société tel
que nous la connaissons. Elles sont devenues une véritable police
parallèle et dictatoriale de la pensée.

En effet, dans un premier temps, à la suite du décès de notre ami,
nous avons pensé que l’ADFI, avait été victime elle aussi de la
rumeur. Mais les éléments que nous avons rassemblés depuis lors,
démontrent que les ADFI n’en sont pas à leur première victime et que
de nombreux individus ont vu leur vie ruinée, se sont tués ou ont même
été assassinés à la suite de leurs campagnes ou de leurs activités.

Nous avons tenté de faire connaître ces informations mais lorsque
nous nous sommes adressé aux administrations concernées afin que les
subventions et le statut d’utilité publique de cette association leurs
soient retirés, nous n’avons reçu qu’un refus poli qui signifiait en
substance que quelques "dérapages" étaient inévitables et que les
différents ministères et autres fondations continueraient de
subventionner ses activités.

C’est tout bonnement intolérable!

Nous avons par conséquent décidé de consacrer tout notre temps
libre à dénoncer les activités de ces corbeaux de la république et
nous demandons à ce qu’elles soient dissoutes du fait des dangers
qu’elles font peser sur la démocratie.

Ce site Web est un des moyens d’action que nous comptons engager.
Nous publierons régulièrement les résultats de nos enquêtes dans ces
pages. Parallèlement et s’il le faut, nous comptons engager un certain
nombre d’actions juridiques. Mais nous avons besoin de votre soutient.
Ce site est publié en français et en anglais afin que les nombreux
individus et organismes concernés par les libertés individuelles dans
le monde sachent ce que l’Etat français finance à coup de millions.
Vous trouverez également à la fin de ce site la liste des organismes à
qui écrire par courrier ou par e-mail afin de demander la dissolution
de ce réseau d’associations.
Si vous avez connaissance de faits intéressants ou si vous avez
été victime de leurs activités, n’hésitez pas à nous envoyer vos
témoignages.
Un dernier point. Comme bien souvent, ce type d’organisations
intolérantes de par nature, supporte mal les critiques et ressemble
comme deux gouttes d’eau aux associations qu’elles entendent
combattre. Quiconque osant les dénoncer se voit immédiatement accusé
de faire " partie d’une secte ", d’en être son " instrument ", fait
l’objet d’une campagne de harcèlement dans sa vie professionnelle ou
personnelle et voit sa vie détruite. Si un journaliste écrit un
article négatif à leur propos, il est immédiatement attaqué en justice
sans parler des pressions reçues par sa direction de la part de leurs
amis politiques.

Comme certains d’entre nous ont déjà fait l’objet de menaces
graves sur leurs vies et leurs propres enfants par téléphone et
qu’aucun d’entre nous ne tient à voir sa vie détruite par des
campagnes de rumeurs haineuses et être ruinés par des procès à
répétition (contrairement à eux, nous ne sommes pas subventionnés par
l’état), notre groupe a décidé de rester anonyme.

Affaire n° 1 – Un suicide à l’ADFI

Comme nous l’avons affirmé dans la page d’accueil de notre site,
l’ADFI, créée à son origine par des parents inquiets de voir leurs
enfants s’engager dans des mouvements religieux controversés, a connu
rapidement de graves dérives dont certaines n’ont d’ailleurs jamais
été révélées aux organismes qui financent cette organisation.

L’une elles est particulièrement significative parce que d’une
part il y a eu mort d’homme mais aussi parce qu’elle date du début de
1982 – autrement dit, dans les premières années d’activités de ce
réseau d’association destructives. Nous l’avons recueillie auprès
d’une femme ayant travaillé comme bénévole dans les locaux de l’ADFI à
Paris. Voici son témoignage tel que nous l’avons reconstitué.
En 1981, un jeune homme décida de rejoindre l’Association pour
l’Unification du Christianisme Mondial. Ses parents, ne partageant pas
ses choix, décidèrent de s’adresser à l’ADFI de Paris où se trouvait
alors le siège de la fédération nationale des ADFI, au 4 rue Fléchier
dans le 4eme arrondissement de Paris.

A cette époque, l’ADFI était engagé dans des expériences qui
consistaient à utiliser des pressions psychologiques visant à
dé-convertir de force un adepte d’un mouvement quel qu’il soit.

Ted Patrick, l’inventeur de ces techniques, un ancien marines aux
méthodes rigoureuses autoproclamé "psychologue", conseillait le
kidnapping, l’enfermement de l’individu pendant plusieurs mois dans un
endroit secret afin qu’il soit soumis à diverses pressions
psychologiques, physiques, parfois même sexuelles ou infamantes (Ted
Patrick recommandait d’avoir des relations sexuelles avec la personne
ou de se torcher devant la personne kidnappée avec l’image du Dieu
auquel l’individu croyait par exemple). Le plus souvent, la personne
était kidnappée ou attirée dans un piège, privée de sa liberté,
rudoyée physiquement et subissait pendant des semaines des discours
incessants presque nuit et jour détruisant les croyances auxquelles
elle avait adhérée.

Il intitula sa méthode, le " deprograming " en référence aux
ordinateurs dont il suffit d’effacer la mémoire pour pouvoir le
reprogrammer de façon "correcte". Et même si toutes les tentatives
n’aboutissaient pas à cette "dé-conversion", il est facile de
comprendre que peu d’individus soumis à ce genre de techniques sont
capables de résister bien longtemps. De fait, nombreux furent ceux qui
se retournèrent contre leur ancien mouvement au moins dans un premier
temps. Donc, pas de plainte – pas de procès.
Quand il rencontrait un échec, Patrick était que rarement
poursuivi car il s’arrangeait pour que les parents effectuent
eux-mêmes les actions illégales (comme l’enlèvement et la détention)
et les juges ne pouvaient se résoudre à condamner les proches de la
victime. Il est d’ailleurs assez significatif de constater que la
première peine de prison ferme que connue Ted Patrick fut pour
possession de cocaïne.

Les affaires de Ted Patrick étaient donc florissantes – ses
séances coûtaient plusieurs milliers de dollars à la famille concernée
– et nombreux furent les anciens dé-convertis, ou des émules diverses
(détectives privés véreux, etc.) qui virent là une occasion de se
faire de l’argent facile.

Dans les années soixante dix et quatre vingt un nombre
impressionnant d’enlèvements furent effectués par Ted Patrick ou par
ses adeptes aux Etats-Unis mais également en Europe. Et l’ADFI fut
impliquée dans un certain nombre en France moins de trois ans après sa
création. Nous en reparlerons dans un futur article. Mais pour en
revenir à notre affaire, il faut savoir qu’immuablement, les victimes
une fois "déprogrammées" étaient placées dans une famille d’accueil et
contrôlées par un permanent de l’ADFI chargé du "suivi thérapeutique"
de l’adepte. Il s’agissait de s’assurer au moyen de diverses pressions
que la personne fraîchement dé-convertie restait dans de bonne
disposition.

La personne se devait de fréquenter les locaux de l’ADFI et de
l’UNADFI à Paris afin de "baigner" dans cette atmosphère férocement
militante jusqu’à ce que l’ADFI puisse considérer qu’elle pouvait lui
faire confiance. A cette époque, les personnes chargées de ce "suivi"
étaient deux permanents de l’ADFI dont les salaires étaient
entièrement financés par le Ministère de la Santé - Marie-Christine
Cordon, la future femme d’un célèbre adepte de Ted Patrick au Canada,
Ian Hayworth et une certaine Alexandra Schmidt, de nationalité
américaine.

On imagine bien les souffrances morales subies par une personne
soumise à ce genre de pressions continuelles. Tiraillée entre ses
anciennes croyances, la pressions exercée par sa famille et les
techniques psychologiques de harcèlement distillées au quotidien par
les cerbères de l’ADFI, beaucoup ont craqué et ont connu ensuite de
graves problèmes psychologiques dont la cause étaient évidemment
attribuée au mouvement auquel l’ADFI était opposé.

Début 1982, l’affaire fut néanmoins plus grave. Un jeune homme,
pendant cette période, se rendit chez ses parents, subtilisa le
revolver de son père, se rendit dans les locaux de l’ADFI, rencontra
ses deux cerbères et devant elles, se tira une balle dans la tête.
L’affaire ne fit aucun bruit. Faisant jouer ses amitiés
politiques, l’ADFI réussit à étouffer l’affaire et aucune information
judiciaire ne fut ouverte. Bien sûr, la responsabilité de cette
boucherie fut attribuée à "la secte" et un peu aussi à la fatalité. La
police conclut à un simple suicide devant témoins et l’affaire fut
classée. Pas un mot à la presse et surtout pas un mot aux Ministères
qui attribuaient les grasses subventions que nous connaissons.

A titre de précaution, Marie-Christine Cordon et Alexandra Schmidt
(cette dernière ayant été inquiétée quelques temps auparavant dans une
autre affaire de deprograming "ratée") furent priées de se faire
oublier et disparurent de la circulation pour se rendre l’une au
Canada et l’autre aux Etats-Unis. C’était la première fois que l’ADFI
causa, à notre connaissance, la mort d’un homme. Mais ce ne fut
malheureusement pas la dernière comme nous allons le voir !

Toujours est-il, que les organismes officiels qui financent l’ADFI
et qui payaient, déjà à cette époque, les assassins de ce jeune homme,
ne peuvent plus maintenant prétendre qu’ils ignorent ces faits qu’il
leur est facile de vérifier – l’affaire ayant quand même laissé
quelques traces administratives faciles à retrouver. Les amitiés
politiques de l’ADFI suffiront-elles encore à les protéger?

Affaire n° 2 – Le meurtre de Jean Richard Miguères

Le mardi 28 juillet 1992, à Lyon dans le quartier de la Croix
Rousse, Roger Dorysse, un retraité de 62 ans, tire froidement
plusieurs coups de carabine sur Jean Richard Miguères. Sa victime
s’effondre atteinte aux jambes. Roger Dorysse retourne tranquillement
à sa voiture, recharge son fusil et achève froidement sa victime à
bout portant. Il se livrera aux policiers quelques temps plus tard.
Jean-Richard Miguerès était le fondateur d’un mouvement
UFOlogiste, le CEIRUS, situé à Lyon et l’auteur de plusieurs livres
sur le phénomènes des OVNI. Il donnait des conférences dans le monde
entier et avait participé à quelques émissions de télévision. Il était
le gendre de Roger Dorysse et le jeune couple venait d’emménager dans
un quartier de Lyon. Miguères, après avoir mené une vie passablement
mouvementée, semblait avoir retrouver un certain équilibre auprès de
sa jeune épouse. Un original, sans nul doute, mais qui n’avait rien
fait qui méritait cette mort atroce.

Sauf que le couple Dorysse était un ardent militant de l’ADFI Lyon
et que pour cette association, tout groupe dont les idées sont
différentes est éminemment suspect. Le CEIRUS y était catalogué comme
une secte dangereuse et selon les propres déclaration de la sa
présidente, ce groupe était dans le "collimateur" (sic) de
l’association. D’ailleurs, aussitôt le meurtre révélé dans la presse,
la président de l’ADFI n’hésite pas accabler Jean Miguères en
l’accusant d’être un homme dangereux et malfaisant sans exprimer les
moindres condoléances pour sa veuve.

L'affaire Miguères

Dans le Figaro Lyon, une journaliste révéla que "les Dorysse
avaient appris à connaître les activités suspectes de Jean Miguères
lorsqu’ils étaient en relation avec l’Association pour la Défense de
la Famille et de l’Individu." Pas si suspecte que cela, puis que le
CEIRUS n’avait jamais fait parler de lui dans la région et que ses
activités se limitaient à l’organisation régulière de conférences sur
le sujet des OVNI. Mais, en France, l’ADFI est à la fois expert,
procureur, policier et juge et elle n’accorde aucune possibilité
d’appel ni moyen de se défendre. Lorsque l’on connaît la fin de cette
histoire tragique et la froide détermination du meurtrier, on ne se
demande pas quel type d’informations et de bourrage de crane
fanatisant les époux Dorysse ont du subir à l’ADFI.

Pour en juger il suffit de lire les déclaration de Madame Dorysse,
à la presse: “Mon mari regrette bien sûr son geste, mais il est
totalement soulagé et serein. Il a fait ça dans un seul but sauver
notre petite fille des griffes de ce dangereux personnage”.
Dans cette histoire les "défenseurs de la famille et de
l’individu" subventionnés par l’Etat, fit plusieurs victimes : outre
Jean Miguères, une famille entière a été totalement détruite et un
tranquille retraité fut transformé en meurtrier et condamné à 6 ans de
réclusion.

Affaire n° 3 – l’ADFI protège un pédophile

L’ADFI entretient parfois des alliances étranges. Bernard Lempert
est un psychothérapeutes spécialisé dans la maltraitance des enfants
qui fonda une association qu’il appela "l’Arbre au milieu". Quelle ne
fut pas sa surprise lorsqu’il s’aperçut que son centre de traitement
était catalogué dans le rapport sur les sectes du député socialiste
Guyard comme un mouvement sectaire dangereux!

Une fois son enquête effectué, il apprit que c’était l’ADFI
Finistère qui avait communiqué son nom et celui de son association à
la commission et que son nom apparaissait dans un rapport secret des
RG. Il se souvint alors qu’il avait soigné pour anorexie la fille de
la fondatrice de cette ADFI, Anne-Marie Favé, l’ancien Maire de
Plouerden. La jeune femme, une fois guérie, décida de s’installer dans
le sud de la France pour fuir une mère plus que possessive.

Bien entendu, dans l’esprit de la fondatrice de cette ADFI,
Bernard Lempert devint un dangereux "gourou" qui lui avait kidnappé sa
fille. L’Arbre au Milieu, une secte redoutable qui devait faire
l’objet d’une surveillance et être détruite par tous les moyens. Comme
à son habitude, l’ADFI fit le maximum de publicité sur cette "affaire"
et alerta la presse.

Une enquête du Parquet de Rennes allait même révéler que la rumeur
provenait d’une part de l’ADFI avec la complicité d’un journaliste,
Renaud Marhic, membre d’ADFI Bretagne, mais également d’un homme
soupçonné de pédophilie qui rejoignit une association regroupant des
parents accusés des mêmes délits dirigée par un militant d’extrême
droite!

Il fallut plus de deux ans à Bernard Lempert pour éteindre le
"bûcher" allumé par l’ADFI. Mais bien qu’il fut totalement blanchit de
toute accusation par la justice, aujourd’hui, encore, il continue à se
voir refuser sa participation à des colloques sur l’enfance malgré son
excellente réputation professionnelle auprès des milieux sociaux et
judiciaires.

Affaire n° 4 – Les magouilles politiques de l’ADFI

L’affaire suivante est exemplaire à plus d’un titre. Il n’y eut
pas mort d’homme, mais cette victime de l’ADFI subit plusieurs
attaques cardiaques.

Un brillant économiste genevois, André Poulin, fut accusé par
simple malveillance et sur la base d’une homonymie d’être un membre du
tristement célèbre Ordre du Temple Solaire. Bien entendu, sans aucune
vérification et fanatisée par ses propres théories, Janine Tavernier,
la présidente de l’UNADFI, écrivit un texte dans lequel elle accuse
formellement André Poulin d’être membre de l’OTS.

Ensuite , elle alerte Jacques Guyard, ancien député socialiste et
rapporteur de la commission sur les sectes de l’Assemblée Nationale,
en faisant courir la rumeur que "ce membre" de l’OTS était également
un financier secret du RPR en contact avec un marchand d’armes lybien.
L’UNADFI ayant plutôt des amitiés à gauche voit là une bonne occasion
de jouer sur les deux tableaux et de créer un nouveau "scandale" qu’il
sera "intéressant d’exploiter".

Immédiatement, Jacques Guyard, qui a cette époque avait quelques
ennuis avec la justice, se dit que d’être nommé à la tête d’une
nouvelle commission sur les sectes pourrait redorer son blason. Il
écrit une lettre à Lionel Jospin et sans plus de vérification, il
explique qu’il s’inquiète de la "poursuite des activités commerciales
et financières de l’OTS" et laisse entendre qu’André Poulin et son
père auraient effectivement des liens avec un marchand d’armes Lybien
et qu’une enquête sur l’OTS ne manquerait pas d’entraîner des
"répercussion politiques" (autrement dit, de lever une affaire de
financement sur le RPR!). Et demande la création d’une commission
chargé d’enquêter sur les financements des "groupuscules sectaires".

Bien évidemment, André Poulin subit une cascade d’ennuis de toutes
sortes. Il fit deux sévères alertes cardiaques, dut consacrer beaucoup
de son temps et de son argent à deux procès qu’il gagna contre
l’auteur des rumeurs et la presse, dut démissionner de plusieurs
mandats pour se défendre, vit depuis continuellement dans la peur de
se voir soupçonner par ses voisins ou relations d’affaire, etc.

En bref, comme il le dit son père, lui-même victime de
tracasseries similaires : "C’est épouvantable, Ma femme fait une grave
dépression nerveuse, mon fils est détruit".

C’est seulement après des douzaines de coups de fil et qu’une fois
son procès en diffamation gagné, que Jacques Guyard et Janine
Tavernier, contraint et forcé, durent admettre leur erreur. Mais le
mal, motivé par de sombres magouilles politiciennes, était fait.
Heureusement qu’André Poulin était un homme solide. D’autres n’ont pas
eu cette chance…

Affaire n° 5 – La mort d’Yves Jullien

" Histoire d’une rumeur qui tue "… c’est sous ce titre que les
journaux relatèrent l’affaire Yves Jullien. Le 6 mars 2000, ce
médecin, marié et père de quatre enfant s’est suicidé à la suite de la
fermeture de son centre de traitement des toxicomanes et des
psychotiques qu’il avait créé au château de l’Isle sur Serein.

A l’origine de cette rumeur, l’UNADFI dont la présidente avoua au
cours d’une émission télévisée de Mireille Dumas qu’elle avait
personnellement confirmé par téléphone qu’un des dirigeants du centre
du docteur Jullien était un membre de la " secte " Sri Sathya Sai
Baba.

Cette rumeur fut véhiculée pendant plusieurs années dans l’Yonne
et ce malgré les témoignages contraires innombrables de la part des
patients, des collaborateurs, des amis ou des infirmiers et des
médecins qui travaillaient dans ce centre.

Alarmés par l’ADFI, les services sociaux et la police ont fait
vivre un véritable enfer au médecin et à ce centre au point que
celui-ci fut fermé par la DDASS ruinant ainsi des années d’effort. Il
ne l’a pas supporté se donna la mort.
C’est seulement à ce moment, que les pouvoirs publiques comprirent
qu’ils avaient été abusés par la rumeur. Un peu trop tard.

L’ADFI, quant à elle, deux mois après le drame, diffusait une note
laconique qui parle d’elle même: après avoir nommément cité 3
individus dont la veuve du Docteur Jullien, l’ADFI affirme encore "3
personnes qui furent responsables de Sri Sathya Sai Baba, association
considéré comme sectaire par le Rapport parlementaire sur les sectes.

Ces personnes assuraient des responsabilités de direction de Seve
Epinoia (le centre d’Yves Jullien), association placée sous une mesure
de fermeture administrative, désormais dissoute suite au décès du
docteur Jullien."

Lire également : Impossible médiation ? La psychologie
tendancieuse des ADFI

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Une page du site

"Sectes, un autre regard"



L'impossible médiation

... selon l'UNADFI (Union Nationale des Associations de Défense de
la Famille et de l'Individu)

La psychologie tendancieuse des ADFI et l'idéologie qu'elle
sous-tend

André Tarassi

Extraits de la publication de l'ADFI n°80, quatrième trimestre
2003 - Editorial

"(...) L’expérience prouve que le dialogue, la concertation avec
l’adepte (d'une secte) est impossible. Privé de liberté, l'adepte
affirmera haut et clair, qu’il est entièrement libre, qu'il est entré
librement dans le groupe et qu’il peut en sortir librement, que c’est
sa famille ou ses proches, qui portent atteinte à sa liberté
d’appartenance à son groupe. Et au cas où la secte serait assignée en
Justice, il sera prêt à venir défendre envers et contre tout le
responsable et les membres de la secte."

Les arguments des activistes anti-sectes laissent pantois. Si
quelqu'un "affirme haut et clair qu'il est entièrement libre" et
qu'il est prêt "à défendre envers et contre tout le responsable et les
membres de la secte", il y a, selon eux, nécessairement un problème.
C'est à ce genre de psychologie tendancieuse que les minorités
spirituelles sont confrontées depuis des années. Les ADFI pensent
détenir une vérité qui ne saurait être mise à mal par les affirmations
de ceux qu'elles voudraient sauver des griffes des sectes... contre
leur gré ! D'autres explications suivent :

"(...) l’adepte perd ses capacités de réflexion, de discernement
et de décision, son esprit critique et son libre arbitre, uniquement
en ce qui concerne les théories et les pratiques de sa secte. Pour le
reste de sa vie, professionnelle, familiale, il peut être absolument
normal. C’est ce qui explique le comportement de l’adepte lorsqu’il
est traduit devant la justice ou le psychiatre, auprès desquels il
fera preuve de ses qualités intellectuelles, humaines, etc…"

L'adepte a donc subi une sorte de lavage de cerveau sélectif. Un
lobe, peut-être, ou quelques connexions neuronales de l'adepte ont été
manipulées avec dextérité par "le maître de la secte" afin qu'il
devienne tout à fait stupide pour ce qui concerne les affaires de la
secte tout en restant (et cela afin de tromper la justice et les
psychiatres) "absolument normal" dans tous les autres domaines ! Le
message se résume ainsi : "Ne vous laissez pas tromper par
l'apparente normalité de nos victimes, c'est un piège" ! Après nous
avoir décrit pendant des années le comportement des "anormaux", on
conseille, maintenant, de se méfier des "gens normaux". Même en
acceptant cette argumentation hallucinante, on peut se demander si
quelqu'un "absolument normal" dans "le reste de sa vie" cause un tort
quelconque à autrui et s'il mérite en plus le titre de "victime" ...
vu qu'il n'est même pas prêt à le reconnaître.

Qui a perdu une partie de son cerveau dans cette histoire ?

" (...) Quant à la médiation avec la secte, elle est parfaitement
impossible. On reproche souvent aux associations improprement appelées
anti-sectes de ne pas chercher à établir un dialogue avec les
groupements qu’ils désignent sous le nom de "sectes" (...)Il tombe
sous le sens que des parents dont l’enfant se drogue n'obtiendront
aucun résultat en discutant avec leur dealer. De même que des parents
dont l'enfant est pris dans un réseau de prostitution, ne parviendront
pas à une solution en discutant avec les proxénètes. Il en va de même
pour les sectes, qui sont une drogue psychique et un viol psychique.
Aucune médiation n’est possible. Seule la Justice pourra libérer les
victimes innocentes et condamner les coupables."

Cette condamnation "à priori" des minorités spirituelles est un
aspect central de la lutte anti-sectes. Il ne s'y trouve aucune
intention de comprendre la nature de la quête spirituelle et sa place
dans la société (pas plus que de comprendre les malaises de notre
société qui peuvent conduire à la consommation de drogue. Leur
idéologie préconiserait-elle une "solution finale" pour les minorités
spirituelles ?). Il s'agit bien, en tous cas, de détruire sous couvert
de "protéger". Si les activistes de l'anti-sectes avaient un véritable
souci de protéger des êtres humains, nous retrouverions cela dans leur
démarche et leurs propos, autant au sujet des présumés coupables que
de leurs présumées victimes. En brandissant des expressions à fort
pouvoir émotionnel comme "enfants", "viol" et "drogue", ils
stigmatisent volontairement un courant de "pensée" pour le réduire au
néant. Il y a une grande violence dans cette attitude qui ne leur
échappe pas mais qui peut échapper à ceux de leurs lecteurs qui
seraient aveuglés par l'intensité de leur argumentation. L'ADFI est
aujourd'hui si profondément engluée dans cette attitude vindicative
qu'elle s'attaque même parfois à certaines instances du gouvernement
quand ce dernier aurait des velléités de dialogue avec les minorités
spirituelles.

D'où leur vient ce sentiment d'impunité que l'on trouve
habituellement chez les dictateurs ? Ils doivent se sentir bien
protégés pour diffuser aussi librement leur doctrine sans craindre de
retour de bâton.

" (...) C’est justement parce qu’ils connaissent cette
impossibilité de communication et de médiation avec les adeptes et
avec les sectes, que les gourous, dans leur campagne médiatique
d’intoxication, proposent que les "deux parties en conflit soient
réunies pour trouver ensemble la solution à leur problème".

Toujours cette argumentation fallacieuse qui utilise des
contre-vérités comme un rideau de fumée. Ici, l'intention du dialogue
viendrait de la certitude qu'il ne peut pas y avoir de dialogue !

Cette littérature navrante est servie à la population comme une
véritable entreprise de désinformation qui va finir par nous faire
croire à la réalité du "lavage de cerveau".

Et les auteurs de ce texte concluent par cette citation qui, dans
leur confusion et leur inculture, leur semble aller dans le sens de
leur écoeurante diatribe :

" (...) Il y a cinquante-cinq ans, en 1948, Albert Camus déclarait
:

"Je n'essaierai pas de modifier rien de ce que je pense ni rien de
ce que vous pensez (pour autant que je puisse en juger) afin d'obtenir
une conciliation qui nous serait agréable à tous. Au contraire, ce que
j'ai envie de vous dire aujourd’hui c’est que le monde a besoin de
vrai dialogue, que le contraire du dialogue est aussi bien le mensonge
que le silence, et qu’il n'y a donc de dialogue possible qu'entre des
gens qui restent ce qu’ils sont et qui parlent vrai". (Essais, La
Pléiade, 1965, p. 372)"

C'est l'éternelle mascarade des miliciens de la pensée unique et
brutale qui, de la Chine à la France, en passant par des contrées
moins médiatisées, piétinent quotidiennement l'élan spirituel avec
l'espoir de régenter un monde qui donne pourtant tous les signes d'un
déclin.

Lire aussi "Séva"

André Tarassi est né en 1961, il est le fondateur du CICNS.
Chercheur indépendant, il étudie les Nouvelles Spiritualités depuis 25
ans. Il a étudié le journalisme et la télévision aux états-unis. Il a
publié, sous un autre nom, plusieurs ouvrages sur la démarche
spirituelle.

[Mesurez votre audience]

Une page du site

"Sectes, un autre regard"



Jusque dans la solidarité

Un article de CAP-LC

Depuis quelques années, une association de bénévoles, SEVA,
distribuait plusieurs centaines de repas chauds tous les dimanches
devant l'église St Maurice de Lille. Ces repas étaient confectionnés
chez les bénévoles eux-mêmes, à l'aide de divers dons de boulangers,
etc. Or, l'ADFI toujours prête à détecter des " dangers ", et fustiger
la différence, est partie en guerre contre cette association sous
prétexte qu'au moins un de ses membres aurait fait partie d'un
mouvement hindouiste dans le passé.
Selon une rhétorique incroyable, l'ADFI Nord affirme que " les
SDFs sont les premières victimes ", et a tout fait pour faire cesser
ces distributions qui n'avaient posé aucun problème depuis des années,
bien au contraire. " L'ADFI a fait son travail " se félicite alors la
présidente de l'ADFI Nord dans " La Voix du Vendredi ". Cette affaire
révoltante appelle plusieurs commentaires :

1. L'ADFI possède-t-elle des fichiers personnels mentionnant les
appartenances religieuses passées d'individus ? Si oui, quel usage en
fait-elle ?
2. L'ADFI ne se préoccupe pas de " victimes " (aucune dans ce cas)
mais mène une guerre aux idées ou croyances, impliquant
l'administration pourtant censée garantir la neutralité.
3. En incitant à la discrimination sur la base d’appartenances
réelles ou supposées, elle franchit la ligne jaune du respect de la
liberté de conscience.

Rappelons que plusieurs personnes estimant que l’ADFI outrepassait
ses droits ont déposé une plainte visant à la dissolution de l'ADFI
NORD et de l'UNADFI, pour violation de nos principes constitutionnels.

[Mesurez votre audience]

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propagande pour propagande.

des questions?

crosspost fss
prenez vous en à votre propagandiste acharné si vous n'aimez pas mon
post de contrepropagande.
Quintal (30/07/2005, 22h52)
On Mon, 25 Jul 2005 21:41:42 +0200, "Procyon"
<patrice.bourrelNOSPAM> wrote:

>"I&I" <djpe> a écrit dans le message de news:
>1h05nt4.mezsnqxl52dkN%djpe...
>Il va nous les casser longtemps, ce lamentable abruti ?


qu'est ce qui te dérange dans ses textes?
Quintal (30/07/2005, 22h53)
On Tue, 26 Jul 2005 09:47:14 +0200, "Procyon"
<patrice.bourrelNOSPAM> wrote:

>"I&I" <djpe> a écrit dans le message de news:
>1h0afkt.93c6txm9qpN%djpe...
>Non, mais en se laissant laver le cerveau par une secte médiocre, oui.


ah, tu préfères te faire laver le cerveau par une secte de qualité
supérieure? hahaha
Procyon (30/07/2005, 22h55)
"Quintal" <xavier22> a écrit dans le message de
news:ahn1
> On Mon, 25 Jul 2005 21:41:42 +0200, "Procyon"
> <patrice.bourrelNOSPAM> wrote:
> qu'est ce qui te dérange dans ses textes?


Déjà répondu à ça, exemples à l'appui. Et pourquoi ce cross-post : pour la
propagande ? :-(((
Procyon (30/07/2005, 22h57)
"Quintal" <xavier22> a écrit dans le message de
news:il31
> On Tue, 26 Jul 2005 09:47:14 +0200, "Procyon"
> <patrice.bourrelNOSPAM> wrote:
> ah, tu préfères te faire laver le cerveau par une secte de qualité
> supérieure? hahaha


Ça y est : on est reparti pour une série de dix cross-posts ? Et tu parles
de lavage de cerveau : fort justement, là. :-(((
Mickael Tussier (30/07/2005, 23h01)
Quintal a écrit :
>> Il va nous les casser longtemps, ce lamentable abruti ?

> qu'est ce qui te dérange dans ses textes?


Ceci :

Mickael.

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