gratifiant > misc.* > misc.finance

Topinambour (21/04/2017, 13h06)
Depuis des années qu'on nous fait croire que les financiers sont des
gens courageux qui, pour leur courage et les risques qu'ils prennent
avec leur patrimoine, méritent leurs plus-values scandaleuses.
Ça casse le mythe.

Mol (21/04/2017, 13h57)
Le 21/04/2017 à 12:06, Topinambour a écrit :
> Depuis des années qu'on nous fait croire que les financiers sont des
> gens courageux qui, pour leur courage et les risques qu'ils prennent
> avec leur patrimoine, méritent leurs plus-values scandaleuses.


Je vois une grande analogie entre la dénonciation des investisseurs au
prétexte que les risques contre lesquels ils protègent leur patrimoine
(qui entre parenthèses est constitué essentiellement de ces sociétés qui
emploient les soi-disant travailleurs les plus agressifs après les
fonctionnaires) ne se réalisent pas toujours, et la dénonciation des
gilets pare-balles et des armes des policiers au prétexte que tous ne
meurent pas en service.

Si les dénonciateurs n'étaient pas les mêmes, on pourrait se demander si
les premiers sont aussi répugnants que les seconds, mais comme ce sont
les mêmes, la question ne se pose pas.
zeLittle (21/04/2017, 14h28)
Le Fri, 21 Apr 2017 12:06:31 +0200, Topinambour <artichoke>
a écrit:
> Depuis des années qu'on nous fait croire que les financiers sont des
> gens courageux qui, pour leur courage et les risques qu'ils prennent
> avec leur patrimoine, méritent leurs plus-values scandaleuses.
> Ça casse le mythe.


Depuis des dizaines d'années, les communistes, trotskistes (Poutouxet
consorts) refusent - c'est le mot - de voir qu'ils ont un statut social
qui leur permet EXACTEMENT de réaliser leur rêve le plus fou, eg devenir
propriétaire en commun de leur outil de travail - qui se nomme "capital
social", z'avaient qu'à inventer et nommer différemment ce concept avant,
s'ils sont allergiques à ce mot - et s'exploiter par eux-mêmesgrâce... à
la SCOP, Sociétés Coopératives et Participatives. Par conséquent, ces gens
sont des anachronismes mentaux de notre temps.

Mais, leur discours anachronique est toujours là...
Que font-ils globalement: ils préfèrent toujours taper sur dessalauds du
genre Bernard Arnault, parti d'un toute petite société familiale, et qui
réussi tout seul à devenir un salaud de riche. A les écouter, la France se
porterait mieux sans ce genre de personnages.

J'ai écouté Poutoux hier soir au JT: il parlait de sa "parfaite
connaissance de la maîtrise d'?uvre dans son usine avec ses collègues",
usine qui par conséquent fonctionne d'abord et avant tout uniquement grâce
à lui et ses collègues. Il parlait ensuite de nationaliser à peu près
tout, et de subventionner beaucoup du reste, ...".

Je me pose la question: s'il est si talentueux dans son travail, pourquoi
ne crée-t-il pas sa SCOP avec ses camarades,au lieu de se mêler de ceux
qui de leur plein gré tentent un bout de chemin avec Uber ou d'autres,
plutôt que de rester chômeur chez eux???
Je ne vois qu'un seule réponse logique. Ce qui intéresse Poutoux et
consorts, c'est de prendre la place d'un boss par réquisition, mais
uniquement d'une société déjà bien établie et bénéficiaire. Entreprendre
en partant de rien ne les intéresse absolument pas, et ils tiennentà le
faire savoir à chacun de leur discours (ils décrivent les
auto-entrepreneurs comme des c**s).

N'ayant jamais rien fait par eux-mêmes, ce ne sont que des moulins à
paroles, ***sans la moindre once d'entreprendre***. Dans vingt ans, je
parie qu'ils seront toujours là à radoter leur impossibilité de devenir
Vizir à la place de leur Vizir.

PS: je suis pour la régulation des *excès* du capitalisme. Au-delà de 20
SMICS.mois-1 de revenus, il y a effectivement un débat légitime sur un
déviance de la tuyauterie qui nait en moi.
Pierre www.zetrader.fr (21/04/2017, 14h36)
Le 21/04/2017 à 12:06, Topinambour a écrit :
> Depuis des années qu'on nous fait croire que les financiers sont des
> gens courageux qui, pour leur courage et les risques qu'ils prennent
> avec leur patrimoine, méritent leurs plus-values scandaleuses.
> Ça casse le mythe.
>


Moi je préfère attendre mon revenu universel tranquilou, on ne prend pas
de risques et on encaisse tous, c'est quand même bien mieux, tous
rentiers grâce à la cavalerie financière de l'état, c'est pour quand au
fait ?
Topinambour (21/04/2017, 14h39)
Le 21/04/2017 à 12:57, Mol a écrit :
[..]
> Si les dénonciateurs n'étaient pas les mêmes, on pourrait se demander si
> les premiers sont aussi répugnants que les seconds, mais comme ce sont
> les mêmes, la question ne se pose pas.


T'inquiètes mon grand, niveau répugnance, tu es parmi les candidats les
plus prometteurs de ce forum.
Mol (21/04/2017, 15h24)
Le 21/04/2017 à 13:28, zeLittle a écrit :
> PS: je suis pour la régulation des *excès* du capitalisme. Au-delà de 20
> SMICS.mois-1 de revenus, il y a effectivement un débat légitime sur un
> déviance de la tuyauterie qui nait en moi.


En confondant revenus et salaire, vous jouez le jeu des trotskistes.
Seuls les footballeurs ont des salaires démesurés (ce qui ne serait même
pas un problème si les clubs n'étaient pas en déficit et renfloués par
la collectivité), les autres et en particulier tous les développeurs
d'entreprises ont des revenus constitués essentiellement de plus-values
et d'intéressement aux résultats.

Régulez-les ou confisquez-les, et vous ferez disparaître les plus-values
et les résultats. C'est une évidence logique et historiquement vérifiée,
pas une position partisane...
zeLittle (21/04/2017, 16h19)
Le Fri, 21 Apr 2017 14:24:55 +0200, Mol <molagnon> a
écrit:

> Le 21/04/2017 à 13:28, zeLittle a écrit :


> Régulez-les ou confisquez-les,et vous ferez disparaître les plus-values
> et les résultats.


Je n'ai pas dit "confisquer". J'ai dit qu'au-delà de 20 SMIC.mois-1comme
argent de poche, il y avait des solutions à imaginer dans la
redistribution des bénéfices restant pour qu'ils continuent au
développement économique de l'entreprise: motiver par l'actionnariat
salarial tout en faisant en sorte que le créateur ait toujours un droit de
véto au conseil d'administration de ce que lui ou ses aïeux ont créé, ne
sont pas incompatibles par exemple.

J'ajoute que si la famille Peugeot avait été limitée à20 SMIC.mois-1
comme argent de poche, et obligée de réinvestir selon des modalités qui
restent à imaginer, certains de ses membres - qui en ont ensuite appelé au
patriotisme du CAC40 quand la solution chinoise à été validée par le
gouvernement - n'auraient pas dépenser en pures futilités des fortunes qui
leur ont manquées au moment de restructurer leur outil.

Quand Carlos Ghosn n'écoute pas le "non" à son augmentation desalaire,
"non" voté par les ***actionnaires***, on sort complètement dela fonction
d'utilité du pourquoi une action a été créé (jerappelle pour les novices
qu'une action, c'est un droit de vote pour piloter l'action qu'il faut
appliquer à l'entreprise). Sans parler du fait que Carlos Ghosn n'est
finalement que le dernier gérant d'une société re-capitalisée maintes et
maintes fois par les français lorsqu'elle était en encore une régie.

Donc oui, l'ultra-capitalisme est tout autant une aberration que la
collectivisme. Les deux doivent être régulés dans leurs excès.
Mol (21/04/2017, 17h09)
Le 21/04/2017 à 15:19, zeLittle a écrit :
> Le Fri, 21 Apr 2017 14:24:55 +0200, Mol <molagnon> a
> écrit:
> Je n'ai pas dit "confisquer". J'ai dit qu'au-delà de 20 SMIC.mois-1
> comme argent de poche, il y avait des solutions à imaginer dans la
> redistribution des bénéfices restant pour qu'ils continuent au
> développement économique de l'entreprise: motiver par l'actionnariat
> salarial tout en faisant en sorte que le créateur ait toujours un droit
> de véto au conseil d'administration de ce que lui ou ses aïeux ont créé,
> ne sont pas incompatibles par exemple.


Question bien franchouillarde où il n'y a de sociétés que créées par les
aïeux vu que l'expansion est justement quasi-impossible pour un jeune
créateur faute d'investisseurs et de règles permettant de garder une
part significative du capital généré. A l'étranger, les sociétés créées
par les aïeux sont la minorité, et toutes ces questions ne se posent pas.

> J'ajoute que si la famille Peugeot avait été limitée à 20 SMIC.mois-1
> comme argent de poche, et obligée de réinvestir selon des modalités qui
> restent à imaginer, certains de ses membres - qui en ont ensuite appelé
> au patriotisme du CAC40 quand la solution chinoise à été validée par le
> gouvernement - n'auraient pas dépenser en pures futilités des fortunes
> qui leur ont manquées au moment de restructurer leur outil.


S'il y avait eu ces règles, Peugeot aurait été rachetée par Ford pour
une bouchée de pain au temps où nous n'étions pas nés.

> Quand Carlos Ghosn n'écoute pas le "non" à son augmentation de salaire,
> "non" voté par les ***actionnaires***, on sort complètement de la
> fonction d'utilité du pourquoi une action a été créé (je rappelle pour
> les novices qu'une action, c'est un droit de vote pour piloter l'action
> qu'il faut appliquer à l'entreprise). Sans parler du fait que Carlos
> Ghosn n'est finalement que le dernier gérant d'une société
> re-capitalisée maintes et maintes fois par les français lorsqu'elle
> était en encore une régie.


Cas particulier, péripéties d'une lutte entre l'Etat actionnaire
idéologique et le management floué, etc. Non que je défende Carlos, mais
de toute façon on ne peut pas se baser là-dessus pour faire des règles à
appliquer à toutes les sociétés françaises, empêchant le développement
de sociétés nouvelles (exercice: calculez quelle taille auraient les
GAFA si elles avaient commencé comme start-ups en France et avaient
strictement suivi la loi), et introduisant des critères idéologiques
dans les boulets qu'on attache aux multinationales françaises dans la
compétition mondiale...

> Donc oui, l'ultra-capitalisme est tout autant une aberration que la
> collectivisme. Les deux doivent être régulés dans leurs excès.


L'ultra-capitalisme ? Ca se définit comment ?
Et accessoirement, qui êtes-vous pour prétendre être capable de définir
et de réguler des "excès" alors que nous sommes déjà à la traîne avec
les "performances" de notre économie toujours plus administrée ?
Auriez-vous créé et développé plusieurs boites, et constaté la
supériorité de ces idées ? Si oui, pourquoi les autres créateurs ont-ils
besoin de se voir forcer la main pour adopter des pratiques si bénéfiques ?
zeLittle (21/04/2017, 18h57)
Le Fri, 21 Apr 2017 16:09:47 +0200, Mol <molagnon> a
écrit:

> Le 21/04/2017 à 15:19, zeLittle a écrit :
>> Le Fri, 21 Apr 2017 14:24:55 +0200, Mol <molagnon> a
>> écrit:
>>> Le 21/04/2017 à 13:28, zeLittle a écrit :


> Question bien franchouillarde où il n'y a de sociétés que créées par les
> aïeux vu que l'expansion est justement quasi-impossible pour un jeune
> créateur faute d'investisseurs et de règles permettant de garder une
> part significative du capital généré. A l'étranger, les sociétés créées
> par les aïeux sont la minorité, et toutes ces questions ne se posent pas.


C'est une question de fiscalité trop lourde de la part de l'état.

> S'il y avait eu ces règles, Peugeot aurait été rachetée par Ford pour
> une bouchée de pain au temps où nous n'étions pas nés.


Possible. Mais lors du dernier tour de table, les Peugeots ont regretté de
ne pas avoir d'actionnariat salarial.

> Cas particulier, péripéties d'une lutte entre l'Etat actionnaire
> idéologique et le management floué, etc. Non que je défende Carlos, mais
> de toute façon on ne peut pas se baser là-dessus pour faire des règles à
> appliquer à toutes les sociétés françaises, empêchant le développement
> de sociétés nouvelles.


Exact. Mais que le MEDEF donne de cours d'actionnariat à Carlos Ghosn, car
il est plus proche d'un anarchiste que d'autre chose, dans son histoire de
salaire.

> GAFA si elles avaient commencé comme start-ups en France et avaient
> strictement suivi la loi), et introduisant des critères idéologiques
> dans les boulets qu'on attache aux multinationales françaises dans la
> compétition mondiale...


Le PDG historique de Tweeter - une Licorne pour faire jargon hips - a dit
qu'il ouvrait son capital au maximum à ses salariés et qu'il
souhaitait faire en sorte que ce capital soit auto-contrôlé aumaximum par
sa société.
Ces propos sont "je préfère avoir un petit prorata de quelque chose qui
grossit rapidement, plutôt qu'un énorme prorata de quelque chose qui
végète".

> L'ultra-capitalisme ? Ça se définit comment ?


Quand la répartition des capitaux suit une loi de Pareto, une loi de
puissance:
- d'une part, cela veut dire que la probabilité d'ententes entre
uniquement quelques gros capitalistes devient évidente.
- d'autre part, les quelques élus ne sont pas la meilleure efficience
d'une économie: ils consomment moins localement que des gens plus normaux.
Les jet-setteurs n'ont qu'une patrie: la carte de membre de leur club
fermé.

> Et accessoirement, qui êtes-vous pour prétendre être capable de définir
> et de réguler des "excès" alors que nous sommes déjàà la traîne avec
> les "performances" de notre économie toujours plus administrée ?


J'ai dit plus haut que la fiscalité - comme l'impôt sur le revenu - en
France était de la démagogoe à destination électoraliste.

> Auriez-vous créé et développé plusieurs boites, etconstaté la
> supériorité de ces idées ? Si oui, pourquoi les autres créateurs ont-ils
> besoin de se voir forcer la main pour adopter des pratiques si
> bénéfiques ?


Je vous renvoie la contraposée de vos propos. Et vous, quid?
Topinambour (21/04/2017, 19h34)
Le 21/04/2017 à 16:09, Mol a écrit :
> Le 21/04/2017 à 15:19, zeLittle a écrit :
> Question bien franchouillarde où il n'y a de sociétés que créées par les
> aïeux vu que l'expansion est justement quasi-impossible pour un jeune
> créateur faute d'investisseurs et de règles permettant de garder une
> part significative du capital généré. A l'étranger, les sociétés créées
> par les aïeux sont la minorité, et toutes ces questions ne se posent pas.
> S'il y avait eu ces règles, Peugeot aurait été rachetée par Ford pour
> une bouchée de pain au temps où nous n'étions pas nés.


Oui, et si votre père avait mis une capote, ça nous aurait évité de lire
vos fadaise.
Mol (21/04/2017, 19h36)
Le 21/04/2017 à 17:57, zeLittle a écrit :
> Le Fri, 21 Apr 2017 16:09:47 +0200, Mol <molagnon> a
> écrit:
> C'est une question de fiscalité trop lourde de la part de l'état.


La répartition des revenus des dirigeants entre salaire, actions
gratuites, primes, ou autres est aussi une question de fiscalité trop
lourde.
>> S'il y avait eu ces règles, Peugeot aurait été rachetée par Ford pour
>> une bouchée de pain au temps où nous n'étions pas nés.

> Possible. Mais lors du dernier tour de table, les Peugeots ont regretté
> de ne pas avoir d'actionnariat salarial.


Ouais, enfin ils n'ont pas mis ça en regard de ce que ça leur aurait
coûté d'en avoir un : je ne vois pas en quoi les actionnaires ne
devraient pas être traités égalitairement : que mon correspondant chez
Total puisse en acheter avec une ristourne par rapport à moi qui dois le
faire en bourse avec la TTF et comptant, avec de l'argent prêté par
Total et un paiement différé, est-ce juste par rapport à ma TPE
sous-traitante où j'ai bien plus de risques, et où je fournis sans
pouvoir négocier vraiment le service qui va enrichir le donneur d'ordres
? Idem pour le fournisseur de Carrefour...
> Exact. Mais que le MEDEF donne de cours d'actionnariat à Carlos Ghosn,
> car il est plus proche d'un anarchiste que d'autre chose, dans son
> histoire de salaire.


Le MEDEF est un syndicat, ce qui veut tout dire. Carlos a rempli son
contrat, tel qu'il était signé avec ses mandants, il est normal qu'il
touche le montant prévu. Ca n'est pas plus moral que les contrats de
fournisseurs de la grande distribution, mais si la lettre de la loi
n'est pas morale, celui qui l'utilise à son profit n'a pas à être
condamné. Les actionnaires qui se choisissent un dirigeant doivent
respecter le contrat comme le dirigeant, point barre. S'ils n'ont pas lu
les petits caractères, tant pis pour eux.

> Le PDG historique de Tweeter - une Licorne pour faire jargon hips - a
> dit qu'il ouvrait son capital au maximum à ses salariés et qu'il
> souhaitait faire en sorte que ce capital soit auto-contrôlé au maximum
> par sa société.
> Ces propos sont "je préfère avoir un petit prorata de quelque chose qui
> grossit rapidement, plutôt qu'un énorme prorata de quelque chose qui
> végète".


Oui, mais en France, vous aurez un petit prorata de quelque chose qui
végète...

>> L'ultra-capitalisme ? Ça se définit comment ?

> Quand la répartition des capitaux suit une loi de Pareto, une loi de
> puissance:


C'est sa répartition naturelle, comme pour beaucoup de choses, dans
toute économie libre.

> - d'une part, cela veut dire que la probabilité d'ententes entre
> uniquement quelques gros capitalistes devient évidente.


Le rôle d'une régulation bien conçue est d'éviter ces ententes et
monopoles, non d'empêcher les capitalistes de grossir !

> - d'autre part, les quelques élus ne sont pas la meilleure efficience
> d'une économie: ils consomment moins localement que des gens plus
> normaux. Les jet-setteurs n'ont qu'une patrie: la carte de membre de
> leur club fermé.


L'autarcie et la consommation locale sont des inhibiteurs de progrès.
Les riches consomment ce que le fisc leur laisse, ce qui fait vivre les
commerçants locaux de Gstaad, Miami ou Saint-Tropez, et rend tous ces
gens heureux. Le temps des crétins des Alpes et des pauvres pêcheurs de
rascasse de Saint-Trop est révolu, pourquoi forcer à y revenir ?

> J'ai dit plus haut que la fiscalité - comme l'impôt sur le revenu - en
> France était de la démagogie à destination électoraliste.
> Je vous renvoie la contraposée de vos propos. Et vous, quid?


J'ai mis des billes significatives dans 3 TPE à leur création, et j'ai
constaté l'effet stérilisateur considérable de la législation française.
Reste à avoir votre réponse personnelle, ainsi qu'à la question logique
du pourquoi les pratiques bénéfiques devraient être imposées par la
contrainte, alors que dans leur immense majorité, les créateurs
d'entreprises français ne sont pas des imbéciles.
zeLittle (21/04/2017, 19h46)
tLe Fri, 21 Apr 2017 17:57:18 +0200, zeLittle <noreply> a
écrit:

> Le Fri, 21 Apr 2017 16:09:47 +0200, Mol <molagnon> a


Vous me qualifiez de franchouillard? Je pense moi, que vous astiquez un
peu trop les valseuses du MEDEF: le CICE n'a créé strictement aucun
emploi, alors que Gataz - le communiquant du club des CAC40 - avait dit,
sûr de son fait, qu'il créerait 1 million d'emplois. Et ce, sans que
personne ne le force à dire cette con****e. Ils ont sans doute oublié de
le briefer sur les subtilités de l'agrandissement et de la réduction de la
voilure de leur croissance exogène.

Question: a-t-on déjà réellement essayé en France defaire en sorte
d'orienter les détenteurs de capitaux - ceux soumis à l'impôt sur le
revenu - vers l'investissement productif des TPE/PME qui sont les seules
sociétés de fait à être obliger à commencer à créer de l'emploi en France
- tant que le don d'ubiquité n'a pas encore été inventé - celles qui font
défaut par rapport à l'Allemagne?

NB1: Google a plusieurs procès pour position dominante.
NB2: Facebook est une incongruité qui n'apporte rien à internet. C'est un
défouloir à côté duquel les news groups donne l'impression d'être
élitistes.
Pour le reste, ça n'est pas une nation européenne seule qui pourra créer
ce genre de société leader à l'échelle mondiale. Y'abien Airbus, mais
elle a un passeport européen.
zeLittle (21/04/2017, 20h07)
Le Fri, 21 Apr 2017 18:36:23 +0200, Mol <molagnon> a
écrit:
> J'ai mis des billes significatives dans 3 TPE à leur création, et j'ai
> constaté l'effet stérilisateur considérable de la législation française.


Vous "cassez" pas. Livermore a écrit que tous ses investissements dans des
sociétés pour créer de la valeur ajoutée, avaient tous échoués.
Mais qui ne tente rien, n'a rien, et il n'y a que ceux qui ne font rien
qui ne se trompent jamais, etc, etc.

> Reste à avoir votre réponse personnelle.


Je suis auto-entrepreneur, et je rame pas mal (j'aurai bientôt des gros
bras). Mais, je ne me plains pas, et je n'ai surtout pas besoin d'un
Poutoux dans les pattes qui m'explique que je rame à cause du gros capital.

> ainsi qu'à la question logique du pourquoi les pratiques bénéfiques
> devraient être imposées par la contrainte, alors que dans leur immense
> majorité, les créateurs d'entreprises français ne sont pas des imbéciles.


J'ai fait des efforts, mais honnêtement, je ne comprends pas la question.
Je dis juste qu'une cohorte de personnes plutôt plus riches que la
moyenne, que l'on incite fortement à investir individuellement ou en
groupe à côté de chez eux, créeront probablement de la richesse -
augmenteront le gâteau - à côté de chez. Ils pourront en retirer plus
fréquemment des petites parts, et accessoirement naitront de nouvelles
part pour ceux qui n'avaient rien.
Mol (21/04/2017, 20h11)
Le 21/04/2017 à 18:46, zeLittle a écrit :
> tLe Fri, 21 Apr 2017 17:57:18 +0200, zeLittle <noreply> a
> écrit:
> Vous me qualifiez de franchouillard? Je pense moi, que vous astiquez un
> peu trop les valseuses du MEDEF: le CICE n'a créé strictement aucun
> emploi, alors que Gataz - le communiquant du club des CAC40 - avait dit,
> sûr de son fait, qu'il créerait 1 million d'emplois. Et ce, sans que
> personne ne le force à dire cette con****e. Ils ont sans doute oublié de
> le briefer sur les subtilités de l'agrandissement et de la réduction de
> la voilure de leur croissance exogène.


Comme je l'ai sous-entendu, les promesses, surtout celles des syndicats
et des politiciens, n'engagent que ceux qui les écoutent. Et on ne peut
pas savoir combien d'emplois auraient été détruits en l'absence de CICE...
Tout ça relève d'un idée stupide selon laquelle un patron ne créerait
des emplois que si l'on y oblige. Or un patron crée des emplois dès
qu'il le peut, c'est son objectif principal de faire croître et
prospérer sa société, enfin !

> Question: a-t-on déjà réellement essayé en France de faire en sorte
> d'orienter les détenteurs de capitaux - ceux soumis à l'impôt sur le
> revenu - vers l'investissement productif des TPE/PME qui sont les seules
> sociétés de fait à être obliger à commencer à créer de l'emploi en
> France - tant que le don d'ubiquité n'a pas encore été inventé - celles
> qui font défaut par rapport à l'Allemagne?


On a fait quelques gesticulations, de préférence au niveau du kiloeuro,
mais les sondages sont opposés à la suppression de l'ISF, à la flat-tax
sur les revenus du capital, à des mesures non-catégorielles qui
pourraient favoriser les cadres et ingénieurs, ou à la suppression des
seuils sociaux et autres obligations liées à la croissance d'une
société. De plus, le discours est tel que toute exonération pouvant
favoriser le développement est susceptible d'être remise en cause pour
l'exercice suivant, quand ce n'est pas avant même la fin de l'exercice
où a été publié le décret d'application !
iefbr14 (22/04/2017, 08h14)
Fri, 21 Apr 2017 15:19:52 +0200, aut: "zeLittle " <noreply>

>Le Fri, 21 Apr 2017 14:24:55 +0200, Mol <molagnon> a
>écrit:
>Je n'ai pas dit "confisquer". J'ai dit qu'au-delà de 20 SMIC.mois-1 comme
>argent de poche, il y avait des solutions à imaginer dans la
>redistribution des bénéfices restant pour qu'ils continuent au
>développement économique de l'entreprise: motiver par l'actionnariat
>salarial tout en faisant en sorte que le créateur ait toujours un droit de
>véto au conseil d'administration de ce que lui ou ses aïeux ont créé, ne
>sont pas incompatibles par exemple.


Louis XVI a été surnommé Mr veto .. ça n'a pas empeché la dérive

>J'ajoute que si la famille Peugeot avait été limitée à 20 SMIC.mois-1
>comme argent de poche, et obligée de réinvestir selon des modalités qui
>restent à imaginer, certains de ses membres - qui en ont ensuite appelé au
>patriotisme du CAC40 quand la solution chinoise à été validée par le
>gouvernement - n'auraient pas dépenser en pures futilités des fortunes qui
>leur ont manquées au moment de restructurer leur outil.

La dite famille aurait bazardé ses actions, peut-etre meme à une structure
'gouvernementale' où elle aurait 49% des dividendes sans limite..
[..]

Discussions similaires